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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 13:58

Rappelons, comme évoqué précédemment, que l'UE n'a pas d'avenir sous sa forme actuelle.

Constamment bloquée par les atermoiements britanniques , minée par un élargissement incontrôlé... (largement piloté par Washington qui d'ailleurs intervient dès lors que les anglais évoquent un référendum, pour souligner que le Royaume-Uni doit rester dans l'UE), paralysée par des institutions bruxelloises sclérosées, et souffrant de surcroît d'un cruel déficit démocratique.

 

L'Euroland, naturellement intégrée par la monnaie commune,et débarrassée des poids morts, constitue le nouveau moteur, mais sa stabilité ne peut plus dépendre d'élections et d'institutions nationales.

 

Les résultats de l'élection italienne prouvent encore une fois que pour réussir durablement l' Euroland a besoin de ses propres élections et institutions.

 

Un mouvement citoyen européen (créé à l'initiative de Franck BIANCHERI aujourd'hui décédé ) : NEWROPEANS réclame par conséquent une fois de plus que l' Euroland soit doté de son propre parlement démocratiquement élu, pour désigner et contrôler un gouvernement de l' Euroland.

 

Ainsi les responsables de notre monnaie unique appartiendront-ils à une structure commune et donc indépendante des turbulences nationales.

 

Avec un parlement (ou une chambre parlementaire) et un gouvernement à soi, l' Euroland serait en mesure d'agir et de défendre efficacement les intérêts des citoyens à l'intérieur comme à l'extérieur. Un processus décisionnel commun à l' Euroland permettrait également que les intérêts des Etats membres soient mieux pris en compte et que les mesures à entreprendre pour combattre la crise et ses conséquences soient plus équilibrées qu'actuellement.

 

Les événements récents ont montré que l'épargne forcée et rigoureuse ne résout pas tout et finit par étrangler l'activité économique. Newropeans rejette donc aussi les coupes imposées au budget de l' UE récemment approuvé par le Conseil de l'UE. Si des coupes budgétaires doivent être imposées, qu'elles ne concernent que les salaires de bureaucrates, pas les programmes de politiques communes

. (Et les 6 milliards d'euros accordés par l'UE le 28 février à l'initiative Emploi-Jeunesse devraient être traduits par les Etats membres en actions concrètes dès à présent !).

 

Alors que jusqu'en 2009, les élections du Parlement Européen se faisaient en fonction des politiques nationales, les citoyens de l 'Euroland peuvent maintenant faire l'expérience inverse : les élections nationales en Italie affectent "leur Euro", l'ensemble de l' Euroland, alors qu'ils n'ont pas leur mot à dire. Pour autant que l'on puisse comprendre la colère des citoyens italiens, elle est essentiellement dirigée contre leur propre classe politique.

 

Si la démocratisation de l'UE ne se fait pas, les populismes de droite et de gauche apparaîtront ainsi que des attitudes nationalistes. Ce sera la conséquence du fait que les citoyens ont perdu leur accès à la " grande politique". En 2005, Newropeans a été fondé pour établir le lien entre démocratie et intégration européenne.

 

communiqué de presse de Newropeans

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 18:20

L'Irlande prend la présidence tournante de l'Union européenne et les commentaires sur la réussite irlandaise ne vont pas manquer de fleurir dans une certaine presse aux ordres..!

Elle repose, sera-t-il expliqué, sur un redressement financier résultant d'un choc de compétitivité favorisant les exportations.(sic).

Le modèle même qui est proposé à l'ensemble de l'Union européenne..cela tombe bien !

 

De quoi s'agit-il en réalité ?

Le gouvernement irlandais a cherché le salut en poursuivant sa stratégie de tête de pont vers la zone euro destinée aux entreprises transnationales. Ce sont ces dernières qui créent les flux financiers comptabilisés comme des exportations, et le choc de compétitivité provient de la baisse des salaires, de la chute des prix de l'immobilier de bureau, et surtout du maintien d'une fiscalité avantageuse. L'Etat ayant supporté les pertes colossales des banques,

( suite à l'explosion de la bulle immobilière irlandaise notamment , et comme l'avait souligné alors le ministre des finances italien: Trémonti : la question des créances à haut risque détenues par les banques comme facteur de risque.. lire mon billet du 23/01/2011 :Les causes de la crise irlandaise),

a vu sa dette exploser et, dans le cadre d'un plan de sauvetage, la rembourse en appliquant des mesures d'austérité ayant plongé le pays dans la récession, généré un chômage de près de 15% et contribué à une nouvelle vague d'émigration.

 

De quoi demain sera-t-il fait ?

Le gouvernement irlandais cherche à transférer aux banques la dette qu'il a contractée en les restructurant et la nationalisant, en application de la stratégie adoptée au dernier sommet européen de juin, mais les allemands et la BCE font obstacle. Le succès irlandais, c'est celui tout relatif d'une stratégie de transfert de la dette privée, ni plus ni moins. Et non pas celui d'une relance économique, car le flux des exportations irlandaises diminue au fur et à mesure que la zone euro s'enfonce dans la récession..!

 

Joseph Stiglitz a choisi la quotidien Handelsblatt pour faire entendre sa musique dissonante. Il avertit que "le vrai risque" pour l'économie mondiale se trouve en Europe, et rejette à la fois la pacte budgétaire et le palliatif temporaire que représenterait l'achat de titres souverains par la BCE. Ajoutant que si celle-ci fait de la poursuite des politiques d'austérité une conditions de ses financements, cela aura pour conséquence d'aggraver l'état du malade.Il conclut en se déclarant favorable à un "pacte de croissance" sans lui donner de contenu.

 

Ce thème va rebondir, repris en Italie au sortir de ses prochaines élections de février, soutenu pas le président de la République portugaise qui prend ses distances avec son premier ministre, défendu par le gouvernement irlandais qui connaît les limites du renouveau de son miracle.! Le mot est doté de pouvoirs magiques, comme tant d'autres dès qu'il s'agit d'économie, mais ce n'est pas une petite affaire que de lui donner de la consistance..!

 

Confronté à cette situation, le premier ministre japonais n'hésite pas pour sa part à voir les choses en très grand, ce qui implique, lorsque l'on veut dépenser vite beaucoup de crédits, une politique de grands travaux. Elle aura en l'occurrence comme justification partielle : la restauration des dégâts du Tsunami (car pour ceux de Fukushima, l'argent ne peut plus grand chose). Mais un précédent a existé au Japon, dont les résultats n'ont pas été à la hauteur des espérances: la trappe à liquidité est très profonde !

 

Quels sont les gisements de croissance en Europe ?

De quelles productions parle-t-on pour quels marchés, qui ne peuvent être trouvés qu'en dehors d'une Union européenne toute entière secouée par la crise ? La course à la dévaluation compétitive qui se généralise ne peut pas faire que des gagnants, elle tend même pour l'instant à ne produire que des perdants. La boîte à outils est remplie d'instruments devenus inutiles. L'exemple irlandais est là pour montrer la vacuité de politiques reposant sur des calculs de la croissance qui datent du temps où elle ne pouvait que progresser, comme les prix de l'immobilier...


ce Jour : CAC40 + 2,55%   FOOTSIE + 3,81%....

en raison d'un accord permettant de collecter 20% de la somme qu'il faudrait en réalité réunir aux Etats-Unis...

très clairvoyants les marchés...!!!

 

par François Leclerc

 

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 09:59

Comme suite à ses propos les bourses européennes ont toutes bondit ( le CAC 40 s'est "envolé" d'un peu plus de 4 % et le lendemain de plus de 2 %) impressionnant ! surtout en période de "vache maigre" !

 

Et si nous n'avions rien compris aux propos de Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne, commente Paul Jorion : s'il avait dit tout autre chose que ce que nous l'avons entendu dire ?

 

C'est très loin d'être impossible : durant la période 1997-2006 chacun des discours que prononçait Alan Greenspan, alors à la tête de la FED, était reproduit dans la presse qui pensait résumer consciencieusement ses propos alors qu'il disait souvent des choses dont on ne trouvait aucune trace ensuite dans cette même presse.

 

Ainsi, chacun a cru entendre dire jeudi par Mario Draghi que la BCE achèterait autant de dette espagnole et italienne qu'il serait nécessaire pour que le taux exigé sur leurs emprunts par le marché des capitaux revienne à un niveau raisonnable.

 

( à l'unisson la presse internationale comprend que Mario Draghi fera tourner la planche à billets européenne autant qu'il sera nécessaire..!)

 

Mais cela n'a aucun sens si l'on songe que jamais Monsieur Jen Weidmann, à la tête de la Bundesbank, n'acceptera une telle hérésie monétaire.

 

Bine sûr, le prédécesseur de Weidmann à la tête de la vénérable institution, Axel Weber avait démissionné en avril 2011 plutôt que d'avaler davantage de couleuvres en ce sens, et Jürgen Stark, économiste en chef de la Bundesbank, avait lui aussi démissionné pour la même raison et ceci en septembre de l'année dernière.

 

D'où un "réveil" nécessaire pour tous : ce n'est pas de la planche à billets que Draghi parlait mais de convertibilité, il a prononcé le mot : "ces primes ont à voir, comme je l'ait dit, avec la liquidité, mais elles ont à voir aussi, et de plus en plus, avec la convertibilité avec le risque de convertibilité " !

 

De convertibilité ! Du fait que les taux invraisemblables que le marché des capitaux exigeait de l' Espagne de de l' Italie jusqu'à ce qu'il énonçat ses propos rassurants jeudi, n'étaient pas dus à une prime de risque de non-remboursement mais à une prime de convertibilité : à la perte qu'essuieraient les prêteurs du fait d'un retour à la peseta et à la lire !

 

Pour empêcher cela, il suffisait que Draghi déclare : Tout sera fait pour préserver l'euro ! " (ce qu'il fit) et que l'on croie alors à ce qu'il affirme en raison de la fermeté de sa voix. Foin d'achats par la BCE de dette italienne et espagnole ! Foin de Jens Weidmann et son orthodoxie monétaire ! Foin de la cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe, réfléchissant qur les plages à la constitutionnalité du MES !

 

Personne n'avait entendu ce que Mario Graghi avait effectivement dit :

" Faites-moi confiance, on ne laissera pas tomber l'euro - et ce que j'ai dis-là devrait suffire amplement à ce que la prime de convertibilité tombe à zéro, puisqu'un retour à la peseta et à la lire est hors de question, foi de président de la BCE !"

 

" On ne laissera pas tomber l"euro ! " "On" ? il faut espérer qu'il ne s'agit pas de la même "bande de ons" qu'évoquait le poète ! Sans quoi la dette espagnole repassera rapidement la barre des 7 %, dès qu'on se rendra compte qu'il s'agissait bien malheureusement des mêmes "ons" .

 

Extrait d'un article de Paul Jorion

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 10:12

Pour les équipes qui arrivent au pouvoir dans l' Euroland, ces évolutions sont des évidences: alors qu'elles étaient révolutionnaires pour leurs prédécesseurs. Mais sur ces bases, les deux années à venir vont également voir le lancement de plusieurs grandes initiatives communes destinées à construire l'avenir:

programme commun d'investissements publics

(infrastructures communes dans le domaine des transports, de l'éducation, de la formation, de la santé, de la science et de la technologie...)


Leur financement va déclencher l'un des grands débats des deux prochaines années car il sera impossible, d'éviter un recours à l'emprunt direct auprès des citoyens, court-circuitant ainsi les banques et le financement sur les marchés financiers. D'un montant équivalent à celui des MES, 500 milliards d' Euros, il servira pour moitié à réduire la dépendance des dettes gouvernementales aux marchés financiers internationaux (via des Eurobonds), et pour moitié à financer les grands projets d'avenir. Si le MES est un embryon de Fonds Monétaire Européen, ce grand emprunt sera le prémisse d'un Trésor Européen. Et il fera partie de la panoplie d'instruments de solidarité sociale trans-européenne qui vont émerger d'ici 2014, pour progressivement remplacer les multiples fonds structurels traditionnels de l' UE.

 

D'autre part, à partir de la seconde moitié de 2012, l' Euroland va assister au retour constructif des français dans la projet européen. C'est une réalité oubliée de beaucoup puisque cela fait 17 ans qu'elle a disparu du processus décisionnel européen. Que ce soit Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy, aucun des présidents français depuis 1995 n'a eu la fibre européenne ( à la différence de leus prédécesseurs De Gaulle, Giscard et Mitterand).

 

Jacques Chirac avait au moins le fibre gaulienne du refus de l'asservissement, ce qui lui a permis de résister à l'embrigadement général dans l'invasion de l 'Irak, en partenariat avec le chancelier allemand Gerhard Schöder et le président russe Vladimir Poutine, Nicolas Sarkozy n'a eu lui aucune fibre, ni nationale ni européenne. Il n'aura fait que traverser le paysage politique poussé par des intérêts étrangers au bien commun des français et des européens.

 

Ces tendances au repli ont bien entendu été renforcées par la domination anglo-saxonne sur l'agenda européen, poussant l'élargissement et l' Euro-Marché au détriment de l'intégration et de l' Europe-puissance. In fine, cela fait 17 ans que la France a cessé d'apporter sa contribution intellectuelle à la progression de l'intégration européenne. Cette "absence française" au niveau européen n'aura été que le reflet d'une déconnexion croissante du pouvoir parisien avec le pays,..situation qui approche de son dénouement avec le rejet des français pour Nicolas Sarkozy

 

Les cinq années à venir vont plus ressembler en interne à l'arrimage des différentes composantes d'une station spatiale qu'à des charges de cavaleries. Chaque époque a besoin d'un certain type de dirigeants, l' Euroland des années à venir a besoin d'équipiers européens fiables et inventifs, sachant où ils veulent aller et conscients qu'ils ne peuvent pas y arriver seuls.

 

Parallèlement ces duex années vont voir l'accélération de la différenciation entre Euroland et UE; C'est un phénomène qui caractérisera en fait toute la décennie. L' Euroland qui fonctionne beaucoup sous forme de réseaux informels va devoir se doter de quelques bases institutionnelles. Elles seront légères car personne ne veut reproduire la bureaucratisation qui a sclérosé définitivement Bruxelles.; mais à l'image de la BCE, du MES, un secrétariat de gouvernance de l' Euroland va s'avérer nécessaire puis certaines institutions spécifiques au sein du Parlement européen

( réunions réservées aux Députés européens des pays de l' Euroland pour discuter des questions spécifiques à l' Euroland).

 

Cette évolution sera d'autant plus forte et rapide que le Royaume-Uni tentera de ralentir ou bloquer les actions de l 'Euroland. On a ainsi eu un exemple de l'effet contre-productif du véto britannique en décembre dernier..il a tout simplement obligé les autres à avancer sans Londres !

 

Chaque fois qu'il y aura blocage une nouvelle base institutionnelle sera créée. Cette évolution sera d'autent plus aisée que l'ensemble des pays de l' UE, à part le Royaume-Uni, sont en fait dans une logique d'adhésion à l' Euro. la plupart des pays de l' UE savent qu'ils seront dans l' Euroland d'ici 2017, ce qui facilite les évolutions de l' Euroland pour les années à venir.

 

Ainsi, après une quinzaine d'années d"errements sous influence britannique et américaine, pendant lesquelles les européens se sont fourvoyés de projet d'élargissement sans avenir  ( Turquie, Ukraine..) à des stratégies économico-financières illusoires, (stratégie de Lisbonne),  les années à venir porteront la marque du retour à l'intégration politique et économique, comme c'était le cas lors de la première renaissance communautaire des années 1984-1992.

 

extrait de LEAP/2020

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 06:59

Dans le contexte de crise systémique globale, pour les européens, deux tendances stratégiques vont marquer ces cinq années selon LEAP/2020.

- d'une part la pérennisation de l' Euroland comme nouvelle puissance globale à part entière

- d'autre part l'impératif absolu pour les élites européennes de lever l' hypothèse démocratique qui pèse lourdement sur le processus d'intégration européenne.

 

A partir de la seconde moitié de 2012, les conditions seront optimales pour que l' Euroland puisse assumer pleinement ces deux tendances. Les défis économiques, financiers, stratégiques et politiques restent bien entendu nombreux pour les européens; mais l'entrée de la crise dans sa phase de recomposition des équilibres géopolitiques mondiaux, avec l' Euroland, ils disposent d'un "nouveau souverain" capable d'influencer positivement les processus en cours.

( en période de crise, la lucidité est essentielle pour essayer de comprendre les événements et leurs conséquences. A titre d'anecdote, le titre de CNBC du 15/02/2012 sur les meilleures performances économiques de l' Euroland que ce que prévoyaient les "experts" anglo-saxons est très révélateur..!)

 

La grande différence aujourd'hui entre l'anticipation de l'évolution des Etat-Unis et celle de l' Europe tient au fait que les Etats-Unis ont un système politico-institutionnel archaïque et complètement paralysé alors que l'intégration européenne possède une forte dynamique associée à une grande souplesse institutionnelle. L'absence de réformes majeures aux Etats-Unis depuis le début de la crise en 2008 comparée à l'impressionnante série de bonds institutionnels européens depuis mi-2010 en offre une frappante illustration.

Dans le cas américain, la question de l'anticipation des événements impose donc de pouvoir identifier les points de rupture d'un système sclérosé. Dans le cas européen, il s'agit en revanche de cibler les processus encours et d'évaluer leur rythme de développement.

( ce dont les médias anglo-saxons qui nourrissent la sphère médiatique mondiale sont incapables, notamment parce qu'ils passent par le prisme britannique qui s'avère incapable de comprendre le processus continental d'intégration européenne autrement que comme une menace à conjuguer où à mépriser... attitude peu propice à la lucidité sur les événements..!).

 

Le processus décisionnel européen va considérablement s'améliorer pour ce qui est de l' Euroland puisque désormais seuls les pays partageant l' Euro prendront les décisions. C'est d'ailleurs l'un des grands mérites de ces années de crise que d'avoir enfin clarifié une situation aberrante qui voyait des pays hors zone Euro, voire anti-euro (comme le Royaume-Uni), participer aux décisions sur l' Euro. Mais néanmoins la nature même du processus de décision européen, impliquant négociations et compromis, continuera à le montrer comme chaotique et lent, par opposition aux prises de décisions nationales.

 

A la mi-2012 l' Euroland se sera dotée de tout une série de nouveaux dirigeants nationaux ( Espagne, Italie, Grèce, France, Slovénie, Belgique...) et dans les mois qui suivront l' Allemagne entrera elle aussi dans un nouveau processus électoral. L' Euroland sera donc dirigée par des hommes et des femmes qui pour la plupart seront arrivés au pouvoir après le déclenchement de la crise.

 

Jusqu'à fin 2011 les dirigeants de la zone Euro étaient des produits du monde d'avant la crise. Le fait que ces dirigeants, médiocres politiciens pour la plupart et non préparés à l'effondrement des convictions qui étaient les leurs jusqu'en 2008; aient pu affronter relativement bien la crise globale puis la crise grecque et ses conséquences sur fond de violentes attaques de l' Euro par la City et Wall-Street est une preuve de la dynamique d'intégration européenne à l'oeuvre au sein de l' Euroland.

 

(Ils étaient la génération de politiciens la moins bien armée pour "sauver la construction européenne" puisque souvent pas très intéressés par l' Euorpe et sous la coupe des banques et de Washington).

 

En l'absence de démocratisation du système, les technocrates sont les vrais maîtres du jeu dans le circuit communautaire englobant Francfort et Bruxelles...et les capitales nationales. Ce sont eux qui depuis la création de la CECA en 1951 tissent la toile de l'intégration européenne. Ce sont eux qui ont offert à nos dirigeants désorientés les solutions de ces dernières années. Ce sont eux qui préparent déjà les initiatives pour les prochaines années. Mais pour pouvoir réaliser des bonds en matière d'intégration européenne, ils ont besoin des politiques.

Et les politiques ne sont prêts à prendre des risques que dans deux cas de figure :

Quand ils ont peur, quand ils sont visionnaires.

La peur aura été l'aiguillon de 2010/2011.

La vision d'avenir sera celle des années 2012/2016

 

Deux éléments déterminent ce basculement de la réaction vers le projet car il s'agit bien de cela :

la peur n'entraîne que des réactions

la vision d'avenir s'incarne en projets.

 

D'une part, on constate qu'après l'épisode "serrage de boulon" voulu à juste titres par les pays dits excédentaires (Allemagne, Pays-Bas, Finlande...) on voit se développer partout dans les élites de l' Euroland l'idée qu'il faut ausssi se projeter positivement dans l'avenir (relance, investissements communs, Eurobonds..). Le passage par la phase d'austérité était inévitable, car l'intégration de l' Euroland impose d'avoir des règles communes, réellement appliquées et de cesser les politiques de surendettement collectif promues ces dernières décennies par les banquiers et les pôles financiers de la City et Wall-Strret.

 

Ainsi 2012 et 2013 vont voir la finalisation des nouvelles règles de gouvernance budgétaire, fiscale et économique communes de l' Euroland.  Contrôle commun des budgets, évolution vers une harmonisation fiscale :

( rapatriement des marchés financiers en Euro dans l' Euroland, réglementation financière renforcée  agence de notation européenne, taxe sur les transactions financières, Eurobonds, instauration d'un degré maximum d'exposition des dettes gouvernementales aux marchés financiers hors Euroland..)

....

(La City a conduit un "blitzkrieg" de deux ans pour tenter en vain de casser la zone Euro. A partir de maintenant l' Euroland va chaque année accroître la pression pour réduire la puissance déjà déclinante de la City. Et David Cameron comme les eurosceptiques britanniques financés par les hedges funds ne pourront pas grand-chose au fait, que quoi qu'ils en pensent, seulement 15 km séparent Douvres de Calais).


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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 10:38

Triple 0, telle est la note que l'on devrait accorder aux dirigeants qui ont mené l'Europe à l'impotence. Triple 0 à ces décideurs qui décident de rien du tout sinon de plonger les gens dans un climat anxiogène. Triple 0 à ces agences de notation qui prétendent détenir la vérité de l'économie.

 

Pourtant, ce qui s'est passé en 2011 sur le terrain ne laisse présager rien de bon pour cette année. Et la confiance en l'Europe du citoyen a pris de sérieux coups dans l'aile depuis que, de sommets en sommets, les dirigeants de quelques pays n'en font qu'à leur tête. L'Union Européenne dont la vision était d'éradiquer toute tentative de guerre et de rassembler les peuples est en train d'oublier ses promesses, par la faute de quelques leaders nationaux qui ne tiennent plus compte ni des citoyens, ni des élus du parlement européen.

 

On ne compte plus les sommets européens de la dernière chance, ni le nombre de fois où l'on parie sur la prochaine chute du triple A de tel ou tel pays. Ni l'inflation de communiqués d'autosatisfaction du gouvernement français en particulier, sur les capacités du couple franco-allemand à surmonter les difficultés. Ni la quantité de fois où l'on proclame la fin de l'euro. Et tout çà avec une grande légèreté d'explications.

 

 

Quatre personnes font aujourd'hui la pluie et le beau temps en Europe. Les deux premiers sont seuls devant leur clavier à prétendre noter les pays. Les seconds sont seuls à vouloir décider du sort de l'Europe. Les deux premiers dont des experts comptables de Standard&Poors, Les seconds sont les chefs des gouvernements de l'Allemagne et de la France. Cela semble incroyable mais c'est pourtant vrai. D'un côté, deux types devant leur clavier, installés dans leur bureau, et de l'autre côté un couple qui se déteste s'improvisent prévisionnistes en chef et déterminent par leurs bulletins réguliers le sort de 27 pays, 500 millions d'européens, et quelques 500 députés de l'UE.

 

Les deux types devant leur claviers s'appellent Moritz Kramer et Marko Mrsnik. L'un est allemand, l'autre slovène. Il appartiennent à l'agence Standard&Poors. Eux seuls ont le pouvoir dans le plus grand secret de surveiller et d'évaluer la dette de la France et de la dégrader. Deux hommes seuls sont ainsi en mesure de dynamiter la campagne électorale en France sur des évaluations dont on sait qu'elles ne sont pas fiables. Oui deux types arrivent à crisper le relationnel franco-allemand, l'avenir de l'euro, et par extension celui de l'Europe toute entière. En vendant leurs informations, en estimant la solvabilité des états, ces deux hommes qui n'ont de compte à rendre à personne, sont en train de provoquer les catastrophes qu'ils annnoncent.

 

Voyons de plus près leur bilan; Standard&Poors, Fitch et Moodys n'avaient pas vu venir la crise des subprimes. Ces mêmes agences ont aussi en toute impunité accordé de bonnes notes à des fonds qui se sont révélés extrêmement toxiques.Elles n'ont pas hésité à certifier des comptes mauvais. Enron, Lehman Brothers, autant de scandales qu'elles ont laissé passer. Il ya deux ans quand il était encore temps de prendre des décisions pour juguler la crise grecque, ces experts en notation n'avaient rien dit non plus. Le bilan de leur incompétence révèle la nullité de ces officines.

 

Comment nos responsables politiques peuvent-ils se laisser abuser par ce jeu de dupes? Quand sonnera-t-on la fin de la récréation, qui transforme nos dirigeants en écoliers appeurés? Le couple "Merkozy" s'est laissé duper en conduisant la politique que les marchés financiers, leur demandent de mener. Le couple "Merkozy" a montrer son incapacité à gérer une crises des dettes publiques pourtant bien moins virulente sur le papier que celle des Etas-Unis. La situation des finances publiques en Europe, est meilleure que celle des Etats-Unis ou de  la Grande Bretagne, laissant des marges de manoeuvre budgétaire. A la différence de la Grande Bretagne et des Etats-Unis qui, grâce à la FED et à la Banque d'Angleterre, peuvent intervenir et racheter de la dette, l'Europe ne le peut pas ! (traité de Maastricht).

 

Interrogez les européens, les parlementaires, mais aussi les responsables politiquies dea autres pays, ils vous le diront tous : C'est le couple franco-allemand qui nous a mis dans cette impasse. Et les peuples sont obligés de suivre. Le Parlement européen est réduit au silence. Le président du Conseil Européen, Van Rompuy n'existe pratiquement pas. Plus rien de fédéral ne fonctionne dans l'UE. Force est de constater qu'elle est incapable de changer de cap et de désigner l'avenir. La place centrale occupée par les marchés financiers est une source permanente d'instabilité.

 

La priorité c'est tout de même de s'occuper des peuples et de redonner la confiance. La politique d'austérité budgétaire conçue comme une doctrine n'apporte rien de bon, si ce n'est le chômage et le recul de l'activité à court terme, sans parler à plus long terme de la récession. Exigeons de nos dirigeants qu'ils unissent leurs volontés pour que ces agences de notation soient réglementées et que les notes accordées résultent d'un calcul transparent.

 

Exigeons d'eux qu'ils désignent l'avenir, qu'ils rassemblent les européens autour de leurs valeurs communes,et engagent les réformes qu'ils ont promises sur la régulation des marchés, sur la taxation des flux financiers, sur l'interdiction des paradis fiscaux et de toutes les niches. Demandons à nos hommes politiques de redéfinir une politique industrielle en limitant les transactions financières à celles répondant aux besoins de l'économie réelle. Demandons une politique des entreprises qui soit fondée sur les vertus de l'économie sociale et solidaire.Exigeons de nos dirigeants à venir qu'ils cessent de perdre leur temps à compter en aveugle mais qu'ils redessinent les chemins de la connaissance et de la croissance.

 


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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 11:31

Cette crise s'accentue très rapidement sous la pression de contraintes de plus en plus fortes

(selon LEAP/2020)


- l'absence de reprise économique aux Etats-Unis qui étrangle l'ensemble des collectivités publiques, habituées depuis deux décennies à un endettement aisé et à des recettes fiscales importantes.

- l'affaiblissement structurel accéléré des Etats-Unis tant en matière monétaire, financière que diplomatique

(même les responsables chinois estiment que la situation fiscales US est pire que celle de l'Euroland).

- le tarissement mondial des sources de financement à bon marché qui précipite la crise de surendettement des pays européens comme la Grèce, l' Irlande,le Portugal, l' Espagne..;et aussi le Royaume Uni, dans un contexte de refinancement important en 2011.

- la transformation de l' Euroland qui élabore de nouvelles règles du jeu pour les dettes publiques du continent.


ainsi le chemin du laxisme à la rigueur sera en partie payé par les investisseurs


On assiste côté européen à la transformation rapide de la zone euro en une sorte d'entité semi-étatique l'Euroland.

Le côté laborieux ne tient pas seulement à la faible qualité du personnel politique comme le martèlent les "ancêtres" comme Helmut Schmidt, Giscard d'Estaing ou Jacques Delors

(un peu de modestie leur ferait du bien).


Ce côté laborieux vient du fait que les évolutions en cours dans la zone euro sont d'une ampleur politique gigantesques (Fonds Européen de Stabilisation Financière, réglementation des Hedges Funds,limitation drastique des bonus bancaires, réglementation stricte des agences de notation, surveillance budgétaire, prochain renforcement de l'ensemble de la régulation financière du marché intérieur européen, première agence de notation de l'Euroland...).

 

Cette situation tétanise les dirigeants européens qui passent leur temps à nier qu'ils sont bien en train de faire ce qu'ils font, à savoir, bâtir une sorte d'entité politique qui va se doter de composantes économiques, sociales fiscales..;!

(Le ministre des Finances allemand Wolgang Schaube, est le seul homme politique à oser annoncer la couleur, lors d'une récente interview, il indiquait que , d'ici dix ans, les pays de l'Euroland auront réalisé une véritable intégration politique).

 

Il tient aussi au fait que les actions des dirigeants sont disséquées et manipulées par les principaux médias spécialisés dans les questions économiques et financières, dont aucun n'appartient à la zone euro, et qui tous au contraire sont ancrés dans la zone £/$ où le renforcement de l'euro est considéré comme une catastrophe. Ces mêmes - merdias -  contribuent très directement à brouiller encore plus le processus en cours dans l'Euroland.

 

Toutefois, on peut constater que cette influence néfaste diminue (la volatilité induite de l'euro diminue), il ne reste donc plus que la question de la qualité du personnel politique de l'Euroland qui sera profondément renouvelé à partir de 2012...On peut dire que d'ici 2012/2013 l'Euroland aura bien mis en place les mécanismes qui lui auront permis de résister au choc de la crise,

 

Concernant cette crise, ce qui va contribuer à accélérer l'explosion de la bulle des dettes publiques occidentales, et qui interviendra en même temps aux US, c'est la compréhension par les opérateurs financiers de ce qui se cache derrière le débat "des eurobligations" ( ou E-Bonds) dont on commence à parler depuis quelques semaines.

(Ce seront des obligations qui seront empruntées par l'ensemble des pays de l'Euroland et par d'autres Etats-membres de l'UE qui souhaiteront s'y associer comme l'on fait en mai 2010 les autres pays, sauf le Royaume-Uni, pour le Fonds Européen de Stabilisation Financière).

 

C'est à partir de cette fin 2011 que le fond de ce débat va commencer à être dévoilé dans le cadre de la préparation de la pérennisation du Fonds Européen de Stabilisation Financière. Ce qui apparaît brusquement pour la majorité des investisseurs qui spéculent sur les taux exorbitants des dettes grecques, irlandaises etc..c'est que la solidarité de l'Euroland ne s'étendra pas jusqu'à eux, notamment quand se poseront les cas de l'Espagne, de l'Italie ou de la Belgique, quoiqu'en disent les dirigeants européens.

 

Liam Halligan, un des meilleurs observateurs britanniques de la crise, a raison de souligner dans "The Telegraph du 27/11/210) qu'Angela Merkel (et bien d'autres responsables de l'Euroland) a bien l'intention de faire payer aux investisseurs une part significative de leurs paris irlandais, grecs,...mais cela se fera d'une manière organisée, selon une stratégie efficace et brutale dont les Etats ont l'habitude..!

 

En bref, selon LEAP/2020 il faut s'attendre à une immense opération d'échanges de dettes souveraines (sur fond de crise globale en matière de dettes publiques) qui verra offrir des eurobligations garanties par l'Euroland à des taux très bas contre des titres nationaux à taux très élevés avec une décote de 30%  à 50 % puisque entre temps, la situation de l'ensemble du marché des dettes publiques occidentales se sera dégradée.

 

Les dirigeants de l'Euroland nouvellement élus (après 2012) seront légitimes à réaliser une telle opération dont les grandes banques (y compris européennes) seront les premières victimes.

(Ces nouveaux dirigeants seront probablement plus indépendants du lobby bancaires depuis les années 1990)

IL est fort probable que quelques créanciers souverains privilégiés comme la Russie, la Chine les pays pétroliers...se verront proposer des traitements préférentiels. Ils ne s'en plaindront pas puisque l'opération aura pour conséquence de garantir leurs importants avoirs en euro.

 

extrait de GEAB

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 18:16

Les explications dans nos médias sous influence, sont toujours les mêmes :

La Grande Bretagne est un electron libre, les britanniques sont des solitaires, ils sont dedans mais uniquement quand çà les arrangent, mais on les aime comme cà !

 

Et puis pas question de réduire à la portion congrue la City qui draine une bonne partie des capitaux mondiaux qui autrement iraient ailleurs. La City est une institution inaltérable, on ne pourrait même pas imaginer de taxer les transactions financières sur la base de 0,001 % . La taxe Tobin ne passera pas, qu'on se le dise..choking.

Alors, vous pensez, accepter ce nouveau pacte qui mettrait sous tutelle l'ensemble des politiques des Etats signataires reviendrait pour les anglais à se couper un jambe.

 

Toutes ces foutaises servent à amuser la galerie, à gaver de miel une opinion peu regardante mais le diable se cache dans les détails et les détails en Grande Bretagne s'appellent les Paradis Fiscaux.

 

Rien de ce qu'on veut nous faire croire sur la soi-disant singularité anglaise n'est le reflet de la réalité. La City n'est pas une institution flairant bon la respectabilité et la tradition, non ce pays est rien moins qu'un repaire de brigands de par sa place financière respectée de tous, qui n'est autre qu'un tripot où convergent la plupart des flux de blanchiment d'argent sale.

 

Si Cameron n'a pas voulu signer le compromis c'est qu'il n'en avait pas le pouvoir. Car le pouvoir britannique n'appartient pas au gouvernement ni au premier ministre, pas même au peuple. Le pouvoir appartient à la City.

La vrai raison du singularisme, de la puissance en sous-main, c'est la City qui participe à l'enrichissement des oligarchies mondiales.

 

Pourquoi alors la Grande Bretagne reste-t-elle dans la C.E.E ?

C'est un trop gros morceau d'Europe pour rester en dehors des institutions, et pour mieux disperser les soupçons même si en réalité elle se trouve en dehors de la Communauté dès que sa solidarité est réellement mise à contribution.

 

De plus, le fait que la respectable Grande-Bretagne soit la garante des territoires de fraude généralisée et de dépendances pratiques au business occulte permet à ceux-ci d'échapper aux listes noires ou grises censées répertorier les Paradis Fiscaux.

 

En fait ce qui se trouve dans la Communauté, c'est la Grande Bretagne proprement-dite, mais surtout pas la City qui dicte le comportement du gouvernement dès lors que la menace d'une intrusion extérieure se fait jour.

 

C'est exactement ce qui se passe en ce moment où les gouvernements européens s'ingénient à trouver des solutions miracles à une crise qui n'est pas du tout une crise des dettes souveraines comme on veut bien nous l'expliquer, mais une conséquence du pillage systématique des richesses par une pompe aspirante à l'échelle planétaire et dont le coeur opérationnel se trouve à la City à Londres.

 

La Grande Bretagne c'est la majorité des paradis fiscaux du monde, c'est Jersey, Gernesay, les îles Caïmans, Anguilla, Gibraltar, les ïles Bermudes, Montserrat, les ïles Turques et Caïques, les îles Vierges britanniques, l'ïle de Man etc...

 

Suite au désistement anglais, à ce cavalier seul qui pourrait passer pour une bravade de plus, les journaux insulaires jouent les veuves effarouchées. The Guardian s'attarde sur l'isolement éventuel du Royaume Uni vis-à-vis du reste de l'Europe estimant qu'avec cette décision "Cameron met à plat 50 ans de politique étrangère".

et le quotidien d'ajouter "plus rien ne sera comme avant". De son côté, The Times, quotidien de centre droit, écrit à demi-mots que ce sont "les pays européens qui ont tourné le dos à Cameron" plutôt que le contraire.

 

Les anglais tournent autour du pot, tout le monde sait la triste vérité, mais ne pipe mot. Le pire c'est que nos médias font de même estimant qu'il ne serait de l'intérêt de personne de révéler l'horreur absolue des mécanismes financiers continentaux qui subtilisent à l'impôt donc aux deniers publics ce qui ne serait qu'un juste rétribution. Car nos médias appartiennent à des multinationales qui profitent du système et ne veulent surtout pas ébranler l'échafaudage.

 

Alors on explique que les vraies coupables, ce sont les petits qui bénéficient de lois sociales trop laxistes, ce sont les smicards qui coûtent plus que les fourmis chinoises, ce sont les 35 heures, la sécurité sociale, l'école publique. Alors on tranche dans le lard,on exploite la peur du lendemain, on badigeonne le futur de coupe budgétaire, de restrictions, d'augmentation du chômage, on crétinise le peuple pour mieux le contraindre et l'exploiter.

 

Gageons que dans les semaines à venir, les attaques contre l'euro de la part de la City et Wall Street vont se poursuivre voire augmenter afin de tenter de maintenir la valeur du dollar. (seuil important euro/dollar 1,3333).


extrait d'un article de Provola

 

 



 


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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 16:22

Savez-vous quel est le facteur le plus fréquemment observé dans les situation d'échecs dans la vie?

Le manque de connaissance ? Non . L'absence de relations ? Non. L'insuffisance dans l'élabaration d'un plan d'objectif ?  Non pas plus que çà.

Le principal facteur d'échec est l'indécision !

La crise que nous traversons actuellement n'est pas seulement une crise financière, elle est surtout une crise politique caractérisée par l'indécision.

 

La décision est au centre des questions du politique.

"L'indécision des leaders de la zone euro fait du mal non seulement à la Grèce mais à toute la région, y compris à des pays européens qui ont pris des mesures d'austérité pour contenir leur déficits"

commente Tralan Basescu, le président roumain.

Cet indécision du couple franco-allemand, pour ne pas le nommer, a un coût dont la résolution coutera beaucoup plus cher qu'elle n'aurait coûté si on avait agi à temps, il y a deux ans.

 

L'indécis est quelqu'un qui donne l'illusion de la réactivité et de l'action. Il parle beaucoup, fait des moulinets, mais se place dans l'impossibilité d'agir. Emporté par ses promesses, se sachant incapable de les tenir, il n'a plus comme ressource que de jouer la montre pour masquer son impuissance...(suivez mon regard !)

.Les agences de notation ne manque pas de distribuer les bonnes et mauvaises notes, et continuent de faire la pluie et le beau temps, intimidant les dirigeants.

 

Même les économistes en perdent leur grec et leur latin, une vraie cacophonie. C'est dire l'état dans lequel l'Europe a été plongée par la faute de ses dirigeants. Où est cette "gouvernance" de la zone euro, promise le 21 juillet dernier par les européens, avec ce Fonds Européen de Stabilité Financière qui n'est toujours pas entré en vigueur? Pour motiver les politiques à agir, faut-il être en face du scénario le pire ?

 

C'est bien la crise de leadership dont il est question aujourd'hui. Elle paralyse l'Europe autour d'un point de désaccord entre les gouvernements allemands et français : la taille du Fonds Européen de Stabilité Financière pour venir en aide aux pays en difficulté.


La déplorable image de l'Europe est en bonne partie due à l'impuissance de ses élites qui ne savent plus, dans un monde en crise, faire face aux urgences. Les nécessités de la délibération collective, l'urgence de certaines actions à entreprendre, sans oublier les exigences de l'opinion supposent des dirigeants à la hauteur. Soit des hommes engagés, appuyés sur de solides convictions et non des illusionnistes qui annoncent des mesures au fil de l'eau.

 

Or force est de constater que les pays d'Europe, dépassés par les évènements, n'ont pas su produire de tels caractères, capables de maîtriser ce qui s'appelle la gestion du temps politique. N'est-il pas nécessaire aujourd'hui de doter les instances européennes d'une sorte d'outil d'ide à la décision qui lui permette, en contexte de crise d'intégrer la multitude de parties prenantes, d'évaluer les différents scénarios avec un maximum d'objectivité, et de prendre des décisions rapides ?

 

Cet instrument politique, serait l'émanation d'un véritable ministère européen de l'économie et des finances gérant lees outils d'un fédéralisme fiscal, susceptible de faire poids pour peser dans la régulation des marchés.

La condition de cette autorité poilitque est l'acceptation et le désir d'engagement dans une Europe fédérale et solidaire.

 

Aujourd(hui, avec l'accord à minima signé le 27 octobre qui ne prend pas en compte la gravité de ce qui arrive, on a évité le pire, mais l'incendie n'est pas éteint et l'autosatisfaction de nos dirigeants ne cache pas le prix à payer : une austérité à perpétuité. Rien d'engageant ! Là où l'Europe aurait du chercher elle-même les outils de la solidarité, elle n'a d'autre recours que d'aller faire l'aumône auprès des chinois.

 

Le seul moyen d'en sortir : une solidarité européenne en acte sur des transformations structurelles fortes.

Dee plus en plus d'experts, d'hommes politiques et de citoyens sont convaincus qu'on peut passer à la vitesse supérieure pour retrouver des marges de manoeuvre. Ces marges sont prioritairement fiscales. Elles sont régulièrement évoquées depuis plusieurs années déjà; mais laissées en suspens.


Qu'il s'agisse de la lutte contre la fraude fiscale et de l'interdiction résolu des paradis fiscaux, qu'il s'agisse de la suppression des nombreuses niches d'impôts pour les nantis, de la réforme des agences de notation, de la création des eurobonds pour refinancer directement à moindre taux les états sans passer par les banques, ou bien encore de la taxation des flux financiers, de l'instauration de nouvelles taxations écologiques, de la séparation nette des activités de banque de dépôt et de banque d'investissement, ou encore de l'harmonisation de l'impôt sur les sociétés entre pays européens..., autant de mesures parmi d'autres qui peuvent rapporter des centaines de milliards. Elles sont techniquement réalisables pour peu qu'il y ait volonté politique commune renforcée.

 

Peut-ête faut-il saisir la gravité de la crise pour s'attaquer aux véritables changements et définir les nouveaux horizons : la transition énergétique, l'enjeu de l'économie sociale et solidaire, la transformation structurelle liée aux réseaux internet, et bien sûr cette révolution fiscale urgentes à engager.

 

Encore faut-il que l'esprit de décision revienne au sein d'une Europe plus solidaire et fédérale !

 

écrit par Yan de Kerorgen


 


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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 15:18

"Ils" s'invitent dans les pages du Cercle des Echos et déclarent à notre place que

"les peuples européens ne veulent pas d'un contrôle étroit des budgets nationaux"

et le nouveau EBS (Euro Safe Bonds)  (1) qu'on veut vous imposer " devrons faire partie de la nouvelle architecture financière de la zone euro".

 

"Ils" c'est ce collectif "euro-nomics" dont l'article  "Comment faire de l'euro une monnaie mondiale" a été publié aux Echos le 2 novembre. Un comité formé de neuf économistes universitaires, huit ayant fait leurs études supérieures aux US et UK, ainsi que toute ou partie de leur carrière, et une neuvième qui est professeur à HEC. Malgré cela ils se réclament tous comme étant des européens, alors que bien peu vivent effectivement dans l'Euroland.

 

Tout d'abord, il y a une confusion volontaire entre "les peuples de l'Europe", "les peuples de l'Euroland", et les lobbies bancaires de la City et de Wall Street.

 

Que la City ne veuille à aucun prix des eurobonds, çà se comprends, que le peuple anglais ne le veuille pas, çà demande à être prouvé, et que les peuples de l'Euroland ne le veulent pas est un propos qui relève de la manipulation de masse.

 

Quant aux EBS, ils ont une forte odeur de montage subprimes rance, vous ne trouvez pas ? C'est encore un merveilleux moyen pour contourner la BCE par une nouvelle agence à créer - (à Londres, puisque c'est un produit financier, on l'accueille avec plaisir !) - pour titriser de la dette et reproduire ici l'Armageddon financier qui a eu lieu aux US, et surtout éviter une fédération accélérée de l'Euroland qui lui permettrait de sortir la tête haute de la crise.(2). çà c'est un vrai plan,  !

dites donc messieurs, vous savez qu'on a des idées très précises sur

"comment faire vraiment de l'euro une monnaie mondiale"

sans avoir recours à vos services pas intéresses du tout ? Vous devriez aller proposer vos idées aux chinois qui sont aussi en train de faire du Yuan une monnaie mondiale dès 2015.

 

Quand à votre proposition de service pour l'Euroland, merci de ne pas téléphoner de nouveau, on vous appellera.

 

(1) EBS : quand un financier déclare qu'un produit financier complexe est très sur, et d'ailleurs que son nom le prouve, c'est le moment de lui tourner le dos.

 

(2) pour être attaquée de manière aussi véhémente et brouillonne, c'est que cette fédération doit être vraiment efficace pour leur faire aussi peur.

 

de Bruno Paul

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