Dimanche 8 novembre 2009

Lu dans l'hebdomadaire Marianne
Derrière leur façade respectable, nos grands dirigeants, s'adonnent toujours, malgré la crise, à leur travers :
la collusion avec le monde politique et le trafic d'influence.

C'est un pavé de plus de 700 pages pour raconter l'histoire du capitalisme français, du compromis social de 1945 à "l'ere des tueurs" celle des patrons des années 2000, adeptes du toujours plus de fric et du toujours moins de règles. Sept cents pages pour dresser le portrait du patronat tricolore, des trente glorieuses à la crise financière de septembre 2008, ses méthodes, ses réseaux, ses lobbies, sa consanguinité aussi et, bien sûr, ses dérives et ses excès.

Histoire secrète du patronat : le vrai visage du capitalisme français
(éditions La Découverte)
Ce livre dont le titre sonne comme une urgence, s'ouvre sur une phrase d'Alain Minc, l'homme qui a tant vanté l'économie dérégulée.
Le 23 mars dernier, dans "Le Figaro" il lançait cet avertissement, inattendu de sa part, à ses
"amis de la classe dirigeante"
"Mesurez-vous que le pays a les nerfs à fleur de peau, que les citoyens ont le sentiment, fût-il erroné, de subir une crise dont nous sommes tous à leurs yeux les fautifs?" (...) Sentez-vous le grondement populiste, la rancoeur des aigris mais aussi le sentiment d'iniquité qui parcourt, comme une lame de fond, le pays?"

Or, ce qui ressort de cette longue enquête dirigée par les journalistes Benoit Collombat et David Servenay avec Frédéric Charpier, Martine Orange et Erwan Seznec, c'est que si, à la faveur de la crise, les patrons français semblent montrer profil bas, ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour que rien ne change.

On découvre ainsi, que, malgré la crise,malgré le cortège de licenciements, les dirigeants français continuent de se verser les plus gros salaires européens, qu'ils se gavent de stock options et amortissent leur chute éventuelle avec des parachutes de plus en plus dorés. On comprends aussi comment les tenants de la contre-révolution libérale, notamment sous les coups de boutoir du lobby des assureurs et de l'industrie pharmaceutique, n'ont pas abandonné, loin s'en faut, l'idée de démanteler le fameux modèle social français.

En réalité, la crsie financière, ajoutée au scandale de "la caisse noire" de l'IUMM lève le voile sur le fonctionnement réel du capitalisme français. Derrière la façade respectable du patronat, au-delà des apparences de l'histoire officielle, celle des manuels scolaires, se profile une autre histoire, secrète, presque indicible, jonchée d'escroqueries, d'arnaques en tout genre et de trafic d'influence à haute dose.

Une sorte de "livre noir" où les patrons et leurs représentants syndicaux cohabitent, dans une proximité de tous les dangers, avec le monde politique.
Paradoxalement, à l'heure où certains redécouvrent, non sans cynisme, les vertus du keynésianisme, les plus grandes entreprises, en France comme ailleurs, ne se sont jamais autant affranchies des lois :
paradis fiscaux (oui, oui il y en a toujours), places financières offshore, triche comptable...
Dès lors, doit on se contenter de "moraliser le capitalisme"  comme le proposent les chefs d'Etat du G8, ou bien changer les règles, toutes les règles ?
Il convient de lire ce livre..;!

Quelques extraits en guise d'amuse bouche :

Elle désigne son ventre, er lâche ce cri du coeur : "l'UIMM, je l'ai là"
Une façon assez directe de signifier à son interlocuteur que les dirigeants de la métallurgie lui ont mené la vie dure et ruiné sa santé. Avec son chignon sage, son collier de perles, son chat sur les genoux, et son engagement en faveur de l'ordre de Malte, Annick Lepage n'affiche pas les signes extérieurs d'une "gauchiste" en révolte contre l'ordre établi. Pourtant, cette mère de famille aujourd'hui installée en Bretagne est devenue le pire cauchemar de la branche la plus influente du patronat (..)
Ancienne chargée de mission, de juillet 1996 à novembre 2001, de la Fédération des indutries mécaniques (FIM), une composante de l'UIMM, Annick Lepage a dénoncé le détournement de l'argent d'un centre de formation professionnelle de la FIM, Formeca Formation, abondé par des fonds publics, notamment par la taxe d'apprentissage.
Ce centre a fermé ses portes fin 1997, mais Annick Lepage a payé le prix fort pour avoir osé briser l'omerta. Licenciée économique après un premier arrêt maladie, elle subit depuis un véritable harcèlement de sa hiérarchie et de l'IUMM car l'argent de la formation professionnelle et de l'apprentissage constitue une tirelire de plus de
25 milliards d'euros par an, dont plus de 10 milliards viennent des entreprises.
La véritable "caisse noire" du patronat, très éloignée des grands principes à l'origine du système....

Par romainwa - Publié dans : événement
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Samedi 7 novembre 2009

Enquête de l'hedomadaire Marianne.
Interventions inutiles mais juteuses, praticiens obsédés par le profit, patients abusés..;
Le monde de la santé souffre d'une maladie grave:
La course au profit.

Rare sont les patients qui osent dénoncer une pratique inacceptable mais réelle et remettre en cause le jugement d'un médecin à qui ils ont fait confiance.
"Je préférais me dire que c'est la faute à pas de chances"  confie Azureine, la cinquantaine, sur qui on a pratiqué une décompression oculaire abusive en 2000. "J'ai compris après que mes problèmes venaient de l'opération" . Constatant que sa paupière gauche ferme mal, elle consulte un chirurgien qui lui prescrit d'emblée cette opération très lourde.
"Depuis, mes deux yeux se ferment encore moins bien et mon champ visuel a rétréci", s'emporte Azureine, écoeurée par le comportement d'un chirurgien plus préoccupé, selon elle, par le gain que par ses besoins à elle.

"Le ressenti du patient joue un grand rôle Il est facile de dire après : "on aurait pas dû opérer", note un spécialiste en éthique médicale, qui reconnaît toutefois que 10% à 15% des séjours et actes chirurgicaux sont sujet, à posteriori, à débat..
Et de poser la question de la rentabilité de la chirurgie, dans une société où la santé devient une marchandise comme une autre.

Ainsi la Fédération hospitalière de France ( FHF) a-t-elle posé tout haut la question que beaucoup ne formulent que du bout des lèvres : toutes les opérations chirurgicales  (environ 8 millions par an) sont-elles utiles ?
De toute évidence c'est loin d'être le cas..!
" Dans certains endroits, on pourrait réduire d'un quart voire d'un tiers les actes" 
souligne Pierre Lesteven, conseiller médical à la FHF.
"On peut penser que certains hôpitaux poussent à l'activité pour ne pas fermer"  ajoute-t-il.

La Cataracte,
un bonheur pour l'as du bistouri soucieux de ses affaires : programmable; elle peut se réaliser en grande série. Rentabilité assurée ! Quitte à opérer un patient pour rien. Voire à le mutiler.
C'est ce qui s'est passé à la clinique de la Chataigneraie rpès de Clermont-Ferrand, ou sévissait le Dr Gilles Colnet. "La justice a reconnu qu'il a opéré à tort des hernies discales inexistantes" , lâche Jean-Claude Chalier, président de l'Association des malades du dos, victime de ce médecin spécialiste des indications abusives mais rémunératrices.
"En quelques années, il a facturé à la Sécu plus de 21 millions de francs d'ostéosynthèses (réparation d'une fracture à l'aide de clous en de vis) il en faisait des centaines, alors qu'en vingt ans de métier, un chirurgien réputé de Clermont-Ferrand n'en a pas fait 10 , grince-t-il. Il était directement intéressé".
Résultat: des patients mutilés et trois ans de prison pour le médecin.

Il en va de même pour des ablations de l'utérus,
 l'assurance maladie de Bretagne regrettait que, "dans de trop nombreux cas, l'hystérectomie (soit) réalisée d'emblée sans qu'aucun traitement médical ait au préalable été proposé aux patientes"
"Pourquoi penser au pire comme première solution?" s'interroge Caroline victime d'une hystérectomie abusive.
Peut-être parce qu'il s'agit du "fond de commerce" de tout chirurgien gynécologue, comme l'a entendu dire l'un d'eux, la gynécologue Irène Borten.
"Les nouvelles recommandations, à savoir n'utiliser l'hystérectomie qu'en dernier lieu, ne sont pas assez suivies" constate le Pr Hervé Fernandez. Il estime que 30% des ablations pourraient être évitées engendrant autant d'économies pour une Sécurité sociale au bord de la rupture.

il en va de même pour l'ablation de la prostate.
L'Association nationale des malades du cancer de la prostate a fait une communication importante le 14/08/2009
"L'année 2009 est à marquer d'une pierre blanche dans la lutte contre le cancer de la prostate"
 souligne-t-elle.
Pourquoi ?
Parce que le sur-traitement est enfin admis par les urologues français.
Les anciens présidents de l'Association française d'urologie (AFU) n'admettaient même pas que l'on en parle.
Récemment, un éminent professur d'urologie a mis dans l'embaarras un aéropage d'urologues français :
il comparait la population globalement équivalente de la Grande Bretagne et de la France, la mortalité par cancer de la prostate globalemnt équivalente, mais en Grande Bretagne on dénombrait 5 000 prostatectomies par an, en France...26 000. On entendait une mouche voler..!

La FHF souligne que nombre d'opérations à la pertinence douteuse sont le monopole des chirugiens privés.
Ces chirugiens-là creusent le trou de la Sécu en même temps qu'ils creusent le trou de leur piscine et leur villa...
( le profit avant l'homme...non sans ironie...!)

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Dimanche 25 octobre 2009

Un marché baissier démarre au moment où on s'y attend le moins.
Pour reprendre la formule de l'analyste technique Joseph Granville :
"Il vous rend visite sur rendez-vous en sonnant à votre porte. Il s'introduit comme un voleur dans la nuit, par la porte de service, alors que vous dormez du sommeil du juste".

Le meilleur décor pour un marché baiissier,, c'est une hausse ininterrompue de cinq ou dix années.
(Rappelez-vous l'or et l'argent au cours des années 70 : à la fin de la décennie, les séminaires sur l'or se multipliaient et l'once à 3.000 dollars ne faisait peur à personne ! Au point que les investisseurs ont continué à croire à l'or bien après son plus haut de 1980.)

Les conditions nécessaires à l'amorce d'un marché baissier sont au nombre de quatre.
- Le temps d'abord : dix à quinze ans se sont écoulés depuis le plus bas précédent.
- ensuite l'attitude des investisseurs : elle est sereine et optimiste.
- Et puis les nouvelles économiques restent favorables.
- Enfin, la position de place se dégrade. Il y a de moins en moins de titres qui sont au plus haut et le rapport entre les hausses et les baisses se détériore.
La simultanéité de ces quatre facteurs est le signal d'une baisse majeure.

La Surprise
Sans aucune raison apparente, les actions commencent à baisser, enfonçant leurs niveaux de soutien. Les fissures apparaissent sur le front économique. Analystes, gestionnaires et journalistes voient tout de même la vie ne rose.
Puis les nouvelles se dégradent, l'on découvre petit à petit les effets dévastateurs de la spéculation  des Hedges Funds , sur les marché dérivés, loin de l'économie réelle... la baisse s'accentue. Les économistes annoncent la récession...la baisse s'accentue...

Cette première phase de baisse dure généralement de trois à douze mois.Son amplitude est proportionnelle à la hausse précédente. les indices tracent une courbe de type parabolique avec une seconde tranche de la parabole à pente très forte.  ( ex :l'argent métal en 1980).

Le Faux espoir
après avoir été longtemps survendues, les actions subissent un rally intempestif. Cette hausse est générée par des événements qui tendent à créer " l'illusion" que le marché baissier est terminé
.(Dans la situation actuelle ce sont les "cadeaux" faits aux banques)
Désireuses de rétablir leurs marges, les banques poussent la spéculations sur les  marchés dérivés, offrant à leurs traders des primes extraordinaires.
Elles incitent leurs clients à revenir sur les actions.
Les politiques admettent le ralentissement, mais anticipent une reprise ultérieure.
Beaucoup d'investisseurs "futés" qui étaient sortis du marché au début de la baisse, y reviennent...
(pour se faire balayer...)

Car la reprise est certes en cours, mais de courte durée. La conjoncture de détériore et les investissseurs, qui ont le sentiment d'avoir été abusés par les "commentateurs officiels" et les médias, réagissent en vendant agressivement leurs actions.

Les plus bas de la phase 1 sont  enfoncés. Le marché continue à zigzaguer vers le bas, à la consternation des investisseurs paralysés de n'avoir pas vendu au cours de la reprise précédente.. Les volumes restent faibles. Les émissions nouvelles sont reportées, les Sicav se vident.....
L'économie se dégrade de plus belle...!  déflation..inflation...
Un trou d'air devant nous en Novembre, et année 2010 horribilis....!

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Samedi 24 octobre 2009

Un article de Bernard Grasseau
paru dans le bimestriel N° 2 avril-mai 1991

Le passé justifie-t-il le présent ?
Rien n'est moins certain. Il semble pourtant l'expliquer, et même le dépasser, si l'on en croit
Jacques de Brochard
Son livre, "Le mirage du futur", vient d'être édité au Brésil en attendant d'être traduit dans plusieurs langues et de revenir, espérons-le, dans le pays d'origine de l'auteur.


Deux thèses, deux "clubs". Deux conceptions différentes du mondialisme.
Un tenant du mondialisme unique, et un second qui prévoit un autre équilibre, le découpage de la planète en quatre zones distinctes.

Ce sont ceux de ce dernier ordre qui, selon Jacques de Brochard, l'emporterait aujourd'hui. Ce serait la programmation de leur plan qui serait à l'origine des grands événements de ces dernières années et de ces derniers mois.

"Curieusement, tous les pouvoirs politiques, économiques, militaires et religieux se sont mis en mouvement. Animés peut-être par une même cause, ils semblent se diriger vers le même point.
A l'aube de la nouvelle décennie, tous accélèrent l'allure.
Mais pour aller où ? étrange, non ?"

Préambule ? sans doute !
Mais la machine est en route depuis longtemps déjà - (peut-être depuis 1982, lors de la prise de position mexicaine sur le remboursement de sa dette )- et ce n'est pas la juxtaposition d'événements incontrôlables qui la dirigent, mais la volonté des hommes.
D'une poignée d'hommes, ou d'initiés.

D'autres l'ont conçue, avant eux, comme le souligne l'auteur dans une longue évocation qui , à travers le passé, tente de comprendre le présent pour introduire l'avenir.

La démarche est osée. Suffisamment pour avoir effrayé la majorité des éditeurs français qui n'ont pas encore osé publier l'ouvrage, se retranchant derrière des explications peu convaincantes.
Ce sera donc en portugais que sortira l'oeuvre qui, le rappelle l'auteur, n'est pas le reflet d'une vision, mais le fruit d'une longue recherche et d'un rapprochement de faits d'apparence bien distinctes. D'apparence seulement....

Un fait est acquis. Deux années avant la libéralisation politique des pays satellites de l'URSS, avant la réunification des Allemagnes, trois ans avant l'explosion du conflit dans le Golfe, la  reprise en main par la Russie des pays contestataires de l'URSS, la fin de l'appartheid, les conflits du Golfe et demain du règlement des "différents" au Proche Orient...Jacques de Brochard annonçait devant nous ces différents événements.
Avec pour leur mise en place un timing précis.
En 1993, tout devait être achevé. Un plan étant lancé, rien ne devait pouvoir l'entraver.

Passons outre les références à l'Histoire, les résonances religieuses, sociales, politiques, économiques, et monétaires de l'oeuvre. Elles ne sont dénuées pas dénuées d'intérêt, et justifieraient à elles seules, sa lecture.
Mais nous concernent plus que tout, aujourd'hui, les réelles conclusions de l'auteur...

"Quarante années plus tard (Ndlr .-après Yalta ), les conditions ne sont plus les mêmes. Il ne faut plus construire le monde, il faut le réparer, le restaurer, l'aménager..Ce qui est moins facile que créer.

Aussi le plan unique doit-il se dérouler en deux temps.
Le premier redessine le panorama politico-militaire en quatre zones. Les peuples peuvent croire en une miraculeuse libération et n'adhèrent que mieux à ce regroupement. Washington, Bruxelles, Moscou, Tokyo, sont promues capitale du monde.On crée le merveilleux. C'est le tout premier acte.

Le dernier acte s'esquisse par touches successives, délicates, subtiles. Mais sa finalité n'est que monétaire.
A Bretton Wood, il avait été convenu que le dollar perdrait de sa suprématie, à mesure que les économies mondiales se relèveraient de leurs cendres.

Par facilité, il n'en fut rien. Tous préféraient se taire, plutôt que de payer les prix de l'effort. Le dollar devait assumer à lui seul la paix dans le monde, assurer la protection des amants de la liberté, diffuser le savoir, assister les économies déficientes, de tous ceux qui faisaient des choix malheureux.

Ne pouvant tout supporter, les attaques et les contradictions, l'amour et la haine, le dollar tombe malade.
Il est victime de son succès ou des manipulations mondialistes des clubs et des instituts financiers mondiaux.

Pour le moment, tous doivent faire semblant de le soutenir, de rembourser la dette ou les intérêts...Tous jugent ce recul nécessaire, le temps de mettre en place une stratégie dont personne ne veut ouvertement endosser la paternité. Malgré tout, le premier acte se déroule presque sans incidence. Mais son existence ne se justifie que par rapport au second.

Osons imaginer le scénario du dernier acte, celui de l'incroyable...dès que les quatre maisons communes politiques seront construites, poursuit Jacques de Brochard, alors seulement tout sera prêt...L'écu se met progressivement en place, le rouble devient peu à peu convertible, le yen et le dollar s'affirment dans leurs zones respectives.

Les quatre zones monétaires sont calquées, comme par  le  plus heureux des hasards sur les quatre maisons politico-militaires. Comme en 1945. Cette fois, le décor est exclusivement financier. Le rêve n'est pas miracle.
Il s'agissait bien d'un plan réfléchi, délibéré,exécuté"

Poursuivons le schéma de l'auteur qui envisage l'avenir.
 "Dès lors que tout est en place, les banques reçoivent l'ordre de ne plus soutenir le dollar. Il baisse. Les débiteurs sont euphoriques : la dette se gomme d'elle même. Tous applaudissent, même si les banquiers, les financiers,les boursiers,tous ceux qui possèdent restent un instant pantois..
;L'ampleur à la baisse de l'unique devise internationale est sans précédent.Tous vendent, mais il n'y a plus d'acheteurs. C'est l'effondrement. Pour s'en débarrasser, les détenteurs de papier vert achètent les Etats-Unis.
Les prix s'envolent.Pris entre la baisse de la valeur de la monnaie et l'augmentation de la valeur des biens, l'Amérique agonise à son tour. Fort de l'expérience de 1929, le président américain décide que tous les dollars détenus par des étrangers, ou à l'étranger, sont démonétisés.
 L'unique monnaie du monde n'existe plus.

L'Amérique met immédiatement le nouveau dollar pré-imprimé  en circulation .
 Seuls les américains peuvent l'échanger. Les avoirs étrangers sont gelés. La tempête se calme, l'ouragan est passé. Le Monde perd sa dette. L'Amérique aussi Il n'y a plus de débiteurs. Les pays pauvres reprennent espoir. Les pays plus riches qu'endettés, perdent leurs créances. Il n'y  plus de créanciers.
Le Sud espère, Le Nord désespère. Les débiteurs revivent. Les créanciers survivent."

Ce serait d'après l'auteur le prix à payer pour sauver l'outil de production et les producteurs, c'est-à-dire la richesse au détriment de son symbole, la monnaie, et de ses manipulateurs, les instituts monétaires et les banques. Tout cela décidé par un club...

Trait de gomme sur l'euphorie du lendemain de la victoire des Américains et des alliés dans la Golfe ?
Peut-être ! Cela ne modifie en rien les conclusions de l'auteur. Pour éviter d'être ruinés, en dépit de la disparition de leur dette, les pays d'Amérique latine vont s'insérer dans la même zone économique que les USA,
 la zone dollar.
 Elle va couvrir l'ensemble du continent, de la Pentagonie à l'Alaska en passant par les Caraïbes.
Mieux vaut allier matières premières et technicité et être riche ensemble que pauvre et seul. Déjà, le Canada a conclu des accords de libre échange avec les USA et les mexicains ont demandé leur adhésion.

Les Europe, selon Jacques de Brochard, répondent en agissant de même. Libérées de leur dette, elles perdent aussi leurs créances. A l'image de ce qui se passe sur le continent dollar, l'Afrique est invitée à se joindre à la zone Ecu pour créer l'ensemble eurafricain. L'Europe sauve l'Afrique d'elle même. La confédération Ecu, presque sédentaire en Europe occidentale, est prise entre l'Europe orientale nomadisée par les dogmes, l'Afrique noire nomadisée par tradition, et l'Afrique musulmane nomadisée par religion.
 Ils forment la zone Ecu.

L'épuisement de leurs gisements pétroliers transforment les Russes en clients fort convenables pour le Sud.
Tous les pays producteurs d'or noir de la région comprise entre la Méditerranée orientale et l'Inde, de la mer noire à l'océan Indien, ont perdu devises, titres, réserves, à l'exception de ce qui leur reste d'énergie fossile. Par réaction, par haine, et par vengeance, ils acceptent de s'unir de faire cause commune.
Les Russes accèdent aux mers chaudes. L'extrémisme athée des camarades du Nord, et l'intégrisme religieux des frères du Sud sont faits pour se compléter. Ils adorent un dieu unique, le nomadisme.
La zone rouble est constituée.

En Asie, le Japon perd ses immenses fortunes libellées en dollars et en biens à travers le monde. Il avait cependant eu le temps d'amasser un confortable magot sous forme de valeurs refuges et de biens divers.L'Asie n'a plus de dette. Les Nippons proposent de transformer en yen les avoirs de leurs voisins, Chine y compris.
La zone yen se découvre.

Le découpage étant fait, les monnaies ne sont plus convertibles; mais chaque zone possède toute sa gamme de matières premières. Revenir au troc est donc difficilement envisageable, sauf si les échanges compensatoires se réalisent à partir de biens industriels et technologiques, voire d'un panier de valeurs refuges.

C'est ce schéma qui, selon jacques de Brochard, serait envisageable pour demain.
Utopie, rêve ?

Nombre d'économistes le penseront. Mais n'oublions pas que l'auteur annonçait des années auparavant l'effondrement du communisme dans les pays annexés par l'URSS et l'écroulement du mur de Berlin en en fixant les échéances. Qui à l'époque aurait osé l'imaginer et l'écrire?

Et ne peut-on comprendre, à travers ce schéma, la persistance de l'indifférence de l'Union soviétique envers ses anciennes "colonies communistes", sa volonté de maintenir captifs les pays de l'actuelle Union soviétique, son désengagement de l'Afrique noire, sa pseudo neutralité dans la guerre du Golfe ou , ailleurs, la demande du
Mexique de rentrer dans la zone dollar ?

                               Bernard Grasseau









Par romainwa - Publié dans : économie mondiale
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Lundi 19 octobre 2009

Selon LEAP/2020
 l'année 2010 va placer l'Union Européenne au coeur de quatre contraintes stratégiques qui vont lui imposer des choix urgents dans un contexte d'effondrement accéléré du camp occidental, que l'on pourrait simplifier en le résumant au destin du dollar US.

Ces choix définiront durablement le rôle des européens dans le monde d'après la crise.
- Soit ils s'affirment comme des acteurs-clés de la structuration du monde de demain en affirmant leur propre vision de l'avenir et en cherchant les partenaires ad hoc sans exclusivité.
- Soit ils se contenteront d'être des victimes consentantes du naufrage de l'occident en suivant aveuglément Washington dans sa descente aux enfers...!

(il suffit de voir comment les indices des bourses européennes dépendent et suivent aveuglément les indices de Wall-Street pour apprécier l'importance de la situation à laquelle vont être confrontés les européens...!)
Bien que les Bourses ne soient pas un indicateur de la santé de l'économie mais de la vitalité du marché à court terme.

Dans le premier cas :
L'UE assumerait pleinement sa finalité historique de redonner aux européens la maîtrise de leur destin collectif.
dans le second :
Elle se révèlerait n'être que le pendant occidental du Comecon, appendice sans avenir de la superpuissance tutélaire..!

La faiblesse intellectuelle de l'actuel leadership politique européen (Union et Etats membres confondus) oblige à moduler les pronostics...

Dans tous les cas, l'UE étant la première puissance économique et commerciale mondiale; les conséquences de ces évolutions auront un impact direct et rapide dans le monde entier sur de nombreux facteurs économiques, financiers et géopolotiques.

 LEAP/2020 analyse quatre contraintes stratégiques pour lesquelles
L'UE va devoir apporter des réponses lourdes de conséquences à savoir:

1. Faire face à la rupture du système monétaire fondé sur le dollar et éviter de se retrouver sans recours devant la perspective d'1 EUR = 2 USD 
2. Eviter l'explosion des déficits budgétaires à la mode américaine et britannique (la France est mal partie)
3. Répondre à l'aggravation de la crise Iran/Israêl/USA et de la guerre en Afganistan en définissant une position spécifiquement européenne.
4. Apprendre à travailler de manière indépendante et constructive avec les nouveaux acteurs clés du monde d'après crise : Chine, Inde, Brésil et Russie notamment.

Ainsi,
1. Si les européens se contentent de regarder le dollar couler, leurs exportations vers les Etats-Unis et de nombreux pays aux monnaies liées au dollar US vont d'ici un an être totalement sinistrés, aggravant la crise économique et sociale dans l'UE.

2. Si les européens, et surtout les dirigeants de la zone euro, laissent filer les déficits publics, à l'image de ce que fait la France, la zone euro ca être soumise très vite à des conflits internes brutaux entre européens du Nord et européens du Sud.

3. Si les dirigeants européens se contentent de suivre l'axe Israël/Washington dans la question du nucléaire iranien et d'emboiter le pas à l'administration Obama pour l'Afganistan, ils vont entrer dans un processus de confrontation avec leurs opinions publiques, gages d'instabilité politique grave au sein de chaque Etats membres.

4. Si les européens refusent de discuter de manière indépendante de leurs intérêts communs éventuels avec les chinois, les indiens, les brésiliens et les russes, ils se privent tout simplement de tous moyen de faire valoir leur vision des choses en ce qui concerne les trois contraintes précédentes puisque ces pays représentent aujourd'hui les puissances sans lesquelles rien de décisif ne peut plus être mis en oeuvre.

La position de l'UE, et plus particulièrement de la zone euro, face au dollar va être déterminante pour les européens :
Sombrer maintenant avec Washington ou s'en sortir sans Washington.

Par romainwa - Publié dans : économie mondiale
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