Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 13:41

"....et pourquoi il ne faut jamais les croire..."

c'est le titre implacable d'un bouquin pédagogique qui sort en librairie le 2 février

écrit par Pascal Canfin, et publié par les ed.Les Petits Matins

 (128 pages, 5 € )

 

Pascal Canfin a été élu au parlement européen sur la liste Europe écologie, en 2009, il est membre de la Commission des affaires économiques et monétaires, il a obtenu l'interdiction des "CDS à nu" un produit toxique qui permet de spéculer contre les Etats.

 

Il est à l'origine de la création de Finance Watch (ONG)  parce qu'il fallait absolument un contre-lobbying au lobbying incroyable de la finance à Bruxelles.

(Finance Watch est issue d'un appel de députés appartenant à cinq formation politiques, dont les libéraux et les conservateurs...)

 

Les lobbies bancaires très présents à Bruxelles utilisent une dizaines d'arguments :

 - "Nous ne sommes pas responsables de la crise de la zone euro"

 - "Les banques n'ont rien coûtés aux contribuables"

 - "Nous ne spéculons pas contre les Etats"  etc....

Pascal Canfin dé-construit ces arguments un par un, et montre comment se passent les négociations européennes, ce que défend vraiment la France, loin des discours sur le moralisation du capitalisme.

 

Sur les agences de notation, l'argument des lobbies c'est : " Elles ne sont qu'un thermomètre, et ce n'est pas en cassant le thermomètre qu'on va réduire la fièvre"  Faux !

les agences utilisent des indicateurs qui sont des thermomètres (taux d'endettement, inflation, déficit public..;) mais elles se posent en médecin car elles établissent un diagnostic (en évaluant par exemple le risque à acheter une obligation) puis elles préconisent.

 

Cette crise à trois dimensions :

 - elle est d'abord la crise du néo libéralisme (affaiblissement des Etats, compression des revenus du travail)

 - Elle est aussi celle du productivisme, qui se heurte au limites physiques de la planète

(ce n'est pas un hasard  si l'effondrement des subprimes s'est produit lorsque les ménages US, sur-endettés pour devenir propriétaires, ont subi le contre coup de l'explosion du prix du pétrole)

 - Le troisième aspect, c'est la spéculation financière, que plus rien n'arrête..!

 

Il y a trois mesure d'urgence pour reprendre le contrôle de la finance :

1) - Tout d'abord considérer la partie des dettes publiques européennes nées de la crise depuis 2008 comme une sorte de dette de guerre, et la ré-échelonner sur vingt ou trente ans. (Après tout, l'Allemange a fini de payer sa dette de guerre il y a quelques années seulement !), de surcroît, les Etats européens ne l'ont pas accumulé parce qu'ils sont devenus plus dispendieux,qu'ils ont embauché des millions de fonctionnaires, mais parce qu'ils sont intervenus pour sauver les banques et l'économie!

Il faut donc isoler la dette née de ce sauvetage, ce qui diminuerait la charge des remboursements On pourrait ainsi, tout en réduisant progressivement les déficits publics relancer les investissements.

 

2) - Il faut que la BCE puisse acheter davantage de dette publique qu'elle ne le fait aujourd'hui, mais pas toute la nouvelle dette émise en 2012 (800 milliards d"euros), car cela entraînerait une trop grande création monétaire et un risque d'inflation

 

3) - La troisième réforme essentielle étant de mettre fin à la spéculation sur les Etats. On vient de faire un pas dans ce sens, et c'est une grande victoire du Parlement européen :

en novembre 2012 seront interdits les  "CDS à nu".

 

Les CDS sont des contrats d'assurance sur des actions ou des obligations, pour se prémunir des risques d'impayés. Ils sont dit "à nu" quand on achète ces contrats sans détenir le titre financier (action où obligation) qui justifie cette assurance, par exemple, on s'assure contre le risque de faillite d'un Etat alors qu'on ne détient pas une seule obligation de cet Etat.

(Il suffit de vendre des obligations de ce pays, obligations qu'on ne possède toujours pas, mais qu'on s'engage à livrer à une date ultérieure. Quand on pourra les acheter à un cours plus bas...Et c'est ainsi qu'on gagne sur les deux tableaux... et ruine un pays. La Grèce par exemple).

 

Pourquoi en novembre 2012 seulement ?

Seuls deux Etats y étaient au départ favorables : L'Allemagne et l'Autriche... il a fallu parcourir du chemin, convaincre..c'est le temps de la négociation européenne !

 

Quand Pascal Canfin compare les discours de Nicolas Sarkozy sur la moralisation du capitalisme et la réalité des positions défendues par la France, il voit un monument d'hypocrisie. Il évoque les filiales des banques françaises dans les paradis fiscaux... BNP Paribas en avait cent quatre-vint-dix en 2009, elle n'en a fermé que six au Panama et aux Bahamas !

 

Qui connait NEWEDGE, la filiale commune de la Sociéte Générale et du Crédit Agricole pour les fonds spéculatifs ? 

(à noter que la SocGen veut vendre sa participation)


Sur le site de Newedge on peut lire qu'en cas de problèmes liés à son activité, cette filiale pourra compter sur le soutien du grand groupe bancaire auquel elle est adossée, (groupe que l'Etat ne laissera jamais tomber..;)

Çà revient à dire : "on sait que le contribuable français sera toujours là" !

( Il serait question de réaliser la séparation des banques de dépot des banques d'affaire dans le programme de la gauche aux élections présidentielles..s'agit-il de faire comme au Royaume-Uni où la commission Vickers

recommande "d'isoler" les banques d'affaire et non "séparer" ....?  les mots ont un sens.!

( "isoler" un coq dans un poulailler, ce n'est pas le "séparer" des poules))


Pascal Canfin a appris que des banques françaises vendent des CDS, donc de la protection, sur le risque de faillite de la France.qui entraînerait leur propre faillite, puisqu'elles détiennent massivement des obligations d'Etat  C'est délirant.!

Mais en attendant, elles récupèrent du cash..des profits, des bonus.

 

Entre 2008 et 2009, il y avait une fenêtre de tir pour les Etats : les banques étaient à genoux, ils auraient pu tout exiger d'elles, qu'elles sortent des paradis fiscaux etc...ils n'ont rien fait!

 

Obama a tout de même réussi à restreindre le secret bancaire avec la loi Facta, qui s'appliquera en 2013

(Les républicains ont annoncé qu'ils aboliraient cette loi)

Elle va s'appliquer aux banques du monde entier qui ouvrent un compte à un citoyen américain, elles doivent le signaler à l'administration fiscale américaine, pour que cet argent soit taxer au taux où il aurait été taxé aux Etats-Unis.

Faisons en France ce que Barack Obama a fait aux Etats-Unis, on donnerait l'exemple à l'Europe !

Le manque à gagner de l'Etat français, évalué par la Cour des Comptes, lié à l'évasion de l'argent dans les paradis fiscaux est de trente milliards d'euros, soit plus de quarante fois la fraude aux allocations familiales...!

 

un livre à lire...


Par romainwa - Publié dans : finance
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 22:26

LEAP/2020 anticipe une aggravation de la crise mondiale qui sera toutefois caractérisée par l'émergence des premiers éléments constructifs du "monde d'après la crise".

 

Le grand basculement géopolitique : un phénomène qui sera sans aucun doute porteur de graves difficultés pour une grande partie de la planète mais qui permettra l'émergence des conditions géopolitiques propices à une amélioration de la situation dans les années à venir.  2012 ne sera pas une année "gâchée" , contrairement aux années précédentes, enlisée dans le "monde d'avant la crise", faute d'audace, d'initiative et d'imagination de la part des dirigeants mondiaux et du fait de la passivité des peuples depuis le début de la crise.

 

2011 a été une année impitoyable car elle a fait voler en éclat les illusions de tous ceux qui pensaient que la crise était sous contrôle et qu'ils allaient pouvoir reprendre leur "petites affaires" comme par le passé.

 

2011 a été impitoyable pour nombre de dirigeants politiques, pour le secteur financier, pour les investisseurs, pour les dettes occidentales, pour la croissance mondiale, pour l'économie US et pour l'absence de gouvernance de l'Euroland. Ceux qui se croyaient intouchables ou inamovibles ont découvert que la crise n'épargnait personne.

 

Cette tendance va bien entendu se poursuivre en 2012 car la crise ne respecte pas non plus le découpage du calendrier grégorien. Les derniers "intouchables" vont en faire l'expérience : Etats-Unis, Royaume-Uni, dollar, T-Bonds, dirigeants russes et chinois, etc...L'année 2012 sera aussi très difficile pour l'Euroland mais elle s'avérera nettement moins difficile qu'anticipé aujourd'hui par les experts et médias financiers car ils sous-estiment les progrès faits en matière de gouvernance de l'Euroland qui vont porter leurs fruits dans la seconde moitié de 2012.

D'autre part,pour les US une fois que l'attention du monde se reportera sur les problèmes américains et britanniques.

 

Mais 2012 va également voir s'affirmer, surtout dans la seconde moitié de l'année, les forces et acteurs qui vont permettre en 2013 et les années suivantes de commencer à rebâtir un système international neuf, reflétant attentes et rapport de force du XXI ème siècle et non plus ceux du milieu du XX ème siècle. 2012 va être l'année du grand basculement entre monde d'hier et celui de demain.

 

Année de transition, elle mêlera le pire  (en particulier une poursuite de la montée du chômage source : Tribune du 31/10/2011), et le meilleur, elle constitue quand même la première année constructive depuis 2006.

 

Par ailleurs LEAP/2020 souligne les conséquences d'un possible QE3 que lancerait la FED en 2012, généralement présenté comme l'arme ultime pour sauver l'économie et le système financier US qui, contrairement au discours dominant, continuent à se dégrader. 

(les responsables d'un système financier complexe sont bien incapables de percevoir le moment où il va basculer dans la crise ou le chaos, c'était le cas d'Alan Greenspan, Thimothy Geitner et consors en 2008, c'est le cas des maîtres de la City, de Wall Street ou de Washington en 2012)

 

La dégradation de la situation US se produit malgré la volonté de la cacher par les médias dominants et les agences de notation (tandis que dans l'Euroland la situation ne se dégrade pas autant que voudrait le faire croire ces mêmes médias et agences). En laissant un peu de temps au temps, l'issue ne fait donc aucun doute.

Pour ce qui est de la dégradation économique US, il suffit de constater l'effondrement des profits bancaires, de la consommation US.

 

Que la FED se lance dans un QE3 ou non, ce sera l'événement financier de l'année 2012 dont les conséquences marqueront définitivement le système financier et monétaire mondial. Et ce QE3 jouera un rôle déterminant dans le grand basculement géopolitique mondial de 2012 car cette année verra les dernières tentatives des puissances dominantes du monde-d'avant-la-crise de maintenir leur pouvoir global, que ce soit en matière stratégique, économique ou financière.

(après 2012 leur puissance sera trop affaiblie pour pouvoir encore prétendre maintenir cette situation privilégiée.

Il est à noter que la Russie a éliminé le dollar en développant son commerce avec l'Iran, la Chine vient d'en faire de même dans son commerce avec le Japon).

 

La récente dégradation de la plupart des pays de l'Euroland par Standard&Poors est un exemple typique de ces tentatives de la dernière chance : poussés par Wall Sreet et la City, et du fait de leurs besoins insatiables de financement.

(avec 900 % du PIB d'endettement, le Royaume-Uni est comme un animal pris au piège de la dette. Et du fait du poids gigantesque de la dette du secteur financier britannique, il est condamné à tenter par tous les moyens d'obliger l'Euroland à payer les dettes de la Grèce, etc...)

La décote des dettes publiques occidentales est un bazooka pointé sur le coeur du Royaume, la City

(source : Guardian 01/01/2012)

 

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni en sont arrivés au point d'engager une guerre financière ouverte avec leurs derniers alliés, les européens.

 

C'est du suicide géopolitique, car cette attitude oblige l'Euroland à se renforcer en s'intégrant toujours plus et en se dissociant des Etats-Unis et du Royaume-Uni. tandis que l'immense majorité des dirigeants et des populations de la zone euro ont enfin compris qu'il y avait bien une guerre transatlantique et transmanche conduite contre eux.

 

Le grand basculement c'est aussi celui des peuples. Car 2012 sera aussi l'année de la colère des peuples. C'est l'année où ils vont entrer massivement su la scène de la crise systémique globale. 2011 aura été un "tour de chauffe" En 2012, les peuples vont s'affirmer comme les forces à l'origine des basculements majeurs qui vont marquer cette année-charnière. Ils le feront de manière pro-active parce qu'ils créeront les conditions de changement politique décisif via les élections (comme ce sera la cas en France avec l'éviction de Nicolas Sarkozy) ou via des manifestations massives (Etas-Unis, Monde Arabe, Royaume-Uni, Russie).

 

Le grand basculement 2012, c'est encore l'effondrement accéléré du pouvoir des banques et institutions financières occidentales. La crise est une telle accélération de l'Histoire que beaucoup n'ont pas encore compris que le pouvoir des banques dont ils s'inquiètent est celui qu'elles avaient avant 2008. Dans le même temps on continue a voir les investisseurs fuir les bourses et les actifs financiers notamment aux US.

 

Le grand basculement c'est aussi l'arrivée à maturité des BRICS qui, après cinq années à se chercher et prendre leurs marques, vont en 2012 commencer à peser fortement sur les décisions internationales. Or ils constituent l'un des acteurs essentiels du monde d'après la crise, et un acteur, au contraire des Etats-Unis et du Royaume-Uni, sachant que son intérêt est d'aider l'Euroland à traverser cette crise.

 

extrait de LEAP/2020

 


 

 

 

 


Par romainwa - Publié dans : économie mondiale
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 10:38

Triple 0, telle est la note que l'on devrait accorder aux dirigeants qui ont mené l'Europe à l'impotence. Triple 0 à ces décideurs qui décident de rien du tout sinon de plonger les gens dans un climat anxiogène. Triple 0 à ces agences de notation qui prétendent détenir la vérité de l'économie.

 

Pourtant, ce qui s'est passé en 2011 sur le terrain ne laisse présager rien de bon pour cette année. Et la confiance en l'Europe du citoyen a pris de sérieux coups dans l'aile depuis que, de sommets en sommets, les dirigeants de quelques pays n'en font qu'à leur tête. L'Union Européenne dont la vision était d'éradiquer toute tentative de guerre et de rassembler les peuples est en train d'oublier ses promesses, par la faute de quelques leaders nationaux qui ne tiennent plus compte ni des citoyens, ni des élus du parlement européen.

 

On ne compte plus les sommets européens de la dernière chance, ni le nombre de fois où l'on parie sur la prochaine chute du triple A de tel ou tel pays. Ni l'inflation de communiqués d'autosatisfaction du gouvernement français en particulier, sur les capacités du couple franco-allemand à surmonter les difficultés. Ni la quantité de fois où l'on proclame la fin de l'euro. Et tout çà avec une grande légèreté d'explications.

 

 

Quatre personnes font aujourd'hui la pluie et le beau temps en Europe. Les deux premiers sont seuls devant leur clavier à prétendre noter les pays. Les seconds sont seuls à vouloir décider du sort de l'Europe. Les deux premiers dont des experts comptables de Standard&Poors, Les seconds sont les chefs des gouvernements de l'Allemagne et de la France. Cela semble incroyable mais c'est pourtant vrai. D'un côté, deux types devant leur clavier, installés dans leur bureau, et de l'autre côté un couple qui se déteste s'improvisent prévisionnistes en chef et déterminent par leurs bulletins réguliers le sort de 27 pays, 500 millions d'européens, et quelques 500 députés de l'UE.

 

Les deux types devant leur claviers s'appellent Moritz Kramer et Marko Mrsnik. L'un est allemand, l'autre slovène. Il appartiennent à l'agence Standard&Poors. Eux seuls ont le pouvoir dans le plus grand secret de surveiller et d'évaluer la dette de la France et de la dégrader. Deux hommes seuls sont ainsi en mesure de dynamiter la campagne électorale en France sur des évaluations dont on sait qu'elles ne sont pas fiables. Oui deux types arrivent à crisper le relationnel franco-allemand, l'avenir de l'euro, et par extension celui de l'Europe toute entière. En vendant leurs informations, en estimant la solvabilité des états, ces deux hommes qui n'ont de compte à rendre à personne, sont en train de provoquer les catastrophes qu'ils annnoncent.

 

Voyons de plus près leur bilan; Standard&Poors, Fitch et Moodys n'avaient pas vu venir la crise des subprimes. Ces mêmes agences ont aussi en toute impunité accordé de bonnes notes à des fonds qui se sont révélés extrêmement toxiques.Elles n'ont pas hésité à certifier des comptes mauvais. Enron, Lehman Brothers, autant de scandales qu'elles ont laissé passer. Il ya deux ans quand il était encore temps de prendre des décisions pour juguler la crise grecque, ces experts en notation n'avaient rien dit non plus. Le bilan de leur incompétence révèle la nullité de ces officines.

 

Comment nos responsables politiques peuvent-ils se laisser abuser par ce jeu de dupes? Quand sonnera-t-on la fin de la récréation, qui transforme nos dirigeants en écoliers appeurés? Le couple "Merkozy" s'est laissé duper en conduisant la politique que les marchés financiers, leur demandent de mener. Le couple "Merkozy" a montrer son incapacité à gérer une crises des dettes publiques pourtant bien moins virulente sur le papier que celle des Etas-Unis. La situation des finances publiques en Europe, est meilleure que celle des Etats-Unis ou de  la Grande Bretagne, laissant des marges de manoeuvre budgétaire. A la différence de la Grande Bretagne et des Etats-Unis qui, grâce à la FED et à la Banque d'Angleterre, peuvent intervenir et racheter de la dette, l'Europe ne le peut pas ! (traité de Maastricht).

 

Interrogez les européens, les parlementaires, mais aussi les responsables politiquies dea autres pays, ils vous le diront tous : C'est le couple franco-allemand qui nous a mis dans cette impasse. Et les peuples sont obligés de suivre. Le Parlement européen est réduit au silence. Le président du Conseil Européen, Van Rompuy n'existe pratiquement pas. Plus rien de fédéral ne fonctionne dans l'UE. Force est de constater qu'elle est incapable de changer de cap et de désigner l'avenir. La place centrale occupée par les marchés financiers est une source permanente d'instabilité.

 

La priorité c'est tout de même de s'occuper des peuples et de redonner la confiance. La politique d'austérité budgétaire conçue comme une doctrine n'apporte rien de bon, si ce n'est le chômage et le recul de l'activité à court terme, sans parler à plus long terme de la récession. Exigeons de nos dirigeants qu'ils unissent leurs volontés pour que ces agences de notation soient réglementées et que les notes accordées résultent d'un calcul transparent.

 

Exigeons d'eux qu'ils désignent l'avenir, qu'ils rassemblent les européens autour de leurs valeurs communes,et engagent les réformes qu'ils ont promises sur la régulation des marchés, sur la taxation des flux financiers, sur l'interdiction des paradis fiscaux et de toutes les niches. Demandons à nos hommes politiques de redéfinir une politique industrielle en limitant les transactions financières à celles répondant aux besoins de l'économie réelle. Demandons une politique des entreprises qui soit fondée sur les vertus de l'économie sociale et solidaire.Exigeons de nos dirigeants à venir qu'ils cessent de perdre leur temps à compter en aveugle mais qu'ils redessinent les chemins de la connaissance et de la croissance.

 


Par romainwa - Publié dans : europe
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 12:14

Vous ne savez sans doute pas qu'il est candidat aux élections présidentielles.

Vous ne connaissez pas ses idées.

Vous ignorez que ses militants ont réuni plus de parrainages qui ceux dont on parle un peu partout.

La raison est simple : la nomenklatura politique, financière et médiatique a décidé qu'il ne devait pas exister.

 

Victime d'une campagne de diffamation sans précédent pendant l'élection présidentielle de 1995 et du rejet de son compte de campagne par le Conseil Constitutionnel il est encore aujourd'hui poursuivi par l'Etat français et ses biens ont été saisis.

 

Jacques Cheminade a prévu depuis vingt ans la désintégration financière qui allait se produire. Hier il ne fallait pas en parler, aujourd'hui il ne faut pas que le coeur du système soit mis en cause.

 

Jacques Cheminade, lui, affronte le monde destructeur de la City et de Wall Street, relayé chez nous par la noblesse de robe du CAC40, et montre qu'on peut en sortir. Il ne part pas d'opinion ou d'idéologie, mais de principes, ceux du préambule de notre Constitution, du programme national de la Résistance, de la Déclaration universelle de droits de l'homme et du citoyen et de a Déclaration de Philadelphie sur les droits du travail.

(Des textes que nous avons signés et que nos gouvernements violent depuis plus de quarante ans)

 

Pour respecter enfin ces textes, alors que le monde vit sous la menace d'une guerre et l'Europe de sa décomposition, trois impératifs

1 - Mettre hors d'état de nuire le système financier prédateur en séparant les banques de dépôt et  de crédit, des banques d'affaires.  (Roosevelt l'a fait aux Etats-Unis en 1933 et nous à la Libération)

Les banques d'affaires ne doivent plus être renflouées, comme le fait aujourd'hui l'Union Européenne, mais elles doivent payer leurs propres dettes de jeu et être mises en faillite si elles en sont incapables.

Il faut arrêter de nourrir un cadavre financier en imposant aux peuples l'austérité économique et le saccage social.

 

2- Remettre l'économie physique au service de l'homme grâce à un système de crédit productif public organisé autour d'une Banque nationale. Ce système financier sous contrôle du peuple et de ses élus permettra de relancer l'économie par l'émission du crédit à long terme et faible taux d'intérêts.

 

3- Orienter systématiquement ce crédit vers de grands projets d'équipement de l'homme et de la nature, fondés sur un vecteur scientifique et technologique. Ainsi pourra être accrue la production de biens par être humain et unité de surface.

 

Ainsi un monde vivable pourra être offert aux générations futures. Les formes d'énergie les plus avancées de notre époque, celles de la physique nucléaire, avec les réacteurs à sécurité intrinsèque de quatrième génération, sont pour cela nécessaires. Dans l'esprit progressiste et social de Marie Curie et de Paul Langevin, pas celui des Verts ou des nucléocrates sectaires.

 

Ce projet créateur d'emploi qualifié et d'espérance, va directement à l'encontre des trois formes d'oligarchie qui sont aujourd'hui rassemblées :

 - oligarchie de la noblesse de robe du CAC40

- oligarchie intellectuelle parisienne

- et oligarchie administrative des grandes écoles et des avocats d'affaires.

Elles sont les servantes du capital fictif anglo-américain.

 

Face à elles, la droite exploite les peurs, la gauche officielle cultive l'illusion de réformer le système et les extrêmes gauches se complaisent dans la rage de l'anéantir. Toutes sont impuissantes ou complices.

 

Pour Jacques Cheminade, bâtir une économie physique au service de la création humaine, inspirée par une culture de la découverte et de la vie, est la seule porte pour sortir de la loi de la jungle.



Par romainwa - Publié dans : politique
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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 15:39

Le 23 mars 2009 (déjà) dans un texte intitulé "Réformer le système monétaire international" Zhou Xiaochuan, le Gouverneur de la Banque Centrale de Chine (BPC), établissait un bilan précis et étayé de la crise mondiale dans sa dimension monétaire.

Il expliquait que l'actuel système international, fondé sur l'utilisation d'une monnaie nationale, le dollar américain, est inédit dans l'Histoire monétaire mondiale.

 

Jusqu'en 1971, le dollar a été admis par les accords de Bretton Woods comme unité de compte et de réserve internationale équivalent à un poids constant d'or à raison de 35 $ pour une once.

En août 1971,le président Nixon décidait unilatéralement de suspendre la convertibilité du dollar en or à un prix fixe. A partir de cette date, la monnaie a changé de nature en rupture avec la conception "multi-séculaire" qui avait prévalu jusqu'alors.

 

La Réserve Fédérale des Etats-Unis (FED) ne garanti plus la conversion de ses crédits contre une quantité certaine de métal. Le dollar n'est plus alors que la représentation comptable d'un crédit auprès de la FED, échangeable contre n'importe quel bien ou servie réel mais à un prix flottant au gré du marché;

 

Le Gouverneur de la Banque Centrale de Chine constate qu'une expérience "multi-séculaire" de la monnaie a enseigné la nécessité d'aligner la circulation de signes monétaires sur l'offre de biens et services disponibles à la vente. Sans nommer le dollar, Zhou Xiaochuan dénonce la contradiction dans laquelle se retrouve un banquier central qui prétend gérer avec un seul instrument deux équilibres différents, celui de son économie domestique et celui de l'économie mondiale.

 

"Quand les prix internationaux sont fixés avec une monnaie nationale, la même Banque Centrale se retrouve responsable de la liquidité des prix internationaux, de la liquidité des prix domestiques et de la liquidité des crédits entre le marché domestique et le marché international".

 

"elle accorde des crédits selon les besoins anticipés de transaction sur son marché domestique.Elle intègre les transactions des opérateurs domestiques avec l'étranger mais elle ignore toutes les transactions des opérateurs étrangers réglées avec sa monnaie hors son propre champ de régulation".

 

"Le banquier central d'une monnaie "de référence", c'est-à-dire utilisée hors de son marché domestique, n'a pas de vision fiable ni du besoin de liquidité des étrangers entre eux, ni du crédit réel de son économie nationale face au reste du monde".

 

Zhou Xiaochuan dénonçait donc l'absurdité objective du système monétaire international en vigueur. Il conclu logiquement à la nécessité de dissocier l'unité de compte de règlement et de dette internationale de toute unité de compte nationale.

"La Banque Centrale responsable de la liquidité internationale des prix et des dettes ne peut en aucun cas être une Banque Central nationale"

La stabilité de la valeur de l'unité de compte international doit dépendre d'un système bancaire spécifique dont la gouvernance doit nécessairement être multinationale.

 

Les institutions fondées par les accords de Bretton woods, le FMI et la Banque Mondiale, répondent en fait à cette exigence et Zhou Xiaochuan note qu'elles ont été dotées à partir de 1969 d'une nouvelle entité monétaire, le Droit de Tirage Spécial, défini comme un panier de plusieurs monnaies. La Valeur du DTS est la moyenne pondérée des taux de change des monnaies nationale qui la composent. Elle est déterminée par les politiques monétaires de plusieurs pays. Mais le FMI n'a aucun pouvoir d'émission autonome lui permettant de gérer la liquidité mondiale.

 

Zhou Xiaochuan voit dans le FMI les prémices d'une banque centrale mondiale capable de gérer la liquidité mondiale avec un objectif de stabilité globale des prix en DTS. Il pose donc la règle d'un jeu financier international gagnant-gagnant ajusté au poids et au rôle réels des économies nationale dans le monde.

 

Constatons que deux ans et demi après la prise de position du Gouverneur de la BPC, aucune analyse économique étayée et argumentée n'est venu contredire la demande chinoise, et la politique de relance budgétaire (QE1, QE2 etc...) a fait long feu, de sorte que la Chine passe des accords notamment avec le Japon pour ne plus utiliser le dollar dans les échanges de biens et services...!

 

La Chine et les autres pays émergent ont accumulé des créances internationales en dollar, euro, yen et franc suisse, alors que l'incertitude s'est accrue sur la valeur réelle de ces monnaies nationales.

 

L'inondation de dollar ne peut plus être déclarée temporaire puisque la croissance ne redémarre pas aux Etats-Unis et que l'on se prépare encore à une nouvelle inondation. Les déposants internationaux en dollar cherchent à détenir leurs réserves de change dans d'autres monnaies notamment l'or.

 

La liquidité mondiale est de moins en moins contrôlable. Les masses de capitaux circulantes génèrent des plus-values fictives et des capacités d'endettement hors de toute appréciation réaliste de la rentabilité. Des bulles de plus en plus grosses peuvent se créer n'importe où et provoquer la mise en faillite de méga-banque.

 

L'épaisseur du plancher sur lequel gouvernements et banques centrales occidentales spéculent et discutent n'a jamais été aussi mince...!

 

Faut-il attendre une catastrophe pour que les propos du Gouverneur de la BPC soient sérieusement étudiés? Il est vrai que la City et Wall Street sont opposés à tout changement..!

 

La puissance militaire des Etats-Unis permettra peut-être de continuer à imposer un prix forcé du dollar au monde entier, mais ne parviendra pas à lui restaurer une valeur qu'il n'a plus.

 

Adhérer à un étalon monétaire international consiste en réalité à tomber d'accord sur des critères fondamentaux universels de solvabilité.

Un étalon monétaire international est un étalon de régulation universelle de la stabilité du prix du crédit.

 

Par un marché organisé à cette fin, l'émission de la liquidité internationale est alignée sur la production réelle de valeur négociée hors systèmes monétaires nationaux

Les DTS (par exemple) sont un outil de garantie des dettes publiques internationales ( ou bancor) sont des arguments d'adoption d'un système monétaire régulé que les Etats-Unis et l'Europe ne peuvent pas récuser devant leurs opinions publiques.


Par romainwa - Publié dans : économie mondiale
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