Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 14:34

Le xxème siècle a vu bien des crises financières, mais aucune ne présente le caractère de celle à l'heure présente.

Après la nationalisation de fait de Fannie Mae et Freddie Mae, qui se décida un week-end (comme par hasard), la mise en faillite de ces établissements aurait été le déclencheur d'une crise systémique mondiale, de l'aveu même des autorités américaines.

C'est un détonnateur qui a été désamorcé...par pour longtemps , ce n'est juste qu'un report, puisque cette semaine dernier épisode provisoire, sont annoncées la faillite de Lehman Brothers grande banque d'investissement et la nationalisation de l'assureur AIG (au pays du libéralisme, le contibuable assumera et payera la facture), une encoche de plus dans la solvabilité du système $..!

L'année 2009 semble se présenter comme celle des bilans, qu'il faudra bien un jour tirer...Sauver le système bancaire à tout prix, à n'importe quel prix, aura un prix..!
Surtout si l'on n'a pas le premier centime pour payer.

Ce n'est pas une crise ordinaire qui se profile, c'est une crise systémique globale. L'illusion des élections américaines joue sur les marchés, Obama le "pacifiste" a clairement annoncé son intention de reporter son effort de guerre en Afganistan , les russses s'en delectent à l'avance.

Le 4 novembre 2008, les USA devront choisir entre la peste et choléra. L'équilibre financier mondial repose sur une seule certitude, la confiance dans la solvabilité des américains....le seul problème; c'est qu'en la matière ce ne sont plus les Etats-Unis qui ont la main..!

S'il existe bien un géant aux pieds d'argile dans l'histoire moderne, ce titre revient sans discussion possible aux Etats-Unis. Réussir à se faire reconnaitre comme première puissance militaire mondiale en engloutissant des milliers de milliards de $, pour n'accumuler à la fin que de cuisantes défaites depuis plus de cinquante ans, aurait bien étonné les César de la Rome antique, ains que tous les empires qui portèrent l'aigle sur leurs étendards.

Pourtant ce fait est de lui-même anodin à côté de cette capacité à faire passer pour un empire financier le pays le plus endetté au monde. L'immense puissance militaire américaine ( 46% des dépenses militaires de la planète) au service de la croisade des "libertés" ne cacherait-elle pas une cause bien moins noble :
la globalisation économique ?

Déjà les secrets de la guerre froide Est-Ouest, prétexte à cette montée en puissance militaire de USA durant les années 1950-1990, posent quelques questions.En 1972, Antony Sutton, au sein de la Hoover Institution à Stanford, fut censuré par son directeur de recherche qui tenta d'empêcher la publication de son livre : National suicide ; Military aid to the Soviet Union, ouvrage dans lequel il s'en prenait au programme Nixon-Kissinger d'aide à l'URSS alors que cette dernière aidait les nord-vientnamiens dans leur effort de guerre.

Alors que le monde de la finance porte ses attentions aux crises bancaires, immobilières, et des crédits, il semble qu'à Moscou on ne se pose plus de question. Les experts de la guerre secrète, en attaquant dans la Caucase, ont implicitement décidé que l'heure de s'opposer aux américains est arrivée.Ce n'est pas une crise financière qui rentiendra l'attention en 2009, bien que les marchés risquent de baisser de l'ordre de 50% par rapport à 2007, mais le retour des tensions Est-Ouest, avec une économie au bord du gouffre pour toutes les puissances occidentales.

Le rebond probable des marchés avant les élections aux Etats-Unis, ne sera que le fruit, la somme de toutes les manipulations pou tenter d'imposer au monde le plan belliciste, le seul désormais envisgeable , et prévu de longue date par l'intelligentsia néo-conservatrice US. De son côté le candidat Obama n'a pas l'intention de quitter l'Irak.

Les dés sont jetés, et la guerre est désormais ouverte entre les russes et les américains. La signature le 14 août d'un accord entre les gouvernements des Etats-Unis et la Pologne pour déployer sur le territoire polonais des "intercepteurs de missiles" US et l'action la plus dangereuse entreprise en direction d'une guerre dont le monde est témoin depuis la crise des missiles de Cuba en 1962. Les USA ont fait semblant de trembler devant la puissance militaire russe pendant des décennies, alors qu'ils la finançaient secrètement.

Pendant ce temps 85% du personnel du KGB, les services secrets russes, préparaient la subversion idéologique ainsi qu'une guerre économique. La crise de l'heure présente, n'est que le dénouement de cette longue préparation, chacun des protagonistes ne pouvant plus ralentir, ni changer de direction...

Partager cet article
Repost0

commentaires