Mercredi 9 décembre 2009 3 09 12 2009 12:13

Alors qu'il y a efficacité dans la production de richesse,
y-a-t-il une équité quelconque dans la redistribution de cette même richesse produite ?

Le G20 dénonce le protectionnisme alors que tout libéraliser amène les pires désordres.
Il y a nécessité de réorganiser en profondeur le commerce mondial et réformer le système bancaire et monétaire mondial.

Comment lutter contre des coûts de fabrication cinq ou dix fois moindre, voire plus importants encore, et constater que la concurrence n'est pas viable, particulièrment avec la Chine et l'Inde
alors qu'ils sont extrèmement compétents et entreprenants ?

L'augmentation du chômage et dû à la libéralisation totale du commerce et risque d'aggraver la situation sociale.

Les échanges ne peuvent être considérés comme un objectif mais comme un moyen.

Le chômage résulte des délocalisations elles-mêmes dûes aux trop grandes différences de salaires.
Il est indispensable de rétablir une légitime protection tout en maintenant les conditions d'une saine concurrence et ceci dans des "organisations régionales, ou zone présentant les mêmes conditions de revenus et conditions sociales".

(Actuellement les grandes entreprises utilisent les pays à bas coûts, mais elles partiraient si les salaires y augmentaient trop).

Ces pays ont plutôt intérêt à s'unir à leurs voisins au niveau de vie semblable, pour développer ensemble un marché interne suffisamment vaste pour soutenir leur production et suffisamment équilibré aussi pour que la concurrence interne ne repose pas uniquement sur le maintient de bas salaires.

(Quant à l'Europe, elle représente en interne un marché de 500 millions de consommateurs et peut se suffir à elle-même).

Il est évident que le point de vue doctrinaire du G20 amènera toute l'industrie française à partir à l'extérieur.
 Il est scandaleux que des entreprises ferment des sites rentables en France où licencient, pour en ouvrir
dans les zones à moindre coûts, comme c'est le cas dans le secteur des pneumatiques avec l'annonce faite par Continental et Michelin.

Si aucune limite n'est posée, ce qui va arriver peut d'ores et déjà être annoncé :
 une augmentation de la destruction d'emplois, une croissance du chômage non seulement dans l'industrie mais aussi dans l'agriculture et les services.

Ce chômage subi résulte de cette libéralisation inconsidérée du commerce à l'échelle mondiale sans se préoccuper des niveaux de vie.

Les leaders mondiaux préfèrent tout rarmener à la monnaie, or elle ne présente qu'une partie des causes de la crise, or crise et mondialisation, les deux sont liées.

Régler seulement le problème monétaire ne suffit pas et ne réglerait pas la libéralisation nocive des échanges internationaux.
le gouvernement attribue les conséquences sociales des délocalisations à des causes monétaires,
c'est une erreur

La vraie crise risque de commencer !

Par romainwa - Publié dans : économie mondiale
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 11 2009 10:55

Inflation, forte pression fiscale ou cessation de paiement..!

Faute de refonte majeure du système monétaire internationale, le monde est en train d'entrer dans la phase de dislocation géopolitique mondiale selon LEAP/2020

Sur fond de dépression économique et sociale, de protectionnisme accru, la crise va condamner bon nombre d'Etats à choisir entre ces trois options. Un nombre croissant de pays (USA, Royaume-Uni, Euroland,Japon,Chine etc..) ayant tiré toutes leurs cartouches budgétaires et monétaires dans la crise financière 2008/2009.

Cependant, par réflexe idéologique et pour tenter d'éviter par tous les moyens d'assumer des choix douloureux, ils vont tenter de lancer de nouveaux plans de stimulation économique alors même qu'il est devenu évident que les formidables efforts publics de ces derniers mois visant à relancer la croissance ne seront pas relayés par le secteur privé.
(L'Allemagne d'Angela Merkel va d'ailleurs mettre en oeuvre un nouveau plan de relance fondé sur...des baisses d'impôts...! On peut difficilement faire plus idéologique et déconnecté de la réalité de la crise que cela).
Pour LEAP/2020 l'aveuglement idéologique des dirigeants occidentaux en matière fiscale en cette fin d'année 2009, n'a d'égal que celui des dirigeants communistes dans les premiers mois de 1989 :
aucune compréhension du fait que les vieilles recettes ne fonctionnent plus.
(le bon "consommateur occidental", n'est plus disposé à consommer activement).

Le consommateur-tel-qu'on-le-connaît-depuis-plusieurs-décennies- est bel et bien mort, sans espoir de ressusciter.Et comme près de 30% de l'économie des pays occidentaux n'est plus aujourd'hui constituée que de "zombies économiques" institutions financières, entreprises ou même Etats dont l'apparence de vie n'est due qu'aux flots de liquidités injectées quotidiennement par les banques centrales, l'inéluctabilité de "l'impossible reprise" est confirmée.

 Le chacun pour soi international et social (au sein de chaque pays) est ainsi programmé tout comme "l'appauvrissement généralisé" de l'ex-occident. Etats-Unis au premier chef.
C'est en fait à un sabordement de l'occident qu'on assiste en direct, avec des dirigeants incapables d'affronter la réalité du monde, qui s'obstinent à répéter les méthodes du monde d'hier dont, pourtant, tout le monde peut constater l'inefficacité.

L'une des causes de cette impasse des plans de relance étant la mort du consommateur-tel-qu'on-l'a-connu depuis une trentaine d'années.

Les espoirs sont : que la consommation reprenne ou que l'investissement privé redémarre.

Or, sur le front de la consommation comme sur celui de l'investissement, les tendances sont plutôt négatives.
Le consommateur est affecté de tous les côtés par des pressions durables à économiser, à rembourser ses dettes, à refuser (volontairement ou non) le modèle de consommation occidental des ces trente dernières années, qui a amené la croissance, notamment aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.

L'investissement public touche de son côté ses limites budgétaires puisque les plans de relance ne pourront pas être prolongés ou renouvelés de manière significative sauf à accroître encore plus les déficits publics.En effet les Etats doivent faire face à des pressions croissantes (opinion publique, organes de contrôle, opérateurs privés) pour rééquilibrer leurs situations budgétaires.
("Le grand emprunt" que Nicolas Sarkozy essaye de faire passer pour un investissement de long terme risque d'être réintégrer dans la dette française comme un simple plan de stimulation économique de court terme par Bruxelles ).
 
"L'économie zombie" représente désormais une part considérable de l'économie mondiale.

Des Etats assumant sans sourciller toutes les fautes des banques et suivant néanmoins encore et toujours les conseils des banquiers qui se sont donc endettés d'abord au-delà du raisonnable, puis au-delà du supportable, et qui aujourd'hui s'apprêtent à couper les dépenses publiques tout en augmentant les impôts afin d'essayer d'éviter la banqueroute.

Des banques centrales qui continuent à approvisionner les marchés financiers en liquidités en espérant qu'à un moment donné, cet immense effort quantitatif provoquera un saut qualitatif vers l'économie réelle.
Des marché financiers qui nourrissent leur hausse des liquidités offertes gracieusement par les banques centrales soucieuses de redonner au consommateur/boursier le sentiment de richesse afin qu'il recommence à être lui-même et consommer massivement.

Des chômeurs qui s'accumulent par dizaines de millions dans et hors statistiques officielles, garantie d'une année socialement brutale et commercialement placée sous le signe du protectionnisme pour la sauvegarde de l'emploi, tandis que les gouvernements se demandent combien de temps ils vont pouvoir encore assumer le coût global de l'indemnisation de ce chômage massif, sans reprise à l'horizon.

LEAP/2020 avait écrit que sans une refonte complète du système monétaire international le monde s'orienterait vers cette dislocation géopolitique globale, centrée sur l'effondrement du pilier américain du monde d'hier.
Nous y sommes..!

Par romainwa - Publié dans : économie mondiale
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 11 2009 21:56

Entretien avec Thierry Souccar
Thierry Souccar Editions 2009

Pourquoi ce livre sur la grippe au milieu d'une tempête médiatique riche en informations et désinformations, dont certaines sont même plus qu'inquiètantes ?

"C'est un peu cela. Au printemps, on nous annonçait quand même une catastrophe avec le virus H1N1. En fait j'avais commencé à écrire une série d'articles parce que cela m'intéressait à titre personnel et puis parce qu'on me posait des questions. Alors j'ai commencé à mettre un peu les choses noir sur blanc. J'avais prévu d'écrire une série de deux ou trois articles et puis vite débordé du cadre que je m'étais assigné."

"J'ai eu des entretiens avec des virologues. ensuite je me suis intéressé aux vaccinations, et dans le courant de l'été, je me suis dit que j'avais assez de matière pour écrire un petit bouquin. J'ai commencé à écrire et je me suis laissé entraîner..au lieu de 120 pages j'en ai écrit 200."

Alors, quelles conclusions tirez-vous de cette enquête? Pouvons-nous faire confiance à ce que l'on nous dit, aux vaccins, aux médicaments ?

"Déjà, on ne peut pas faire confiance aux experts parce que si l'on reprend ce qui a été dit sur ces maladies depuis 20 ans, on se rend compte qu'ils se sont tous trompés. La deuxième chose, c'est que la plupart de ces experts travaillent pour des laboratoires pharmaceutiques. Alors, y-a-t-il un lien avec cet alarmisme ?"

Lorsque l'on entend le nombre de vaccins commandés, on imagine un gros chiffre d'affaires.

"Des gens auraient-ils intérêt à noircir le tableau ? La question est posée
La deuxième chose, les vaccins, j'ai passé beaucoup de temps sur ce sujet : j'ai appelé les gens ce Cochrane (spécilistes de l'évaluation statistique en épidémiologie) et je me suis procuré toutes les études récentes et je les ai analysées. Il y avait une chose que je ne comprenais pas ; d'un côté, les gens de Cochrane me disaient
que les vaccins ne marchent pas. De l'autre côté, les études montraient que les les vaccins de la grippe saisonnière font baisser d'environ 40% la mortalité en hiver..

Ce sont des chiffres qui sont repris par le ministère de la Santé et par des laboratoires pharmaceutiques.

"Et j'ai compris que lorsque l'on fait tourner les ordinateurs, cela donne ces résultats, mais les études dont biaisées. Le programme qui lit les études ne se trompe pas, mais ce qu'on a donné au programme, c'est-à-dire les études, est faux.
Elles sont biaisées parce qu'elles portent sur des cohortes de gens - ce sont souvent des études américaines -

plutôt en bonne santé et avec un niveau de vie élevé. Aux US il n'y a pas forcément d'incitation à la vacciantion, ni de remboursement..;.
Les gens qui se font vacciner, c'est un peu comme pour les compléments alimentaires: ce sont ceux qui sont en meilleure santé et qui ont le niveau de vie le plus élevé qui les utilisent.

Les populations fragilisées, en tout cas aux US, ne vont pas se faire vacciner contre la grippe. Donc, on voit que le vaccin est surtout un marqueur de l'état de santé.

Depuis que ces études ont été publiées, les scientifiques qui travaillent vraiment à fond, notamment ceux de Cochrane disent : Tout cela, c'est bidon et ce sur quoi nous avons travaillé en faisant tourner nos analystes, nous le mettons à la poubelle. Toutes ces études sont biaisées et il faut arrêter de dire que le vaccin fait baisser la mortalité.

Cela peut donc vouloir dire qu'il y a beaucoup d'argent dépensé pour rien !
"cela veut dire que c'est une gabegie sans nom. Et quand on parle avec des virologues indépendants, ils disent que de toute façon, ces vaccins, c'est de la foutaise. En France, le vaccin contre la grippe saisonnière est un vaccin trivalent : trois souches sont ciblées, dont la composition a été déterminée un an avant. Donc, avec ces trois souches aléatoires, on espère venir à bout de maladies qui sont provoquées par environ 300 agents pathogènes.

"Tous ces virus qui traînent, qui ne sont pas des virus de la grippe, les coronavirus, etc, les virologues disent :
C'est n'importe quoi

Sachant qu'ensuite, lorsque l'on se fait vacciner, non seulement il faut que celle qui a été prévue soit aussi celle que l'on rencontre, mais aussi que l'on fasse des anticorps. Et là, les statistiques montrent par exemple que, à partir de 60 ans, le taux d'anticorps qui se forment à la suite d'une vaccination est en chute libre.

La conclusion que nous pouvons tirer c'est que nous devons nous protéger nous-mêmes et renforcer nos défenses
" Oui, je pense que c'est cela. Dans tous les cas je ne vais pas me faire vacciner.
Concernant la grippe H1N1
et les chances que ce soit plus efficace, nous n'avons aucune certitude.

" Nous avons une souche virale, ceux qui se feront vacciner vont faire des anticorps,. Est-ce que ces anticorps seront suffisants pour les protéger de la maladie, cela est l'inconnue.
Il y a aussi une chose que le ministère de la Santé a bien évité de raconter:
C'est qu'il est fort probable qu'une grande partie de la population française ait déjà été vaccinée sans le savoir en ayant été exposée durant l'été au virus. C'est le modèle sur lequel ont travaillé Garland et les autres.
Ils remettent en cause le modèle de contagion habituel de la grippe, dans lequel une personne malade infecte une personne bien portante. Cela marche très peu comme cela.
Quand on prend une collectivité, cela marche un peu, mais très peu. Seulement 20% des gens en contact direct avec une personne grippée le deviennent. Et pour le rhume, c'est 70%.Pour la varicelle c'est 71%.

Pour la grippe à partir de là, ils ont imaginé qu'il y aurait un réservoir de virus chez les personnes bien portantes qui ne sont pas malades et qu'elles vont transmettre. Alors peut-être que la personne qui recevra ce virus restera bien portante elle aussi en tout cas, elle sera immunisée car son organisme va faire des anticorps.

Plusieurs millions de français ont déjà été en contact avec le virus H1N1, sans le savoir. Ils sont immunisés et on va leur injecter le vaccin. Et on ne connaît pas les éventuelles conséquences de ce cas de figure. Réinjecter du H1N1 chez des gens déjà immunisés, on ne sait pas ce que cela peut faire,
ET DE CELA PERSONNE NE VEUT PARLER.

Le ministère de la Santé ne va pas peut-être pas répondre sur ce sujet, alors qu'autant d'argent a été investi dans les vaccins !

Par romainwa - Publié dans : événement
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 11 2009 17:13

Lu dans l'hebdomadaire Marianne
Derrière leur façade respectable, nos grands dirigeants, s'adonnent toujours, malgré la crise, à leur travers :
la collusion avec le monde politique et le trafic d'influence.

C'est un pavé de plus de 700 pages pour raconter l'histoire du capitalisme français, du compromis social de 1945 à "l'ere des tueurs" celle des patrons des années 2000, adeptes du toujours plus de fric et du toujours moins de règles. Sept cents pages pour dresser le portrait du patronat tricolore, des trente glorieuses à la crise financière de septembre 2008, ses méthodes, ses réseaux, ses lobbies, sa consanguinité aussi et, bien sûr, ses dérives et ses excès.

Histoire secrète du patronat : le vrai visage du capitalisme français
(éditions La Découverte)
Ce livre dont le titre sonne comme une urgence, s'ouvre sur une phrase d'Alain Minc, l'homme qui a tant vanté l'économie dérégulée.
Le 23 mars dernier, dans "Le Figaro" il lançait cet avertissement, inattendu de sa part, à ses
"amis de la classe dirigeante"
"Mesurez-vous que le pays a les nerfs à fleur de peau, que les citoyens ont le sentiment, fût-il erroné, de subir une crise dont nous sommes tous à leurs yeux les fautifs?" (...) Sentez-vous le grondement populiste, la rancoeur des aigris mais aussi le sentiment d'iniquité qui parcourt, comme une lame de fond, le pays?"

Or, ce qui ressort de cette longue enquête dirigée par les journalistes Benoit Collombat et David Servenay avec Frédéric Charpier, Martine Orange et Erwan Seznec, c'est que si, à la faveur de la crise, les patrons français semblent montrer profil bas, ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour que rien ne change.

On découvre ainsi, que, malgré la crise,malgré le cortège de licenciements, les dirigeants français continuent de se verser les plus gros salaires européens, qu'ils se gavent de stock options et amortissent leur chute éventuelle avec des parachutes de plus en plus dorés. On comprends aussi comment les tenants de la contre-révolution libérale, notamment sous les coups de boutoir du lobby des assureurs et de l'industrie pharmaceutique, n'ont pas abandonné, loin s'en faut, l'idée de démanteler le fameux modèle social français.

En réalité, la crsie financière, ajoutée au scandale de "la caisse noire" de l'IUMM lève le voile sur le fonctionnement réel du capitalisme français. Derrière la façade respectable du patronat, au-delà des apparences de l'histoire officielle, celle des manuels scolaires, se profile une autre histoire, secrète, presque indicible, jonchée d'escroqueries, d'arnaques en tout genre et de trafic d'influence à haute dose.

Une sorte de "livre noir" où les patrons et leurs représentants syndicaux cohabitent, dans une proximité de tous les dangers, avec le monde politique.
Paradoxalement, à l'heure où certains redécouvrent, non sans cynisme, les vertus du keynésianisme, les plus grandes entreprises, en France comme ailleurs, ne se sont jamais autant affranchies des lois :
paradis fiscaux (oui, oui il y en a toujours), places financières offshore, triche comptable...
Dès lors, doit on se contenter de "moraliser le capitalisme"  comme le proposent les chefs d'Etat du G8, ou bien changer les règles, toutes les règles ?
Il convient de lire ce livre..;!

Quelques extraits en guise d'amuse bouche :

Elle désigne son ventre, er lâche ce cri du coeur : "l'UIMM, je l'ai là"
Une façon assez directe de signifier à son interlocuteur que les dirigeants de la métallurgie lui ont mené la vie dure et ruiné sa santé. Avec son chignon sage, son collier de perles, son chat sur les genoux, et son engagement en faveur de l'ordre de Malte, Annick Lepage n'affiche pas les signes extérieurs d'une "gauchiste" en révolte contre l'ordre établi. Pourtant, cette mère de famille aujourd'hui installée en Bretagne est devenue le pire cauchemar de la branche la plus influente du patronat (..)
Ancienne chargée de mission, de juillet 1996 à novembre 2001, de la Fédération des indutries mécaniques (FIM), une composante de l'UIMM, Annick Lepage a dénoncé le détournement de l'argent d'un centre de formation professionnelle de la FIM, Formeca Formation, abondé par des fonds publics, notamment par la taxe d'apprentissage.
Ce centre a fermé ses portes fin 1997, mais Annick Lepage a payé le prix fort pour avoir osé briser l'omerta. Licenciée économique après un premier arrêt maladie, elle subit depuis un véritable harcèlement de sa hiérarchie et de l'IUMM car l'argent de la formation professionnelle et de l'apprentissage constitue une tirelire de plus de
25 milliards d'euros par an, dont plus de 10 milliards viennent des entreprises.
La véritable "caisse noire" du patronat, très éloignée des grands principes à l'origine du système....

Par romainwa - Publié dans : événement
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Samedi 7 novembre 2009 6 07 11 2009 11:10

Enquête de l'hedomadaire Marianne.
Interventions inutiles mais juteuses, praticiens obsédés par le profit, patients abusés..;
Le monde de la santé souffre d'une maladie grave:
La course au profit.

Rare sont les patients qui osent dénoncer une pratique inacceptable mais réelle et remettre en cause le jugement d'un médecin à qui ils ont fait confiance.
"Je préférais me dire que c'est la faute à pas de chances"  confie Azureine, la cinquantaine, sur qui on a pratiqué une décompression oculaire abusive en 2000. "J'ai compris après que mes problèmes venaient de l'opération" . Constatant que sa paupière gauche ferme mal, elle consulte un chirurgien qui lui prescrit d'emblée cette opération très lourde.
"Depuis, mes deux yeux se ferment encore moins bien et mon champ visuel a rétréci", s'emporte Azureine, écoeurée par le comportement d'un chirurgien plus préoccupé, selon elle, par le gain que par ses besoins à elle.

"Le ressenti du patient joue un grand rôle Il est facile de dire après : "on aurait pas dû opérer", note un spécialiste en éthique médicale, qui reconnaît toutefois que 10% à 15% des séjours et actes chirurgicaux sont sujet, à posteriori, à débat..
Et de poser la question de la rentabilité de la chirurgie, dans une société où la santé devient une marchandise comme une autre.

Ainsi la Fédération hospitalière de France ( FHF) a-t-elle posé tout haut la question que beaucoup ne formulent que du bout des lèvres : toutes les opérations chirurgicales  (environ 8 millions par an) sont-elles utiles ?
De toute évidence c'est loin d'être le cas..!
" Dans certains endroits, on pourrait réduire d'un quart voire d'un tiers les actes" 
souligne Pierre Lesteven, conseiller médical à la FHF.
"On peut penser que certains hôpitaux poussent à l'activité pour ne pas fermer"  ajoute-t-il.

La Cataracte,
un bonheur pour l'as du bistouri soucieux de ses affaires : programmable; elle peut se réaliser en grande série. Rentabilité assurée ! Quitte à opérer un patient pour rien. Voire à le mutiler.
C'est ce qui s'est passé à la clinique de la Chataigneraie rpès de Clermont-Ferrand, ou sévissait le Dr Gilles Colnet. "La justice a reconnu qu'il a opéré à tort des hernies discales inexistantes" , lâche Jean-Claude Chalier, président de l'Association des malades du dos, victime de ce médecin spécialiste des indications abusives mais rémunératrices.
"En quelques années, il a facturé à la Sécu plus de 21 millions de francs d'ostéosynthèses (réparation d'une fracture à l'aide de clous en de vis) il en faisait des centaines, alors qu'en vingt ans de métier, un chirurgien réputé de Clermont-Ferrand n'en a pas fait 10 , grince-t-il. Il était directement intéressé".
Résultat: des patients mutilés et trois ans de prison pour le médecin.

Il en va de même pour des ablations de l'utérus,
 l'assurance maladie de Bretagne regrettait que, "dans de trop nombreux cas, l'hystérectomie (soit) réalisée d'emblée sans qu'aucun traitement médical ait au préalable été proposé aux patientes"
"Pourquoi penser au pire comme première solution?" s'interroge Caroline victime d'une hystérectomie abusive.
Peut-être parce qu'il s'agit du "fond de commerce" de tout chirurgien gynécologue, comme l'a entendu dire l'un d'eux, la gynécologue Irène Borten.
"Les nouvelles recommandations, à savoir n'utiliser l'hystérectomie qu'en dernier lieu, ne sont pas assez suivies" constate le Pr Hervé Fernandez. Il estime que 30% des ablations pourraient être évitées engendrant autant d'économies pour une Sécurité sociale au bord de la rupture.

il en va de même pour l'ablation de la prostate.
L'Association nationale des malades du cancer de la prostate a fait une communication importante le 14/08/2009
"L'année 2009 est à marquer d'une pierre blanche dans la lutte contre le cancer de la prostate"
 souligne-t-elle.
Pourquoi ?
Parce que le sur-traitement est enfin admis par les urologues français.
Les anciens présidents de l'Association française d'urologie (AFU) n'admettaient même pas que l'on en parle.
Récemment, un éminent professur d'urologie a mis dans l'embaarras un aéropage d'urologues français :
il comparait la population globalement équivalente de la Grande Bretagne et de la France, la mortalité par cancer de la prostate globalemnt équivalente, mais en Grande Bretagne on dénombrait 5 000 prostatectomies par an, en France...26 000. On entendait une mouche voler..!

La FHF souligne que nombre d'opérations à la pertinence douteuse sont le monopole des chirugiens privés.
Ces chirugiens-là creusent le trou de la Sécu en même temps qu'ils creusent le trou de leur piscine et leur villa...
( le profit avant l'homme...non sans ironie...!)

Par romainwa - Publié dans : événement
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