Vendredi 3 juillet 2009

d'Edouard HUSSON : maître de conférences et Directeur de recherches en Histoire contemporaine de l'Allemagne et de l'Europe à Paris Sorbonne.

Comment ne pas revenir sur la révolution géopolitique qui a commencé la semaine dernière, à EKATERINBOURG ?

L'organisation de Shangaï (La Russie, La Chine, le Kazkhstan, le Kirghizstan, l'Ouzbékistan et le Tadjikistan) a commencé d'envisager la création d'une monnaie commune de règlement des transactions commerciales au sein de la zone.

Réunis parallèlement par la Russie et la Chine le BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) a renchéri sur la nécessité de mieux réguler les relations financières internationales et de voir émerger de nouvelles monnaies de réserve officielles, à côté du dollar.

La presse allemande est très sobre, pour commenter des deux rencontres...(et pour cause..!)

La tonalité générale consiste à expliquer que la Russie et la Chine cherchent les moyens de contenir les effets de la crise sur leur économie. S'en tenir là, ce serait cependant ne pas voir le retournement qui se produit par rapport à septembre 2001. Les Etats-Unis apparaissaient tout puissants en Asie Centrale; et Vladimire Poutine avait soutenu "la guerre contre le terrorisme", y compris si cela signifiait accepter des bases américaines dans la zone d'influence russe.

Huit ans plus tard, les Etats-Unis sont toujours plongés dans la guerre d'Afganistan, et la Russie agit de concert avec la Chine sans consulter les Etats-Unis. Ces derniers ont tenté en vain d'être invité à Ekaterinbourg, au moins à titre d'observateurs.

La Russie et la Chine se sont permis d'accorder leur soutien à Ahmadinejad en plein sommet !

Le coup le plus spectaculaire est d'avoir associé le Brésil et l'Inde à la réunion d'Ekaterinbourg.
A présent, presque le moitié de la population de la planète réclame un nouvel ordre monétaire et financier international.

Les Etats-Unis n'auront pas d'autre choix que de répondre à l'invitation qui leur sera adressée maintenant qu'une position commune a été élaborée..!

(Et elle ne correspond guère à cette volonté du CFR et du Cartel bancaire de vouloir imposer l'abandon de leur souveraineté au profit d'institutions internationales...
programme établi par l'élite crapuleuse international..!)


Par romainwa - Publié dans : économie mondiale
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Vendredi 3 juillet 2009

Source Global Research
spreadthetruth.fr

Le gouvernement américain pourrait ordonner la fermeture des banques en septembre...!

Bob Chapman, spécialiste financier, réputé pour sa fiabilité en matière d'information économique et financière prévoit que le gouvernement américain pourrait annoncer la fermeture des banques américaines.

Cette décision pourrait intervenir en septembre.

Des sources bien placées ont indiqué à Bob Chapman que certaines ambassades américaines se débarrassent du dollar américain par l'achat massif de devises locales
(en rapport avec la situation géographique de l'ambassade)

"Certaines ambassades américaines sont invitées à acheter des quantités massives de devises locales a indiqué Harry Schultz  suffisamment pour que ces ambassades puissent tenir un an.

Harry Schultz, qui dirige la publication d'une revue financière, économique et géopolitique sur internet pense que l'élite mondiale est en train d'orchestrer la fermeture des banques, dont la durée serait indéterminée, et ce dans le but de remettre de l'ordre dans le secteur bancaire et d'imposer de nouvelles règles financières.

Le 5 mars 1933, alors que la situation économique américaine avait plongé dans la Grande Dépression,la président Franklin Roosevelt, fraichement élu, avait ordonné la fermeture des banques pour 4 jours. Roosevelt avait ainsi entériné une loi d'urgence financière. adoptée par le Congrès américain, la loi avait conféré au gouvernement des pouvoirs d'exception pour restaurer le bon fonctionnement des établissements financiers

Cette loi avait aussi permis au secrétaire d'Etat au Trésor américain d'obliger les citoyens et les entreprises à renoncer à l'utilisation de l'or, pour l'adoption obligatoire de la monnaie papier pour les achats et les échanges commerciaux.

Le 10 mars de cette même année, Roosevelt avait émis un arrêté présidentiel, visant à interdire tout envoi et exportation.d'or à l'étranger. L'arrêté présidentiel visait aussi à prohiber les opérations d'échanges de quantités d'or contre de l'argent (papier)

En clair, cette loi était la plus grande escroquerie de l'histoire, jusqu'à maintenant.

Comme le fit remarquer Schultz, une nouvelle fermeture des banques serait susceptible de mener aussi à une dévaluation du dollar américain. "Mais le dévaluer contre quoi ? l'euro? j'en doute, l'or? peut-être !
ou peut-être contre les droits de tirages internationaux du FMI ?
(qui constituent un panier de devises internationales, une sorte de monnaie d'échange internationale déjà en vigueur)

Ce n'est pas un secret, l'élite ambitionne d'établir une monnaie mondiale depuis longtemps. En 2007, Ben Stell, le directeur du bureau économie internationale auprès du CFR (Council Foreign Relations) avait indiqué que le dollar et l'euro sont des devises temporaires.
"Ce sont les marchés financiers qui permettent au dollar américain d'être une monnaie utilisée dans le monde entier. Ce que les marché financiers donnent, les marchés peuvent aussi le reprendre! Si les marchés décident d'abandonner le dollar, le dollar s'effondrera alors les marchés décideront de privatiser la monnaie sur leurs propres décisions".

Les Banksters veulent aussi mettre un terme aux souverainetés nationales parce qu'une monnaie mondiale exige la suppression des politiques monétaires nationales qu'adoptent chaque pays.

Richard Haas, président du CFR, avait déclaré : "les Etats doivent être préparé à abandonner leurs souverainetés au profit des institutions internationales, dès que ces dernières seront prêtes à prendre la relève"

M.Schultz pense qu'une fermeture des banques américaines ne serait que la suite logique du programme établi par l'élite crapuleuse international. Lorsque Roosevelt avait décidé de fermer les banques?
"Des milliers de banques n'ont plus jamais rouverts ! c'était un moyen détourné de les fermer définitivement. Je pense que la même chose se produirait aujourd'hui. Des milliers de banques out peu ou pas de valeurs, et sont criblées de dettes".

L'administration Obama, a proposé un plan qui confère à la Réserve Fédérale américaine des pouvoirs de régulation totale sur l'économie américaine. Les nouvelles règles de la Réserve Fédérale permettront de briser toutes les entreprises ou activités qui menaceraient les intérêts monopolistiques des banques américaines.

Le plan de régulation financière d'Obama n'est rien d'autre que la prise d'assaut des Etats-Unis par le Cartel des banques privés et ces dernières usurperont les pouvoirs des institutions existantes, qui sont actuellement accusées d'être les responsables de la crise financière.

Elles sont vouées à être supplantées par la Réserve Fédérale qui fera la pluie et le beau temps, comme bon lui semble.

La fermeture des banques mènerait tout droit à la dévaluation du dollar américain, et la mise en place d'une monnaie supranationale qui permettra l'asservissement de bon nombre d'entre nous.

Si les prédictions de Monsieur Schultz s'avèrent réelles, alors nous devrions nous attendre à des émeutes de grande importance et à ce que la loi martiale soit décrété.!

Reproduction autorisée pour les bloggers à condition de citer clairement SpreadTheTruth.fr

Par romainwa - Publié dans : économie mondiale
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Lundi 29 juin 2009


L'annonce par Nicolas Sarkozy du lancement prochain d'un grand emprunt national, soit disant pour financer les priorités de la France, ne surprend pas vraiment. il s'inscrit dans la droite ligne de deux des trois groupes qui l'ont fait président et qui contrôlent sa politique:
à savoir les banquiers et Washington.. (Frédéric BOURDEL)

La frontière entre le réalisme et le cynisme n'est pas étanche. en prenant connaissance du sondage selon lequel 80% des français n'avaient pas l'intention de souscrire à l'emprunt annoncé, certains, dans la sphère du pouvoir, se sont rassurés en soulignant qu'ils resteront toujours assez nombreux pour en assurer le succès financier. (Jean-Pierre HELVIG)

Comme les élites washingtoniennes et londoniennes l'ont faites pour leurs pays respectifs, Sarkozy lance la France dans une fuite en avant désespérée, choisissant de faire peser sur les générations futures le coût de la crise actuelle, plutôt que d'y faire face par l'impôt (notamment sur les hauts revenus en faisant sauter le bouclier fiscal) et par un rééquilibrage de la dépense publique.

Ce sont les catégories les plus aisées de la population qui souscrivent aux emprunts de ce type et il se trouve bien, parmi elles, quelques millions d'épargnants pour accourir alléchés par l"avantage financier, comme ce fut le cas lors de précédentes souscriptions nationales. leur remboursement fut cependant fort coûteux, à la charge de tous les contribuables.

On s'achemine donc vers un double appauvrissement français : appauvrissement présent avec un déficit estimé à 10% du PIB pour 2009, et appauvrissement des générations futures via cet emprunt dont on peut déjà parier qu'il servira à boucler les fins de mois de l'Etat. (comme toujours quand l'Etat n'a plus un sou en poche, n'en déplaise au ministre du budget).

Dans le contexte du moment, difficile de ne pas voir dans ces 80% de réfractaires à l'emprunt, autre chose que l'expression d'un manque de confiance envers la politique économique du gouvernement, doublé du sentiment d'injustice dans la répartition des efforts pour conjurer la crise.

Bien entendu, la dégradation des services publics va s'accentuer. Le chômage va augmenter, et l'Etat va se trouver pris dans l'étau, coincé entre l'absence de moyens financiers et l'instabilité sociale croissante. L'austérité sera bien au rendez-vous, comme les hausses d'impôts; car nos stratégies parisiennes ont toujours un train de retard sur la crise.

L'emprunt servira surtout à engraisser les établissements financiers qui vont s'en occuper. Il sera incapable d'aider le pays à faire face au "trou noir budgétaire" qui se profile fin 2009..!
L'étau va être particulièrement douloureux pour les classes moyennes et défavorisées.

A la différence de l'Allemagne ou des Pays-Bas, notre politique fiscale irresponsable, perpétuation du modèle ultra-libéral désormais effondré aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, qui prétend que les très riches font la richesse d'un pays, va également entraîner la France dans une double crise techno-politique nationale et européenne.

Déjà, du président de la Cour des Comptes au gouverneur de la Banque de France, la haute administration française commence publiquement à s'inquiéter du risque d'un affaiblissement durable de l'Etat. Demain c'est la lUnion Européenne, et la zone Euro en particulier qui va exprimer ses doutes croissants sur le cours de la politique française.

Ce moment-là impliquera de lourdes révisions d'alliances parmi ceux qui l'ont fait élire et qui lui permettent d'exercer son pouvoir.

Soit Nicolas Sarkozy choisit, à l'inverse de ce qu'avait fait Mitterand en 1983, et maintient un cap ultra-libéral et "occidental", soit il entreprend une remise en cause complète (bouclier fiscal compris) de son début de quinquennat et choisit la voie européenne.

Dans le premier cas, la France prendrait le risque de la rupture de l'Euro: phénomène aux conséquences catastrophiques pour notre continent, et qui condamnerait la France à devenir une annexe secondaire du camp occidental, en y inscrivant durablement le modèle socio-économique ultra-libéral. La France suivrait ainsi les Etats-Unis et le Royaume-Uni dans la direction d'une société tiers-mondisée, faite d'une minorité de très riches, d'une vaste majorité de très pauvres et d'un classe moyenne efflanquée.

Dans le second cas, la France renforcerait l'UE et la Zone Euro, tout en donnant au continent européen les moyens de développer son propre modèle socio-économique, en rupture définitif avec le modèle ultralibéral.

Que ceux qui pensent que le choix devrait être évident se détrompent. L'actuel président français a été placé au pouvoir. Il n'a pour l'instant démontré aucune aptitude à se libérer de ses maîtres. Il est donc tout-à-fait capable de choisir la voie tragique pour notre pays, son avenir et celui de l'Europe.

Gardons en mémoire qu'il a été capable, lors du récent Congrès de Versailles, de se référer au programme du Conseil National de la Résistance (CNR) pour décrire sa vision d'avenir, alors même qu'une partie des forces qui le soutiennent ont pour objectif avéré la destruction pure et simple de cet héritage.

(Parmi les héritages du CNR, on trouve l'engagement pour un modèle socio-économique équilibré faisant une grande place au social-création de la Sécu- l'indépendance de la presse par rapport aux puissances d'argent et à l'Etat, le refus des monopoles contrôlés par des intérêts privés, le projet européen..etc.)

Toutes choses qui ne sont pas exactement au coeur des priorités du pouvoir actuel en France..!
Donc le pire est hélas possible..!


Par romainwa - Publié dans : politique
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Lundi 29 juin 2009

D'Edouard Husson
Directeur de recherches en Histoire contemporaine de l'Allemagne à la Sorbonne.

La revue internationale Politik consacre son numéro de juin aux conséquences géopolitiques de la crise économique et financière. Andréas Rinke, correspondant à Berlin de Handelsbllatt, y présente en particulier le contenu d'une étude des services secrets allemands, le  BND( Bundesnachrichtendienst) qui élabore trois scénarios possibles, centrés sur la Chine.

- Première hypothèse: les investissements conjoncturels des Etats ont servi à quelque chose :
les Etats-Unis réussissent à maintenir une partie de leur influence, mais cela n'empêche pas la montée en puissance de la Chine;
- Deuxième possibilité : le déclin américain se révèle plus rapide que prévu; la Chine en profite pour s'imposer comme première puissance internationale. le BND  redoute de voir la Russie se rapprocher alors de la Chine.
- Troisième scénario : c'est le deuxième mais encore plus catastrophique. Le chômage est tel, jusqu'en Chine, que les mouvements migratoires internationaux prennent des dimensions gigantesques. Un ou plusieurs conflits majeurs sont envisageables.

Derrière les trois scénarios, on discerne l'angoisse de devoir procéder à une révolution géopolitique majeur du point de vue de l'Allemagne. Non seulement le spectre de la puissance chinoise repose sur une méconnaissance de l'histoire de la Chine, pays toujours plus fragile qu'il n'y parait et qui a tendance à préférer la confrontation indirecte au conflit ouvert, mais il masque surtout l'angoisse que suscite le fait que la boussole américaine soit cassée.

L'Europe et la Chine n'ont pas d'autre choix, dans les années qui viennent, que de réorienter leurs économies l'une vers l'autre, puisque l'économie américaine est au bord de l'effondrment...Et dans ce cas, la Russie n'aura pas à choisir. Elle sera au centre du dispositif. Ceci veut dire, par exemple, que l'Europe négocie de nouvelles relations monétaires entre la Chine, la Russie et elle-même.

La tâche nous est simplifiée par la réunion d'Ekaterinbourg, qui a eu lieu cette semaine, et le fait que les pays membres de l'Organisation de Shangaï se sont mis d'accord pour étuider un rpojet de monnaie commune. L'Europe doit rejoindre ce processus.
(n'en déplaise à un certain Sarkozy)
Jusqu'à quand aurons-nous peur de notre ombre?

Nous assistons à une révolution géopolitique majeur, on sera bien d'accord pour le dire avec le BND. Mais il faut en prendre la mesure. Pour reprendre la distinction des géopoliticiens de la fin du XIXè siècle, la domination du monde se jouait, croyait-on depuis plus d'un siècle, entre une puissance qui avait le contrôle du heartland continental eurasiatique et une grand puissance maritime.L'Allemagne puis la Russie se sont épuisés à vouloir dominer le continent.  Les Etats-Unis à vouloir contrôler les mers après en avoir évincé la Grande-Bretagne.

Cette vision des choses, issue du social-darwinisme du dernier tiers du XIXè siècle, a conduit à al multiplication des guerres et des violences de masse totlitaires. Il est à présent possible d'en sortir. Ni l'Europe ni la Russie ni la Chine ne sont en mesure de contrôler seules le heartland. Et les Etats-Unis ne pourront plus, bientôt, financer leur 900 bases militaires dispersées sur l'ensemble de la planète.

L'avenir est à la coop"ration pacifique entre nations sur une base économique équilibrée, c'est-à-dire à condition que soit refondé un système monétaire international. Commençons par le faire pour l'Eurasie.

C'est-à-dire joignons l'Europe au processus de Shangaï. Les autres pays rejoindrons. Ils ont déjà commencé à le faire puisqu'à Ekaterinbourg, parallèlement à la réunion de Shangaï s'est tenue une réunion du BRIC ( Brésil-Russie-Iinde-Chine).

Par romainwa - Publié dans : économie mondiale
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Jeudi 25 juin 2009

Le congrès US a voté en 2007 une enveloppe de 400 millions de $ pour
 "changer le régime en Iran".

Celle-ci s'ajoute au budjet de la NED (1) de l'USAID (1) et de la CIA

Trois groupes principaux en sont les destinataires:
la famille Rafsandjani, la famille Pahlevi et les Moudjahidines du peuple.

L'administration BUSH prend la décision de commanditer une "révolution colorée" en Iran, après avoir confirmé la décision de l'état-major de ne pas attaquer militairement l'Iran.
Ce choix est validé par l'administration OBAMA.

Par défaut donc on rouvre le dossier de la "révolution colorée" préparée en 2002 avec Israël au sein de l'Américan Entreprise Institute.

Le scénario prévoyait un soutien massif au candidat choisi l'Ayatollah Rafsandjani, la contestation des résultats de l'élection présidentielle, des attentats tous azimuts, le renversement du président Ahmadinejad et du guide suprême l'Ayatollah Khaménei, l'installation d'un gouvernement de transition dirigé par Mousavi, puis la restauration de la monarchie et l'installation d'un gouvernement dirigé par Sohrab Shobani.

Il appartient à l'Ayatollah Rafsandjani de renverser son vieux rival, l'Ayatollah Khamenei.
Issu d'une famille d'agriculteur hachémi, Rafsandjani a fait fortune dans la spéculation immobilière sous le Shah. Il est devenu le principal grossiste en pistache du pays et a arrondi sa fortune durant l'Irangate.

Ses avoirs sont évalués à plusieurs milliards de $. devenu l'homme le plus riche d'Iran, il a été successivement président du parlement, président de la République et aujourd'hui président du Conseil de discernement (instance d'arbitrage entre le parlement et le Conseil des gardiens de la constitution).

Il représente les intérêts du bazar, c'est-à-dire des commerçants de Téhéran.

Durant la campagne électorale Rafsandjani avait fait promettre à son ex-adversaire devenu son poulain, Mirhossein Mousavi, de privatiser le secteur pétrolier.

Sans connexion avec Rafsandjani, Washington a fait appel aux Moudjahidines du peuple. Cette organisation protégée par le pentagone, est considérée comme terroriste par le Département d'Etat et l'a été par l'UE. Elle a effectivement mené des opérations terribles dans les années 80. L'organisation est commandée par Massoud Rajavi, ses bases militaires sont en Irak d'abord sous la protection de Saddam Hussein puis aujourd'hui sous celle du Département de la Défense US. Ce sont les Moudjahidines qui ont assuré la logistique des attentats à la bombe durant la campagne électorale.

C'est à eux que revenait de provoquer des accrochages entre militants pro et anti-Ahmadinejad, ce qu'ils ont probablement fait.

Dans le cas ou le chaos se serait installé, le guide suprème aurait pu être renversé. Un gouvernement de transition dirigé par Mousavi aurait privatisé le secteur pétrolier et rétabli la monarchie. Le fils de l'ancien Shah serait remonté sur le trône et aurait désigné Sohrah Sobhani comme premier ministre.

(dans cette perspective Reza Pahlavi a publié en février un livre d'entretiens avec le journaliste français Michel Taubman)

Washington avait prévu identiquement le rétablissement de la monarchie en Afganistan. Mohammed Zaher , Shah devait reprendre son trône à Kaboul et Hamid Karzai devait être son premier ministre. Malheureusement à 88 ans le prétendant est devenu sénile. Karzai est devenu donc président de la république.
Comme Sobhani il travaille dans le secteur pétrolier de la Caspienne.

La déstabilisation de l'Iran a échoué parce que le principal ressort des "révolutions colorées" n'a pas été correctement activé.

Mousavi n'est pas parvenu à cristalliser les mécontentements sur la personne de Ahmadinejad. Le peuple iranien ne s'st pas trompé, il n'a pas rendu le président sortant responsable des conséquences des sanctions économiques US sur le pays.

Dès lors la contestation s'est limitée à la bourgeoisie des quartiers nord de Téhéran. Le pouvoir s'est abstenu d'opposer des manifestations les unes contre les autres et a laissé les comploteurs se découvrir.

Il faut admettre que l'intoxication des médias étrangers (surtout occidentaux) a fonctionné.
(ni en Russie, ni en Chine, Ni en Inde)
L'opinion publique étrangère a réellement cru que deux millions d'iraniens étaient descendus dans la rue alors que les chiffres sont dix fois moins élevés.
Le maintien en résidence des correspondants de presse a facilité ces exagérations en leur dispensant de fournir les preuves de leurs imputations.

Ayant renoncé à la guerre, et échoué à renverser le régime, quelle carte reste-t-il dans les mains d'OBAMA ?

1) NED (National Endowment for Democraty) crée en 1982 sous Reagan
1) USIP (United States Institut for Peace) crée en 1984, les deux structures sont organiquement liées, des administrateurs de la NED siègent au conseil de USIP et vice-versa
Juridiquement la NED est une association financée par une subvention annuelle votée par le Congrès.
En pratiquee cette structure est un paravent utilisé par la CIA le MI6 britannique et l'ASIS autralien.
La NED se présente comme un organe de promotion de la démocratie. Elle intervient par l'intermédiaire de fondations comme par exemple en France la fondation Jean Jaurès et la fondation Robert Schuman.

Par romainwa - Publié dans : événement
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