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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 15:16

1 ère partie
Croire que l'histoire du monde va reprendre son cours après la crise comme si de rien n'était, serait faire preuve d'une grande naïveté.

La Russie à montré qu'elle existait et que la période durant laquelle on pouvait lui faire impunément des pieds de nez est bel et bien révolue. Après avoir consciencieusement aboyé les Etats-Unis vont rentrer sagement dans leur niche en cherchant un autre moyen à faire élire McCAIN en novembre.Après on verra.

La crise géorgienne va se terminer par l'indépendance de l'ABKHAZIE et celle de l'OSSETIE du sud, laquelle fusionnera avec sa soeur du nord. L'opposition géorgienne va sans doute éliminer l'américain SAAKASCHVILI (sa famille se trouve déjà en Ukraine sous la protection du président Viktor IOUTCHENKO son allié),
 et retrouver une relation "amicale" avec la Russie.

Enfin l'OTAN verra sa popularité baisser sensiblement après avoir révélé son incapacité à résoudre les problèmes du monde, et par suite son inutilité, sinon sa nocivité.

Après cette crise , les quatres plaques tectoniques majeures de la Planète, Europe, Russie, Chine et E-U vont évoluer.... scénario futur possible :

L'Europe (Union européenne)
 
les déclarations contradictoires de la part des Chefs d'Etats qui composent l'Union européenne, mettent en évidences le défaut d'unité 
L'absence de consencus que tous ont pu constater semble procéder de deux groupes de facteurs :

- L'hétérogénéité du passé historique des membres de l'Union
Il existe une hostilité résiduelle contre la Russie de la part des anciens satellites de l'URSS. Leurs populations n'ont pas encore réussi à tourner la page.Il leur faudra encore une génération pour y parvenir.
A leur "ostracisme"  envers la Russie correspond au mythe
 de "l'Amérique" qu'ils ont crée et entretenu
 durant les 45 ans de leur assujettissement. Ils n'ont pas encore compris l'égocentrisme de l'impérialisme des Etats-Unis.

- A l'invers, les membres fondateurs de l'Union, et plus particulièrement une partie de leurs opinions publiques sont conscients de la nuisance des E-U pour le monde.
Leur élites politiques ont cependant conservé une mentalité "atlantiste" qui les empêche de rompre avec Washington, par manque de confiance en leurs propres forces.
Au contraire les opinions publiques (en partie) ont intégré cette réalité et désaprouvent le suivisme  de leurs gouvernements vis-à-vis des Etats-Unis.
( Il suffit de lire les articles de bloggueurs et les commentaires des lecteurs tant de droite que de gauche).

La conception de l'Europe a visé  la normalisation du fonctionnement administratif des Etats de l'Union en délaissant les fondements autrement plus solides que sont les Affaires étrangères et la Défense. La raison en est le manque d'unité historique.Les politiques ont évité (sciemment ?) les vraies fondations de l' Union pour se consacrer à ses seuls aspects administratifs.

C'est pourquoi une analyse de leur part devrait pouvoir leur faire reconnaitre l'erreur qu'a  constituée la trop grande rapidité de l'extension de l'aire géographique de l'Union , notamment celle qui fut dirigée vers les anciens satellites soviétiques (sous la pression des Etats-Unis ) pour des raisons multiples. C'est pour cette raison que l' Union cale sur sur l'intégration de la Turquie (malgré la pression des E-U) car elle a pris conscience de l'erreur.

En ce sens, on peut supposer que les pressions des E-U avaient pour motif d'affaiblir l'Europe et d'empêcher son rapprochement de la Russie,  conscients qu'ils étaient du fait que les Etats de l'Est européen feraient tout pour s'opposer à un tel rapprochement.

Une nécessaire recomposition de l'Europe

Dans l'organisation de l'europe actuelle existent plusieurs strates politiques, cela entraine une grande souplesse mais aussi une grande complexité de fonctionnement. Un strate plus spécifiquement "politique" et "stratégique" dont l'unité de vue,  de décision et d'action puisse  lui procurer une vitesse de réaction et une efficacité supérieure à ce qui existe aujourd'hui  est à envisager.

Ce strate politique fédéraliste et au-dessus des autres pourrait être dénommé E-U d'Europe ,elle ne regrouperait que les Etats fondateurs de la première étape, l'Allemagne, le Bénélux, l'Italie et la France..pourraient se joindre à ce groupe quelques Etats de l'Europe de l'Ouest souhaitant partager la même volonté d'union , Espagne, Portugal, Autriche et peut-être la Hongrie.

Le critère d'entrée serait l'acceptation d'abandonner la souveraineté en matière d'Affaires étrangères, de Défense, de finance et de commerce extérieur à un gouvernement central sous l'autorité d'un président élu pour quatre ou cinq ans et contrôlé par un sénat représentant les nations et une assemblée représentant les peuples.

Bien entendu il ne devrait plus y avoir de concession ni de statuts particuliers (ce dont souffre l'UE) . Les Etats n'acceptant pas seraient priés de rester à l'extérieur du groupe, sans que celui-ci les attende pour commencer à agir. Les décisions étant prises à la majorité simple.

Alors l'Europe ne se retrouverait plus dans un camp ou un autre. Elle serait "elle même", indépendante, car elle sortirait de l'OTAN, ( qui n'a plus de sens depuis l'effondrement de l'URSS ) . Cette politique aurait pour effet su supprimer la crispation de la Russie et la ramènerait ainsi dans le giron européen.

Concrètement serait écarté les anciens satellites de l'URSS, notamment la Pologne, empêcheur de tourner en rond, et la Grande Bretagne qui s'excluerait d'elle même. Au fil du temps il est probable que tous les Etats laissés pour compte viendraient frapper à la porte du groupe en acceptant les règles communes.

Pour qu'une telle initiative ait des chances de succès il faudra du temps, et un homme "fort" et "décidé" pour l'initier et la défendre avec vigueur, qualités qui siérait à un Président d'une Europe recomposée.

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