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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 14:02

Par Albert RICCHI

Le plan de sauvetage des banques reste d'une ambiguité totale. On aide de manière considérable les établissements bancaires, mais on cherche en vain les contreparties.

La Commission de Bruxelles a ainsi  refusé, de toutes ses forces, par pure idéologie, les véritables solutions à mettre en oeuvre. Cette complaisance à l'égard du système est avant tout une faute économique car, comme l'a dit très bien Joseph STIGLITZ, prix Nobel d'économie, "une transfusion sanguine ne sert à rien si on ne guérit pas l'hémorragie interne"...

Rien sur les paradis fiscaux, rien sur la vente à découvert, la titrisation, les produits dérivés, rien sur un prélèvement sur les revenus du capital ou une taxe sur les transactions boursières, rien sur la protection du pouvoir d'achat des salariés grâce à un système d'indexation des salaires sur les prix, presque rien sur la régulation effective des mécanismes de l'économie-casino.!

Plus grave encore, les dirigeants européens prennent les citoyens pour des imbéciles. Comment peuvent-ils décemment nous expliquer que le plan d'action ne coûtera rien aux contribuables ?
et comment osent-ils refuser tout plan de relance pour l'économie réelle ?

En vérité, ils sont capables d'investir des dizaines de milliards d'euros pour sauver le système bancaire sans vraiment le réformer, mais rechignent toujours autant à dégager un milliard pour la protection de l'environnement, la santé ou l'industrie. leur raisonnement est insoutenable.

Car les banques ont fait courir un danger mortel à l'économie mondiale et , loin d'être sanctionnées, l'Etat vient à leur secours (nécessaire) et leur rachète (d'une façon ou d'une autre) leurs "créances pourries".

Comment croire, dans ces conditions, qu'elles ne recommenceront pas ? l'épisode de la perte de 600 millions d'euros par la Caisse d'épargne dans une opération spéculative, alors que les projecteurs étaient braqués sur les banques, devraient faire réfléchir, même les plus obtus des libéraux.

Les banques n'ont rien changé à leurs pratiques spéculatives et quelles que soient les réglementations qui pourraient sortir d'un "Bretton Woods" de la finance, elles feront tout pour les contourner et continuer leur quête du profit maximum.

La seule justification au plan de refinancement des banques, c'est leur nationalisation intégrale. L'argument utilisé par Susan GEORGE, membre du conseil scientifique d'ATTAC France, est imparable : puisque les banques sont "trop grandes pour faire faillite" , elles sont aussi trop grandes pour faire partie du secteur privé!
Il n'est pas possible en effet, de laisser aux mains du secteur privé, dont le seul objectif est la recherche du profit maximum, une arme aussi dangereuse pour l'ensemble de l'économie.

Nocolas SARKOZY, président de la République française dit tout et le contraire de tout, dans l'indifférence générale. Et la majorité présidenteille UMP et le Nouveau Centre entonnent les ritournelles changeantes de l'Elysée.
(Le gouvernement vote un décret pour rémunérer les fonctionnaires "au mérite" alors que les PDG ayant conduit leurs entreprises à des pertes considérables,méritant d'être sanctionnés,  partent avec un parachute doré, ne sont pas sanctionnés, et que la présidente du MEDEF a obtenu qu'aucune loi ne soit votée à l'encontre des fautifs.)

Comment éviter le retour de la crise financière ? Comment éviter de nous retrouver, demain ou après-demain, dans la même situation qu'aujourd'hui ?

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