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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 18:28

Du 4 au 7 juin, les électeurs européens sont invités à élire le Parlement européen.
Mais s'agit-il vraiment d'élections européennes?

 

NON selon Harald Greib de NEWROPEANS 
(seul parti politique trans-européen)

 

Les élections du Parlement européen sont tout sauf une élection européenne. selon lui il s'agit en fait de 27 élections nationales dans lesquelles les électeurs nationaux élisent leurs 27 groupes de représentants au Parlement européen.

 

L'élection législative européenne n'est rien d'autre qu'une série de 27 élections nationales indépendantes organisées au cours d'un même week-end. Dans le même ordre d'idée, cette élection se déroule suivant
27 lois électorales différentes. 

Le droit européen se contente d'établir le plus strict minimum de règles communes dans ce domaine. Par exemple, il détermine le nombre total de délégués au Parlement européen et leur répartition suivant les 27 états membres, et, il permet aux ressortissants d'un état membre de l'UE résidant dans un autre état membre de se présenter comme candidat et de voter.

Pour tout le reste, le législateur national n'a d'autres contraintes que celles fournies par les constitutions nationales pour réguler, influencer ou même entraver le processus de l'élection au parlement européen.

La Directive européenne sur l'élection au Parlement européen manque tellement d'ambition dans sa volonté de créer une procédure électorale authentiquement européenne que la Commission européenne n'a même pas jugé utile de procéder à une compilation ni même à un tour d'horizon des 27 lois électorales nationales.

la Commission n'a pas trouvé intéressant de rassembler l'information concernant les principes électoraux qui pourraient être rendus compatibles entre les états membres dans le but de les rationaliser grâce à une procédure d'harmonisation dant elle est pourtant si friande, permettant de représenter une
volonté politique européenne.

Toute politique européenne pourtant systématiquement mise en oeuvre dans le domaine de l'économie (sans aucune considération pour les besoins nationaux) afin d'obtenir une concurrence aussi libre et dérégulée que possible, ne semble plus avoir la moindre pertinence lorsqu'il s'agit de constituer un organe de l'Union européenne.

Droit civil, droit des entreprises, droit pénal, droit financier...les états membres doivent les adapter aux standards européens. Mais que l'on en vienne à l'élection législative européenne et tout est parfait, acceptable, les procédures nationales sont toutes aussi bonnes les unes que les autres...!

Les lois électorales des différents états membres varient pourtant considérablement. Dans certains états seule sles partis nationaux peuvent être candidats à l'élection, alors que dans l'autre de simples listes d'électeurs sont admises. Pour palrer brutalement, dans certains états, les lois électorales sont faites pour limiter la concurrence politique. Les nouveaux partis sont tenus à l'écart de l'arène politique. Si l'on prend le cas de l'Italie, il faut récolter 35 000 signatures des cinq districts électoraux, pour le seul privilège de figurer sur le bulletin de vote officiel.  De plus, chaque signature doit être authentifiée par un notaire, le nouveau parti devant prendre à sa charge les frais d'authentification.

Par rapport à l'Italie ou au Danemark, où il faut réunir 70 000 signatures, la situation est presque trop belle pour être vrai en Allemagne ;: soit 2 000 signatures par liste régionale soit 4 000 signatures pour la liste fédérale.

Mais ce qui n'est pas prévu, ce qui est même interdit par les lois électorales nationales,c'est...un parti européen...!

N'est-ce-pas étrange ?

L'objet de l'élection est la constitution d'une institution de l'Union européenne.., et seul des partis nationaux ont le droit de nommer des candidats, à savoir des partis dont les membres, le programme, les objectifs, la sensibilité et les préoccupations sont structurellement nationaux, partis dénués de toute compréhension des questions politiques européennes et dont les membres n'ont pas la moindre formation européenne.

Pourquoi un parti national défendrait-il l'émergence de partis européens, se créant ainsi à lui-même de la concurrence à la prochaine élection européenne?

Ce n'est pas la faute des acteurs eux-mêmes, même si les partis nationaux utilisent joyeusement le Parlement européen pour se débarrasser de politiciens en déroute au plan national.
Prenons un pari informé sur le nombre de partis représentés au parlement européen : d'Allemagne six, de France six, du Royaume-Uni quatre..si l'on compte environ quatre partis par état membre, on obtient 108 partis représentés au parlement européen. Leur plate-forme politique, même en matière européenne, est nationale : ils ont été crées et élus au plan national, avec 108 programme différents. Les 8 groupes parlementaires européens sont donc composés d'environ 13 partis chacun. Dès lors est-ce vraiment si étonnant que le plus petit commun dénominateur soit si minuscule et empêche tant la moindre initiative politique intéressante d'émaner du Parlement européen ?

Une démocratie en Europe n'est possible que si le Parlement européen est élu par tous les électeurs européens au cours d'une élection trans-européenne unique, se dotant ainis d'une légitimité trans-européenne et devenant enfin capable de canaliser une véritable volonté politique enropéenne qui sera tout sauf le plus petit commun dénominateur des programmes de plus de cent partis politiques nationaux.

Alors seulement l'élection législative européenne sera une véritable élection européenne.

Le système actuel quant à lui n'est qu'une énorme fraude à l'étiquetage, masquant la triste réalité du monopole des partis nationaux sur le système politique européen.

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commentaires

F
Tout a fait d'accord. C'est a ces elections qu'il faut agir.Pour une vraie europe citoyenne et non elitiste favorisant les lobbies de la commission.