Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 23:36

Banques- Bourses- Retraites- Dettes

Convergence de quatre facteurs explosifs au cours du second semestre selon LEAP/2020

 

En attendant que l' Euroland se dote, d' ici la fin 2012, d'un projet politique, économqiue et social commun de moyen et long terme, suite notamment à l'élection du nouveau président français François Hollande, les opérateurs resteront prisonniers  (enfermés qu'ils sont dans leur cadre de référence)  des réflexes de court terme liés aux soubressauts politiques grecs, aux incertitudes sur la gouvernance de l' Euroland et aux risques sur les dettes publiques.

 

La sortie du cadre de référence (une nécessité) se traduira probablement en Europe par la création d'une fédération ou une confédération des Etats de l' Euroland dans les 3 années à venir.

 

Parallèlement, aux Etats-Unis, la dissipation de l' illusion d'une reprise

(tellement illusoire que même le prix du lait, indicateur fiable des ralentissements économiques, pointe vers la récession)

cumulée au renouveau d'inquiétudes sur l'état de santé du secteur financier américain (dont JP Morgan vient d'illustrer la fragilité) et au grand retour du problème de l'endettement du pays conduisant les acteurs économiques et financiers à envisager un avenir de plus en plus inquiétant.

(par exemple : Le Gouvernement US et la FED doivent créer 2,5 $ de dette pour générer 1 $ de croissance)

C'est le problème que rencontre toute économie dont l'endettement devient excessif. Il faut un équilibre entre réduction de l'endettement et soutien à la croissance. C'est d'ailleurs le chemin que va prendre l' Euroland dès cet été, alors que les Etats-Unis continuent à nier la nécessité de traiter leur endettement incontrôlé.

 

Au Royaume-Uni le retour en récession du pays se conjugue à l'échec de maîtrise des déficits et à la monté d"une colère populaire face à une austérité qui n'en est pourtant qu'à ses débuts.

 

Au Japon, l'atonie économique et l'affaiblissement des exportations dans un contexte de récession mondiale, font ressortir le spectre de l'endettement excessif du pays.

 

Dans ce contexte, le second semestre va être le moment de la convergence des quatres facteurs explosifs cités ci-dessus pour les économies occidentales.

 

Pour les opérateurs financiers ou politiques comme pour les simples ménages, cette convergence va faire peser des risques majeurs sur l'état de leurs finances et sur leur aptitude à faire face aux défis à venir.

 

Dettes : dettes publiques difficilement maîtrisables et dettes privées destructrices....les créanciers s'approchent douloureusement de l'heure des comptes et les peuples d'une explosion de colère.

 

Il y avait de l'ordre de 30 000 milliards $ d'actifs fantômes dans le système financier mondial, il en reste de l'ordre de 15 000 milliards $ qui vont pour l'essentiel s'envoler d'ici la fin de 2012. La mauvaise nouvelle c'est que c'est au cours de des trimestres à venir que ces 15000 milliards  vont s'envoler en fumée, la bonne nouvelle c'est qu'à partir de ce moment-là, on pourra sérieusement envisager de reconstruire un système financier mondial sain.

 

Cela implique toutefois la faillite (et/ou le sauvetage par les Etats) de 10 à 20% des banques occidentales.

 

(Et cette fois-ci, à la différence de 2008, les actionnaires en seront les premières victimes, y compris aux Etats-Unis,quelle que soit leurs droits. Seuls les actionnaires possédant un poids géopolitique important seront traités avec égard...fonds souverain, Etats amis...).

 

En matière de dettes privées, les ménages vont, notamment aux Etats-Unis et au Royaume-Uni devoir faire face seuls aux conséquences des hausses de taux et d'insolvabilité induites qui vont les toucher. Pris dans la nasse de la récession, les Etats occidentaux n'ont plus les moyens de porter secours aux classes moyennes tant qu'il n'y a pas de croissance. (et hélas ce ne sera pas le cas en 2012).

 

En Europe, le Royaume-Uni a décidé de laisser sa classe moyenne faire face seule à son endettement record. Cela revient à la faire chuter dans la classe défavorisée. Les prochains mois vont voir une nouvelle confrontation brutale entre cette classe moyenne britannique et ses dirigeants appartenant presque tous à l'uper-class.

 

Sur le continent, via les votes de rejet des dirigeants adeptes de l'austérité comme seule et unique solution à la crise de l'endettement public, les peuples ont ouvert une confrontation démocratique majeur avec les élites en place depuis près d'une vingtaine d'année, et au services des créanciers.

 

La tentative qu'incarne le nouveau président François Hollande, d'ouvrir une voie moyenne entre austérité et relance qui toutes deux ont échoué ou sont impossible politiquement ou budgétairement, va aboutir (car elle est la seule politiquement et budgétairement viable) mais pas avant la fin de 2012.

(En Allemagne aussi les voix se font de plus en plus fortes et nombreuses pour exiger un chemin plus équilibré car le coût social du succès économique allemand commence à être lourdement ressenti par une partie croissante de la population. (Spiegel 04/05/2012).

 

Entre temps, soubresauts politiques comme en Grèce et négociations complexes au sein de l' Euroland vont dominer l'agenda, rendant plus nerveux les créanciers et leur émanation, les marchés. Et cette nervosité des marchés est accrue par la conscience de la fragilité des institutions financières de Wall Street et la City au risque de non paiement des créances : dettes publiques ou privées.

 

Dès la fin de l'été 2012, le retour du thème de l'endettement ingérable des Etats-Unis, liés aux réductions budgétaires automatiques imposées en cas de non-accord du Congrès sur la réduction de l'endettement va déclencher le chaos aux US. on assistera ainsi  au remake que les dettes européennes et américaines ont déjà joué à l'été 2011, mais pour les marchés bien plus effrayant : la monétisation massive et brutale de la dette US

 

Pour ce qui est de la crise grecque, il y a une grande différence entre ce qui se passe actuellement et l'hystérie anti-euro de 2010/2011. S'il est théoriquement possible d'envisager une sortie de la Grèce hors Euroland sans remise en cause de la monnaie unique, il n'en reste pas moins que dans la réalité cette sortie est impossible. C'est d'ailleurs l'un des problèmes auxquels se trouvent confrontés les dirigeants grecs.

( sur ce sujet les économistes, qui vivent dans des mondes théoriques sans rapport avec la réalité, se sont trompés sans arrêt depuis des mois.Les chantres de la fin de l'euro, de Krugman à Roubini, ont en la matière aucune crédibilité.)

Pour revenir à la Grèce, tant que les dirigeants des deux principaux partis de gouvernement (PASOK et ND) appartiendront aux générations qui ont conduit le pays dans cette crise historique, il n'y aura pas d'issue politique viable faute de confiance populaire. Il appartient donc aux dirigeants de l'Euroland, et en particulier à Angela Merkel via le PPE et à François Hollande via le PSE, de faire pression sur leurs "partis frères" respectifs pour que d'ici septembre 2012 l'ensemble des dirigeants de ces formations soit renouvelé au profit de responsables de moins de 45 ans.

(un processus de ce type a bien  été utilisé pour faire lâcher le pouvoir à Silvio Berlusconi en bout de course...les moyens existent donc).

En la matière il s'agit de permettre au peuple grec de retrouver confiance dans des dirigeants neufs. Pour bien comprendre pourquoi une sortie de la Grèce hors de la zone euro est en pratique infaisable, un seul exemple suffira :

Si vous étiez grec, et qu'on vous propose d'échanger vos euros contre des nouveaux drachmes, que feriez-vous? No comment !

 

extrait de LEAP/2020

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Par romainwa - Publié dans : économie mondiale
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Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 10:11

La "rilance", la relance combinée à la rigueur, n'est qu'un problème insoluble parmi les dizaines d'autres qui se posent aujourd"hui au sein du système capitaliste.

 

Quand, le 25 septembre 2008, dans son discours de Toulon, Nicolas Sarkozy attire l'attention sur la nécessité de refonder lle capitalisme, il est dommage que les moyens n'aient pas été aussitôt réunis pour s'atteler à cette tâche indispensable

( qu'est-ce qui est injuste Monsieur Guaino, le fait que Nicolas Sarkozy n'ait pas été réélu, ou le fait que ce discours n'ait pas été suivi d'effet, oublié, occulté qu'il a été)

Parce qu'il s'agit bien sûr d'un projet très ambitieux et il a été léger d'en abandonner la réalisation, comme ce fut le cas, à l'initiative indivuduelle. Alors qu'un conseil de personnalités - et pour bien faire, international - aurait dû être réuni aussitôt, et des moyens adéquats mis à sa disposition pour définir les mesures qui s'imposent.

 

"Le capitalisme à l'agonie"

Tel est le titre d'un livre écrit par Paul Jorion, d 'aucuns disent qu'on ne refonde par un truc à l'agonie, doit t'on attendre patiemment qu'il meurt ?

 

Plus de trois années se sont écoulées depuis le discours de Toulon et, à part les protestations un peu désordonnées des "indignés", les initiatives individuelles de refondation du capitalisme n'ont pas répondu aux attentes. Un temps précieux a été perdu  (volontairement ?), mais il n'est jamais trop tard, d'autant que les problèmes qui se posent ont partout gagné en gravité et se sont, clarifiés.

 

Peut-être est-ce encore un peu tôt ( des élections doivent avoir lieu en Allemagne, aux Etats-Unis) pour que de nouveaux dirigeants, acceptent qu'un débat sur la refondation du capitalisme soit lancé, que les autorités incontestées sur les questions financières, économiques et morales y soient conviées

(plutôt que des "experts" économiques et financiers dont le parcours est aujourd'hui jonché d'une accumulation d'échecs navrants),

et que leur soit confié la tâche d'en déterminer les étapes...face à un écroulement devenu presque inéluctable.

 

Que ces personnalités proposent alors à nos dirigeants, les moyens de refonder le capitalisme, et si d'aventure, elle devaient reconnaitre que la tâche est irréalisable, qu'elles proposent de décrire le système qui devrait venir à la place.

extraits d'un article de Paul Jorion

 

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Par romainwa - Publié dans : économie mondiale
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Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 16:58

Les laboratoires que demain  on nous promet sont ceux que nous faisons aujourd'hui. à la lumière de l'expérimentation toujours en cours en Grèce, la plus "avancée" au sein de l' Union Européenne bien que non isolée mais à des degrés divers, (Espagne, Portugal, Irlande entre autres), il est frappant de noter combien la stupeur des populations issue de l'application des politiques d'austérité a permis depuis début 2010 à ce laboratoire-là de dérouler sa procédure, du moins de "pousser ses avantages" peut-on dire.

 

Car force est de constater qu'en fait de "procédures", qui signifieraient que le laboratoire a déjà pu identifier en amont les objectifs mais aussi les moyens à utiliser pour arriver à ces fins, les étapes etc..., l'improvisation permanente, les cafouillages, les tensions à utiliser même entre les diverses "équipes dirigeantes" rendent peu crédible l'idée d'une suite logique et prévue de causes et d'effets, d'autant plus avec un système économique et financier aussi instable et complexe comme peut l'être le système actuel.

 

Le laboratoire d'aujourd'hui est donc  improbable, mais bien réel..Ce même laboratoire, qui a servi à tester les multiples réactions sur une surface restreinte (l'économie grecque est une des économies de la zone euro la plus faible, en volume et structurellement), et sur une longue durée, est appelé à passer bientôt au stade du bilan et de l'évaluation quant aux potentialités de transférabilité à d'autres surfaces, cette fois plus importantes. Ce même laboratoire, de bric et de broc, géré par des pieds nickelés, sera un tout autre laboratoire demain, a la fois parce qu'il bénéficiera des analyses des expériences menées mais aussi de par l'impérieuse nécessité de passer à un niveau autrement supérieur quand il faudra qu'il expérimente sur la France et in fine l'Allemagne.

 

Ce qu'ont connu l' Espagne et le Portugal et dans une moindre mesure l' Italie n'est rien quand ces pays devront solliciter un second plan d'aide ou le premier pour certains, plan d'aide qui sera automatiquement conditionné comme les plans d'ajustements structurels de mesures drastiques d'austérité. Comme en Grèce, et lorsque ces pays y entreront, le poids des politiques d'austérité menée dans des pays ayant une masse économique et financière autrement plus importante que la Grèce viendra inéluctablement aspirer les économies de taille supérieure dans la spirale descendante qu'un tel laboratoire, forcément plus "productif", plus "efficient", continuera de mettre en oeuvre, de "mieux en mieux".

 

Car les citoyens européens doivent prendre conscience que les effets du laboratoire  d'aujourd'hui sont ceux qu'ils subiront demain, pour eux-mêmes. ET qu'espérer qu'à un moment donné les acteurs d'un tel laboratoire puissent stopper leurs expérimentations devant le risque d'une dégradation irréparable de la situation, c'est croire soit que de tels acteurs existent, soit se tromper quant à leurs identités (politiques), soit que le processus puiss être stoppé, au sens ou ils continueraient d'être maîtrisable.


La seule solution est donc de faire en sorte de ne plus alimenter la mutation en cours.

 

Pour ce faire, ce ne sont pas les politiques qui sont proposées et a fortiori encore moins celles qui sont appliquées actuellement qui le permettront. Au mieux, celles qui sont proposées pour de potentielles alternances politiques ne feront qu'en freiner la progression, ce qui est certes un progrès en comparaison mais insuffisant pour résoudre le problème. Il manquerait ainsi deux éléments essentiels.

 

Le premier élément serait que les citoyens prendraient enfin conscience que ce qui se passe en Grèce n'est pas que l'affaire des grecs mais bien l'affaire de tous les citoyens européens. En premier lieu parce que les réponses qui ont été et qui seront apportées seront celles de la solidarité, certes cahin-caha, sauf à accepter l'explosion de la zone euro et par suite, celle de l'UE : tout le monde, quoiqu'on en veuille, est donc lié. En second lieu parce que le processus en cours gagne chaque jour de la puissance, par l'accumulation de ses effets et de son expérience.

 

Le second élément est multiple. .On s'aperçoit assez vite que si l'on veut éviter de se noyer, il vaut mieux commencer par fermer les arrivées d'eau. Puis de faire en sorte que la corrosion spécifique ne s'attaque pas aux robinets, Que dans une maison inondée on évite de pomper dans une pièce pour inonder les autres. Et enfin, que l'on arrête d'ouvrir les sorties d'air. Il faudra que le mise en oeuvre de ces mesures soit suivies d'autres, qui induiront d'autres transformation ; propriété, richesses et répartition.

 

On ne peut donc mesurer la longueur du chemin qu'il convient d'emprunter pour savoir que le sommet que nous entrevoyons au loine cache de fait un immense parcours qui reste à définir. Un chemin que les citoyens devront emprunter seuls, les politiques ayant renoncé apparemment à en évoquer seulement son existence.

 

L' Europe se noie : Fermons les robinets !!!

Elle se noie de sa propre volonté, parce qu'elle refuse de fermer les voies d'eau. ..

Nous, citoyens européens, allons périr asphyxiés par des politiques d'austérité dont le seul objet est d'assurer que la liquidité continue de couler à flots, quand bien même ceci impliquerait que nous devions tous mourir.

- Par des flux d'intérêts des dettes publiques qui ne cessent de croître, alors même que nous manquons d'air.

- Par la spéculation qui contribue à maintenir grands ouverts les robinets de la dette publique.

- Par l'évaporation fiscale phénoménale au travers des bouches d'aération que sont les paradis fiscaux.

 

Il faut fermer les robinets :

suspendre le remboursement des dettes publiques lorsqu'un pays européen connaît une croissance insuffisante paour assurer son redressement;, dette dont une bonne partie et due au sauvetage du système bancaire et aux effets du tsunami des subprimes

 

interdire les paris sur les variations de prix, sur tous les marchés financiers en Europe, en rétablissant les réglementations qui rendaient effective cette interdiction.

 

interdire tout mouvement de capitaux vers des paradis fiscaux à partir du réseau SWIFT (les Etats-Unis ayant été autorisés en août 2010 à l'utiliser pour sa politique de lutte anti-terroriste).

 

Créer une monnaie commune de compensation afin de réguler des différentiels de balances commerciales entre pays membres de l'UE qui contribuent à asphyxier les pays importateurs au bénéfice d'un nombre de plus en plus réduit de pays exportateurs, au détriment de tous en Europe.

 

Tant que ces robinets ne seront pas fermés, nous refusons de participer à l'inondation en cours, en ne souscrivant plus d'obligations européennes et en nous retirant de tout contrat financier aui alimenterait cette noyade.

 

extrait d'un article de Zébu


 



 



 


Par romainwa - Publié dans : politique
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Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 16:14

En ce jour d'élection présidentielle il est bon de rappeler que les représentants du PS autant que ceux de l' UMP sont coupables de mensonges et de dissimulation graves sur la réalité du fonctionnement du système et sur les objectifs visés par les "élites".

 

Tous n'ont pas le même degrés de culpabilité bien sûr.

Certains, les pires, sont de véritables traîtres à la patrie et aux valeurs humanistes de base, tandis que d'autres ne sont que des cupides qui ont renoncé à toute morale et toute dignité pour des intérêts de court-terme, et la majorité sans doute ne sont que les idiots utiles, servant des causes dont ils ne saisissent ni la portée ni la finalité.

 

Ces derniers seront convaincus, de bonne foi que les dénonciations du "système" résultent de frustrations d'amertume ou de "théorie du complot" aussi fumeuse que inconsistante.

 

Alors que la vérité crève pourtant les yeux dès lors qu'on accepte de regarder la réalité en face, ceux-là se refusent à s'aventurer derrière le rideau de fumée.

 

1 ère victime d'un lavage de cerveau visant à les dissuader de mettre en doute la validité de la pensée dominante, ils se refusent à relier les points qui font apparaître une trajectoire toute autre que celle qu'ils croient contribuer à tracer.

 

Certes les manipulations sont parfois subtiles, masquées derrière des plans qui n'avancent pas de façon linéaire, brouillées par des contre-feux qui détournent l'attention et protégées par des barrières de fausses théories complotistes venant justifier les procédés de diabolisation et d'ostracisme de véritables "résistants".

 

Mais la trajectoire est claire :

une globalisation de la gestion des peuples qui s'appuie sur toujours plus de dérives sécuritaires et d'atteintes à la vie privée laissées aux mains de puissances privées qui se concertent dans des cénacles non démocratiques.

 

Ceci nous même droit au concept de  "village global"  auquel seul une hyper-classe mobile et apatride (les 1 %) échapperait. Les autres (les 99%) progressivement abêtis et conditionnés à accepter leur sort, n'auraient finalement d'autres fonctions que de servir, à leur insu, la caste dominante.

 

Il suffit de prendre du recul et d'ouvrir les yeux pour constater que cette trajectoire est bien celle qui nous est imposée.

 

Il suffit de considérer :

1) les pratiques abjectes et criminelles des plus hauts cercles d'influence (les cartels bancaires et les hobbies militaro-industriels essentiellement)

2) pour considérer la corruption, la collusion, la soumission des prescripteurs d'opinion vis-à-vis de ces "cénacles" malfaisants,

(notamment tous ces élus PS et UMP roulant pour le système ainsi que la clique d'économistes, d'éditorialistes et de pseudo-experts agréés, dont la mission consiste à nous conditionner au quotidien),

pour imposer une évidence : le mal vient d'en haut et le vent mauvais descent des cîmes pour s'abattre sur nos têtes, se diffusant au fur et à mesure qu'il s'approche du commun des mortels.

 

En France le bipartisme lui sert de paravent et offre un simulacre de démocratie.

 

(le monde est dirigé par toutes autres personnes que ceux qui nous gouvernent).Disraeli premier ministre de Grande-Bretagne

 


Par romainwa - Publié dans : politique
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Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 17:15

D'un côté le camp Sarkozy et tous ses puissants relais et soutiens (instituts de sondage, médias, CAC40), de l'autre, 70% des français, répartis certes autour de différents candidats (de Hollande à Le Pen en passant par Melanchon etc..;) ou même sans candidat (comme un tiers environ des sympathisants de l' UMP eux-mêmes), mais tous d'accord sur un point :

éliminer Sarkozy de la présidence du pays.

 

La campagne présidentielle s'apparente en fait plus à une révolution populaire, à un "front", contre une clique de privilègiés ayant pris le contrôle du pays, qu'à une élection classique...et les logiques droite/gauche n'ont plus rien à voir là-dedans.

 

Bien sûr les relais du président sortant ont tout fait pour cacher cette réalité, laissant croire que leur candidat avait pris un retard au démarrage, mais que la tendance était inévitablement irrésistible, que Hollande se faisait grignoter par sa gauche et au centre. Rien n'y a fait ! ils ont eu beau manipuler les chiffres, ils n'ont pas pu s'écarter de la réalité au point de prétendre que Sarkozy avait une chance sérieuse, en particulier au 2ème tour.

 

Et pourtant, ils ont attendu le plus longtemps possible avec l'espoir d'arriver à enclencher une dynamique favorable à leur candidat. A tel point qu'on pouvait se demander si ils n'avaient pas un projet de trucage des élections les autorisant à maintenir un écart aussi faible entre Sarkozy et Hollande en dépit de tous les signaux inverses que renvoyait la réalité des discussions familiales, amicales et autres retours de son.

 

Les instituts de sondage doivent éviter de perdre la face s'ils veulent continuer à travailler, et donc en fin de course, ils doivent absolument ramener leurs courbes vers la réalité. Heureusement pour tout le monde, il y avait une autre solution en dehors du trucage des élections elles-mêmes pour qu'ils gardent la tête haute : trouver quelque chose, ils l'ont trouvé ; ce sont bien sûr les "affaires" qui, comme par hasard,bien que connues et en cours depuis longtemps ( sans que les médias n'en fassent d'autre référence que anecdotique), sortent partout dans la presse, y compris au "Figaro" ou à "TF1", expliquant un effondrement soudain du candidat sortant dans tous les sondages.

 

C'est qu'on veut nous faire croire que sans cet élan de transparence et de révélation journalistique, les français n'étaient pas loin de réélire Sarkozy ! Eh bien, que les français le sachent, si Sarkozy n'est pas réélu, c'est que nous avons tenu bon face aux manipulations en tous genres dont nous avons été bombardés.

 

Le fait est que Sarkozy n'est pas n'importe quel candidat et qu'il n'a pas été n'importe quel président...La politique qu'il a mené depuis 10 ans se situe dans la pure tradition vichyste qui a sali en son temps une droite française que seul un De Gaulle a pu racheter, réaffirmant que droite et éthique peuvent aller de pair.

 

La présidence Sarkozy c'est un nouvel épisode qui salit la droite française, et de nombreux sympathisants de

l' UMP s'en rendent compte qui réservent leur vote et hésitent à le donner au candidat de leur parti. Et le fait est :

quel rapport y a-t-il entre un De Gaulle instaurant le Conseil de la Résistance après-guerre ou un De Villepin prononçant un discours contre l'attaque "préventive" de l' Irak par l' ONU sur injonction des Etats-Unis.., et Nicolas Sarkozy, vendu corps et âme aux intérêts des puissants du moment?

( Livrant son pays pieds et poings liés à leur rapacité, trahissant toutes les valeurs grâce auxquelles la France parvient encore à briller, un peu, au firmament international ).

Est-ce la Révolution ou bien Vichy qui nous rend fiers d'être français à l'étranger?

 

"Aidez-moi à construire cette France qui entraînera le monde sur la voie du nouvel ordre mondial" martelle-t-il à longueur de discours...Nous avons la possibilité d'envoyer un message en direction de tous les aventuriers de la politique dans le monde :

" Attention, les peuples peuvent être plus forts que tous vos soutiens financiers, que tous vos noyautages des rouages démocratiques, que toute votre capacité de corruption !".

 

Nicolas Sarkozy aura eu une qualité : celle d'avoir nettoyé la gauche française de tous les apparatchiks et autres opportunistes qui se sont empressés de trahir leurs prétendues convictions à l'appel de l'argent et des promesses de belles fonctions. Cela a certainement contribué au ressaisissement du camp socialiste, et cette élection peut encore servir à nettoyer la droite française de tous les affairistes qu'elle recèle et qui ont traîné dans le sillage nauséabond de Sarkozy ces cinq dernières années.

 

Un bienfait en sortira alors : l'épuration de la classe politque française dans son ensemble...de bon augure pour la cohésion de notre pays et son influence sur la scène européenne, et internationale....

...dans le monde "d'après crise" .


 


Par romainwa - Publié dans : politique
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