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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 16:03

On avait l'habitude de dire qu'il n'existe pas, aux USA, une gauche et une droite comme en France, les partis démocrate et républicain étant pratiquement interchangeables.

Les événements récents, outre-atlantique, autour de la falaise fiscale, et en France, avec le cadeau de 20 milliards d'euros offert aux entreprises par le pacte de compétitivité, suggèrent qu'elle a cessé d'être vraie.

 

Un accord est intervenu aux Etats-Unis durant la nuit de la Saint-Sylvestre sur ce que l'on appelle, la "falaise fiscale" : un ensemble de mesures dont le liste avait été rédigée en août 2011 comme devant entrer en vigueur le 1er janvier 2013 au cas où un accord entre démocrates et républicains ne serait pas intervenu entre-temps pour maîtriser l'inexorable hausse de la dette publique.

 

Le plafond de la dette publique est déterminé aux Etats-Unis par la loi. Or, ce plafond ayant été atteint au printemps 2011, il fallait impérativement le relever. Un accord de dernière minute était intervenu au début du mois d'août 2011, quitte à remettre à plus tard la solution des questions épineuses.

 

Pour encourager représentants et sénateurs à approuver l'accord, un brouet empoisonné et dissuasif avait été concocté : un ensemble de mesures, inacceptables aux uns et aux autres, devait entrer automatiquement en vigueur le 1er janvier 2013. Pour dégoûter les démocrates, des atteintes à l' Etat-providence - ou l'Etat de bien être - comme on dit plus respectueusement là-bas, pour écoeurer les républicains, des coupes claires dans les dépenses militaires et les bénéfices des cliniques privées et de l'industrie pharmaceutique dans le cadre de Medicare, l'assurance maladie-invalidité des retraités.

 

Mais étant donné la polarisation de la vie politique aux Etats-Unis depuis le début de la crise, aucun progrès n'est intervenu entre août 2011 et décembre 2012, les deux partis campant sur leurs positions respectives.

 

Du côté républicain, l'objectif est de réduire progressivement la dette..tout en baissant les impôts. Une double contrainte qui implique une réduction des dépenses de l' Etat. La seule variable d'ajustement étant dans ce cas de figure la protection sociale, c'est elle qui ferait nécessairement les frais de l'opération.

 

Du côté démocrate - dont l'électorat est aujourd'hui constitué massivement de la partie féminine de la population américaine et des minorités hispanique, afro-américaine et asiatique - l'objectif est unique : assurer l'intangibilité de la protection sociale.

 

Bien que la minorité asiatique soit aujourd'hui plus riche que la majorité blanche, et que l'électeur moyen républicain soit donc plus âgé et plus pauvre que celui du parti démocrate, l'irréductibilité des positions est évidente : un clivage net existe entre la droite et la gauche sur la question de l' Etat de bien-être, dont les modalités et l'extension sont considérées négociables par la droite, mais pas par la gauche.

 

Les choix sont désormais des choix de société reposant sur deux analyses aux conclusions irréconciliables : pour les uns, la société est saine mais pénalisée par des impôts excessifs et une protection sociale à la fois inutile et trop coûteuse; pour les autres, le partage de la richesse est déséquilibré : une moitié de la population se partage 2% du patrimoine, tandis que 1% de la population en détient le tiers. Les plus riches, faute d'opportunités d'investissement productif en raison du trop faible pouvoir d'achat de la population dans son ensemble, spécule, déréglant le mécanisme de la formation des prix.

 

Dans un tel contexte d'affrontement, les prétendues "solutions de compromis" qu'il s'agisse de celle intervenue le 2 août 2011 ou de celle du 1er janvier 2013, n'en sont pas véritablement : l'irréductibilité des points de vue interdit toute solution, et les seuls accords qui puissent être conclus portent sur le fait de reporter à plus tard la recherche d'authentiques compromis, aujourd'hui introuvables,les deux modèles de société en présence étant irréconciliables.

 

Warren Buffett, le milliardaire, déclarait il y a quelques années que la lutte des classes existe aux Etats-Unis, que ce sont les riches comme lui qui la mènent, et qu'ils l'ont déjà gagnée.

 

Obama disposait d'une majorité de rêve au moment de sa première élection à la présidence,une majorité authentiquement de gauche pour la première fois dans l'histoire récente des Etats-Unis. Or, son alignement systématique sur des positions de droite a provoqué le découragement de ses partisans et a permis au Parti républicain de regagner en peu de temps une majorité au Congrès.

 

Paradoxe supplémentaire, mais l'histoire en est faite, la coalition qui a suivi - et qui se poursuit au début de son second mandat - a permis de reprendre cette lutte des classes dont W. Buffett jugeait, prématurément sans doute, qu'il s'agissait d'une affaire réglée...!

 

de Paul Jorion

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 11:06

La crise poursuit inéluctablement son cours, (entre gesticulations conjoncturelles impuissantes), nous rapprochant chaque jour un peu plus de l'irréparable, c'est-à-dire des fractures sociétales qui conduisent aux guerres civiles larvées ou ouvertes et des fractures internationales qui ne peuvent mener qu'à des fuites en avant fatales.


Pourtant, l'analyse des causes profondes de la crise est bien documentée : entre inégalités galopantes, système monétaire aberrant et système financier jouant son profit contre l'économie réelle, rien n'est hors de portée d'une volonté réformatrice affirmée. A croire que la réforme raisonnée est impossible et la révolution inévitable bien que hasardeuse dans ses effets.

Bonjour les dégâts !

 

La courbe du chômage augmente inexorablement, tel un signal de fatalité. A l'opposé du chômage il y a le plein emploi et ce plein emploi ne semble pas être l'état peu probable pour les sociétés hyper-industrialisées du 21 ème siècle.

 

On commence à comprendre que l'embellie des trente glorieuses n'était qu'un résultat conjoncturel du moins pour le France et d'autres pays européens.La configuration du marché du travail ne dépend pas d'une règle économique universelle et les chiffres des économistes ne servent pas à grand chose.

 

Le plein emploi obtenu pendant quelques années aux Etats-Unis est un trompe-l'oeil car il y a des sous-emplois qu'ici on désigne comme emplois précaires. La jeunesse l' bien compris : les études sont entreprises non pas pour l'élévation en valeur éthique que procure une éducation mais pour se faufiler dans le monde technique et occuper un emploi disponible.

 

Le chômage provient de deux facteurs, d'un côté la profusion de marchandises produites par un nombre restreint de travailleurs qui ne sont plus sectorisés dans les pays avancés, comme dans les années 1960-70 mais répartis de plus en plus à une échelle planétaire. D'un autre côté, il y a la raréfaction inévitable des ressources accentuée par la raréfaction de la monnaie, car les classes supérieures sont voraces et insatiables, étant même prêtes à franchir la loi.

(Comme ces entrepreneurs italiens rattrapés par le fisc parce qu'ils avaient fraudé pour se shooter aux ivresses d'une ferrari, ou encore Ernest Antoine Sellière fraudant le fisc à grande échelle).

 

Ce ne sont que des exemples parmi d'autres mais ils ont le mérite de dévoiler les traits de la nature humaine (toujours plus) et c'est en partant de cette "nature" qu'on peut comprendre un peu le chômage et pourquoi les élites et les peuples ne mettent pas en oeuvre une grosse machine volontaire visant à transformer en profondeur le système économique.

 

Si le chômage augmente et ne baissera plus, c'est sous la responsabilité des élus et des économistes.

On est pas prêt à voir le bout du tunnel..!

 

En 2012, il y a trois millions de chômeurs et la France regarde des apprentis cuistots évoluant sous le regard de chefs confondant la gastronomie avec une course à pied. Le jeux télévisés sont à l'image de la société, basés la plupart, sur des épreuves visant à éliminer les autres concurrents. Il n'est même pas certain qu'avec cinq millions de chômeurs les français se révoltent, les gens mangent à leur faim, ce n'est pas comme en 1930. Ils ont accès aux "net-vertissements" ou à la télé, pour tromper l'ennui et oublier qu'il n'y a pas de travail.

 

Le chômage découle d'une économie qui répond à des désirs humains, lesquels sont arbitrés par les règles édictées par le politique.

 

Les économistes ne veulent pas comprendre la genèse du chômage, les politiques ne peuvent résorber la chômage parce que la société ne veut pas réduire le chômage, du moins une majorité, et comme en démocratie c'est la majorité qui élit ses gouvernants, alors la boucle est bouclée.

 

La conscience se sent bien démunie et impuissante face au chômage qui parfois est vécu comme un drame, mais que faire quand la majorité ferme les yeux et qu'un chômeur n'a pas plus d'incidence sur l'attention des gens, qu'un accident de la route.

 

Quand tant de gens sont indifférents ou abrutis, quand le narcissisme et les perversions font que même chez les plus instruits et lotis, on trouve des individus, prêts à pourrir l'existence aux autres, ou à se démettre de leurs responsabilités, IL n'y a rien à faire, sauf à rester debout.

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 20:29

C'est en géographe que Manlio Dinucci examine la guerre en Syrie :

"le déploiement des forces de l'Otan et la coalition ad hoc que l'Alliance a formée, et surtout le mobile stratégique, le véritable enjeu du conflit n'est pas le changement de régime, mais la fermeture du débouché méditerranéen pour le gaz iranien et le contrôle des réserves de gaz syriennes".

 

La déclaration de guerre, aujourd'hui, n'est plus d'usage. Pour faire la guerre il faut par contre trouver un casus belli. Comme le projectile de mortier qui, parti de Syrie, a fait 5 victimes en Turquie. Ankara a riposté à coups de canons, tandis que le parlement a autorisé le gouvernement Erdogan à effectuer des opérations militaires en Syrie. Un chèque en blanc pour la guerre, que l'Otan est prête à encaisser.

 

Le Conseil atlantique a dénoncé "les actes agressifs du régime syrien à la frontière sud-orientale de l'Otan", prêt à déclencher l'article 5 qui engage à assister avec la force armée le pays membre attaqué. Mais déjà est  en acte le -  "non article 5" -  introduit pendant la guerre contre la Yougoslavie et appliqué contre l' Afghanistan et la Lybie - qui autorise des opérations non prévues par l'article 5, en dehors des territoires de l' Alliance.

 

Éloquentes sont les images des édifices de Damas et Alep dévastés par de très puissants explosifs : oeuvre non pas de simples rebelles, mais de professionnels de la guerre infiltrés. Environ 200 spécialistes des forces d'élites britannique SAS et SBS - rapporte le Daily Star- opèrent depuis des mois en Syrie, avec des unités étasuniennes et françaises. La force de choc est constituée par un ramassis armé de groupes islamistes (jusqu'hier qualifiés par Washington de "terroristes") provenant d'Afghanistan, Bosnie, Techtchénie, Lybie et autres pays.

Dans le groupe d'Abou Omar al-Chechen- rapporte l'envoyé du "Guardian" à Alep- les ordres sont donnés en arabe, mais doivent être traduits en tchétchène, tadjik, turc, en dialecte saoudien, en urdu, français et quelques autres langues.

 

Munis de faux passeports (spécialité de la CIA) les combattants affluent dans les provinces turques d'Adana et du Hatay, frontières de la Syrie, où la CIA a ouvert des centres de formation militaire. Les armes arrivent surtout par l'Arabie saoudite et le Qatar qui, comme en Lybie, fournit aussi des forces spéciales. Le commandement des opérations se trouve à bord de navires Otan dans le port d'Alexandrette. Pendant ce temps, sur le Mont Cassioum, au bord de la Syrie, l' Otan construit une nouvelle base d'espionnage électronique, qui s'ajoute à la base radar de Kisecik et à celle aérienne d' Incirlik.

 

A Istamboul a été ouvert un centre de propagande où des dissidents syriens, formés par le Département d'Etat US, confectionnent les nouvelles vidéos qui sont diffusées par des réseaux satellitaires. La guerre de l'Otan contre la Syrie est donc déjà en acte, avec le motif officiel d'aider le pays à se libérer du régime d'Assad. Comme en Lybie, on a fiché un coin dans les fractures internes pour provoquer l'écroulement de l'Etat, en instrumentalisant la tragédie dans laquelle les populations sont emportées.

 

Le but est le même : Syrie, Iran et Irak ont signé en juillet 2011 un accord pour un gazoduc qui, d'ici 2016, devrait relier le gisement iranien de South Pars, le plus grand du monde, à la Syrie et ainsi à la Méditerranée. La Syrie où a été découvert un autre gisement près de Homs, peut devenir un hub de couloirs énergétiques alternatifs à ceux qui traversent la Turquie et à d'autres parcours, contrôlés par les compagnies étasuniennes et européennes. Pour cela on veut la frapper et l'occuper.

 

C'est clair, en Turquie, pour les 129 députés (un quart) opposés à la guerre et pour les milliers de gens qui ont manifesté avec le slogan : " Non à l'intervention impérialiste en Syrie".

 

Pour combien d'Italiens est-ce clair, au parlement et dans le pays ?

 

article de : Manlio Dinucci

 

Pour combien de français est-ce clair, au parlement et dans le pays peut-on ajouter..?

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 05:11

L'usine d'Aulnay-sous-Bois...

Après la publication du rapport "Sartorius" sur la situation financière de Peugeot, on se demande s'il n'y aurait pas comme un oubli..!

 

On a beau commencer à être habitué, çà fait toujours quand même bizarre, ces situations où en lisant la presse, en écoutant la radio, on se demande si on est en train de rêver ou si quelqu'un quelque part nous prendrait pas pour des andouilles.

 

1- Une restructuration depuis longtemps annoncée

Le 12 juillet dernier, le groupe Peugeot confirmait le plan de restructuration tant redouté depuis des mois, qui allait aboutir à la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (93). La restructuration, particulièrement catastrophique (8000 suppressions d'emploi, sans compter les conséquences, encore inconnues, sur les sous-traitants), étaient expliquée par la baisse du marché européen, où le groupe prévoyait une baisse de 10% de ses ventes.

 

2- Où l'on apprend que les iraniens roulent en Peugeot

Parmi toutes les réactions atterrées que cette annonce avait suscitées, l'une d'elle détonait : le délégué syndical CGT de la boite pointait comme principal responsablee des difficultés l' abandon par Peugeot du marché iranien depuis février 2012.

Marché sur lequel Peugeot avait écoulé pas moins de 455 000 véhicules en 2011, en partenariat avec un construteur local nommé Khodro.


Pourquoi diable le groupe Peugeot avait-il décidé d'abandonner ce marché considérable?


La réponse de la direction était confuse, invoquant un problème de financement lié à des sanctions financières européennes prises contre l' Iran qui généraient les paiements interbancaires. Elle minimisait par ailleurs l'impact de l'abandon du marché iranien, évaluant la manque à gagner à 640 à 850 millions d'euros. Autant dire trois fois rien.

 

3- Où l'on apprend qu'Obama est actionnaire de Peugeot

L'agument du problème bancaire était ridicule, d'autres firmes faisant sans problèmes des affaires en Iran.

 

La réalité est plus crue. En février 2012,

PSA avait noué une alliance avec Général Motors, firme états-unienne détenue à 60% par l' Etat fédéral (oui, oui, une entreprise publique aux USA : c'est ce qu'on appelle la socialisation des pertes en période de crise), qui est entrée dans le capital de PSA à hauteur de 7%.

 

Or l'actionnaire principal du nouvel ami de Peugeot ( les USA, donc) est bien connu pour chercher des noises à l'Iran. L'Iran, ennemi de l'impérialisme et d' Israël, qui accueille le sommet des pays non alignés, l' Iran allié de la Syrie. C'est donc l'administration Obama qui a demandé à Général Motors d' imposer à PSA de se retirer du marché iranien. Cette décision semble même avoir été une condition préalable à l'entrée de GM dans le capital de Peugeot.

 

Comme quoi une firme capitaliste est capable de sacrifier ses intérêts pour une décision d'ordre purement politique, lorsqu'il le faut vraiment. On aurait pas cru. Ils doivent vraiment pas être sympas, ces iraniens.

 

4- Un rapport du gouvernement nous apprend que Peugeot n'est pas assez mondialisée

Nous voilà arrivé au 11 septembre 2012; date à laquelle le ministère du redressement productif a rendu public le rapport "Sartorius" qui était censé faire la lumière sur la situation économique de Peugeot et vérifier si le plan de restructuration était inévitable.

Surprise la restructuration s'avère inévitable

La presse fustige les "erreurs stratégiques" de Peugeot, coupable d'avoir "manqué d'ambition dans l'internalisation du groupe", bah oui, s'ils avaient délocalisé plus tôt la production à l'étranger, z'auraient pas besoin de supprimer des emplois aujourd'hui ; logique non ?

 

5- Ou l'on cherche vainement le mot Iran dans le rapport

Bon, à part çà, on se frotte les yeux, on cherche dans tous les articles de presse, et on trouve rien à propos de l' Iran. Finalement, c'était important l' Iran ? c'est çà ou c'est pas çà qui a fait couler le groupe? On aimerait bien savoir, mais on nous dit rien.

Alors puisque les journalistes sont des feignasses, on va remonter à la source, on va se taper le rapport "Sartorius". Vu que çà fait 47 pages, il en aura bien consacré une au marché iranien ( 13% des ventes en 2011, à rappeler)?

Eh ben non, on trouve rien.Mais alors, rien.

On cherche le mot "Iran" des fois qu'on l'aurait oublié, et on le trouve UNE fois dans un tableau intitulé "répartition géographique des immatriculations PSA en 2011 (hors Iran)"

Le seul endroit où le rapport mentionne l'existence du marché iranien, c'est pour dire qu'il en fait abstraction, sans expliquer pourquoi !

D'ailleurs, dans un autre tableau (page 7), le rapport mentionne sans aucun problème une répartition des ventes dans le monde dont le total est toujours inférieur à 100%. çà lui pose aucune difficulté, il a juste supprimé une ligne comme d'autres effaceraient des visages sur les photos officielles en d'autres lieux.

 

6- Où on se demande si on ne serait pas pris pour des truffes

C'est donc assez raide à quel point le rapporteur se fiche de notre poire. Même en étant de mauvaise foie, il aurait pu expédier un paragraphe du genre:

"contrairement aux allégations complotistes mal dégrossies, l'abandon du marché iranien et de ses 455 000 véhicules par an n'a eu qu'une incidence dérisoire sur la santé de l'entreprise"

Mais non, même pas, ils ne prennent même plus la peine d'emballer leurs foutaises.

 

Sinon le rapport nous apprend quand même que, toutes filiales confondues (banque, équipementier..) le groupe PSA n'est pas en déficit au 1er semestre 2012, vu que seule la branche automobile l'est (page 4). Mais çà on le saviat déjà.

 

Concernant la branche automobile, les difficultés sont cependant réelles, puisqu'au 1er semestre 2012 le réusltat opérationnel courant est négatif de 662 millions d'euros. C'est beaucoup. Mais en lisant cet article depuis le début on sait que l'impact de l'abandon du marché iranien était censé coûter 640 à 850 millions d'euros, et que c'était beaucoup...d'accord, c'est sur une année, pas sur 6 mois, mais quand même..!

 

Pour finir sur le bonne note, le rapport "Sartorius" trouve que l'alliance de Peugeot avec General Motors est plutôt une bonne idée, mais estime qu'il faut faire gaffe quand même que çà supprime pas encore des emplois à force de trouver des synergies (sur les achats aux sous-traitants, par exemple, qui pourraient désormais tous se faire aux Etats-Unis)

 

Vu la réussite de l'alliance avec GM jusqu'ici, on aurait tort d'être inquiets..!

 

lu sur Agoravox, écrit par lapindebois

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 06:16

 

Publié le 29 août 2012 dans Monde

et www.u-p-r.fr

 

Affluence record à Téhéran et défaite des USA/UE au sommet des non-alignés.

 

La défaite diplomatique de Washington et du camp euro-atlantiste se confirme avec la présence supplémentaire de Vladimir Poutine, Evo Morales, Rafael Correa, Hugo Chavez et des secrétaires généraux de l' ONU, de la Ligue arable, de l'OCI et de l'OUA.

 

1- 110 ETATS REPRESENTES, DONT 50 AU PLUS HAUT NIVEAU POLITIQUE


En effet, dès le 1er jour, des délégations représentant 110 des 120 Etats membres du Mouvement des Non-Alignés sont déjà arrivés à Téhéran.

En outre, selon les toutes dernières annonces présentées par le ministre iranien des affaires étrangères, 50 des 110 Etats seront représentés au plus haut niveau :

- 29 Etats seront représentés par leur chef d'Etat en personne  (27 Présidents, 1 Sultan (Oman et 1 Emir (Quatar))

- 9 Etats seront représentés par leur Vice-Président de la République

- 7 Etats seront représentés par le Premeir ministre, chef du gouvernement. C'est d'ailleurs souvent le véritable chef de l'exécutif, comme c'est le cas du Premeir ministre indien Manmohan Singh.

- 5 Etats seront représentés par un envoyé spécial.

Tous les autres Etats sont représentés au niveau de leur ambassadeur à Téhéran et/où par des délégations de hauts fonctionnaires mandatés par leurs gouvernements.

 

2 - DE NOMBREUSES SUPRISES DE DERNIERE MINUTE

 

Plusieurs surprises de dernière minute contribuent à faire de ce XVIe Sommet des Non-Alignés un très grans succès diplomatique pour Téhéran et une défaite cinglante pour les Etats-Unis, le Canada, l'Union Européenne et Israël, qui avaient exercé les plus fortes pressions possibles pour tenter d'isoler l' Iran.

 

Ces surprises sont la venue à Téhéran, les 30 et 31 août :

 

a) - du Secrétaire général de l' ONU, M. Ban Ki-Moon le camp euro-atlantique avait pourtant tout fait pour le dissuader de s'y rendre, car sa présence, même si elle est présentée comme critique, comporte un effet de symbole considérable.

 

b) - des Présidents et Secrétaires généraux de trois autres grosses organisations internationales, qui sont moins connues due l' ONU mais qui n'en jouent pas moins un rôle important dans la diplomatie mondiale.

 

  - la Ligue Arabe, pourtant très divisée sur le cas de la Syrie et majoritairement hostile au régime de Damas.

  - l'Organisation de la Conférence Islamique ( OCI)

  - et l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA)

 

c) - du président russe Vladimir Poutine. C'est d'autant moins prévisible que la Russie ne fait pas partie du Mouvement des Non-Alignés et qu'elle l'est donc cette année à titre de nation invitée.

 

d) - des présidents latino-américains Hugo Chavez (Vénézuela), Evo Morales ( Bolivie), Rafael Correa ( Equateur) et de Michel Temer vice-président du Brésil.

 

Ce n'est vraiment pas une surprise, compte tenu de la ligne politique des trois premiers dirigeants, mais leur présence n'allait quand même pas de soi et n'avait pas été annoncée préalablement par le ministre iranien des affaires étrangères. La surprise la plus importante venant du gouvernement de Brasilia, qui se fait représenter par le Vice-président de la République en personne alors que le Brésil n'est pas membre du Mouvement des Non-Alignés mais seulement "observateur".

 

e) - du Vice-Premier ministre d' Arabie saoudite et de l' Emir d'Umm-al-Quwain, envoyé spécial du gouvernement des Emirats Arabes Unis; Ce sont des surprises totales (qui n'avaient pas été annoncées auparavant), compte tenu de l'alignement de ces régimes sur les Etats-Unis et de leur hostilité à l'égard de l' Iran.

 

On peut relever que, le Premier ministre irakien, le Sultan d' Oman et l' Emir du Quatar faisant aussi le déplacement, de même que les ministres des affaires étrangères du Koweit et du Bahreïn, cela signifie que tous les pays riverains du Golfe Persique font donc le déplacement de Téhéran. L'Iran est ainsi le seul pays au monde à pouvoir actuellement rassembler des dirigeants de cette zone ô combien stratégique pour l'économie et la paix du monde.

 

f) - par ailleurs, il faut relever que le représentant du Hamas à Gaza, Ismaïl Hanlyeh, n'a finalement pas été invité, mais cela fait suite à un imbroglio qui montre les dissensions extrêmes des palestiniens. Cette absence permettra la présence du président de l' Autorité Nationale Palestinienne, M.Manhmoud Abbas, qui avait menacé de ne pas venir dans le cas contraire.

 

g) - enfin il faut noter que l' Australie a accepté de figurer à côté de la Russie comme "nation invitée" . Le gouvernement de Camberra ne se fait, certes, représenté qu'au niveau de son ambassadeur à l' ONU mais le geste est pour le moins inattendu de la part d'un Etat traditionnellement inféodé à Washington.

 

Dans son discours d'ouverture, le ministre iranien des affaires étrangères rappelle et soutien la demande des Non-Alignés de l'interdiction mondiale des armes nucléaires; il a demandé par ailleurs une réforme du système monétaire international et a souligné qu'il est question d'un

Nouvel Ordre international

par opposition au

Nouvel Ordre Mondial

proné par les occidentaux et l'oligarchie bancaire..!

 

L'organisation dont le siège est à Lusaka en Zambie, regroupe près des deux tiers de membres des Nations Unies et 55 % de la population mondiale. La variété des pays membres, constitue le plus grand pied-de-nez que l'on puisse opposer au découpage artificiel par religions ou "civilisations" promu par les "tink-tanks" bellicistes de Washington et de l' OTAN

 

Cette capacité de rassemblement des Non-Alignés fait ressortir ce qu'est l'OTAN/UE, un bunker agressif, qui ose se qualifier de "communauté internationale" alors qu' il ne représente même pas 20 % des êtres humains vivant sur terre.. !

 

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 06:31

A la fin de XXe siècle, la bonne nouvelle aura été la disparition de l' URSS en tant qu'empire imposant sa loi sur l' Europe centrale, et la mauvaise aura été la survie des USA en tant qu'empire imposant leur loi sur l' Europe occidentale, l' Amérique latine et d'autres parties du monde. La renaissance de la Russie et l'éveil de la Chine conduisent inexorablement à l'invention d'un Nouvel Ordre International dans lequel l'anachronique Empire US aura disparu. Dès lors, les stratèges s'interrogent sur la manière de limiter les affrontements inhérents aux périodes charnières. Les nouveaux leaders du monde, Beijing et Moscou, agissent avec précaution pour prévenir une guerre mondiale, mais s'attendent à des conflits régionaux selon le docteur Imad Shueibi.

 

Parler d'ère post-étasunienne ne relève plus aujourd'hui du voeux pieux ou du simple point de vue politique. Quand j'ai écrit à ce propos, en 1991, dans mon ouvrage " Le Nouvel Ordre Politique Mondial" il s'agissait d'une analyse prospective, il était impossible d'y croire à cette époque. L'incrédulité résultait de phénomènes connus en épistémologie tels que " l'obstacle de la connaissance commune ou la résistance au changement" .

 

A l'époque, ma réflexion constituait une rupture épistémologique, ce que désignera plus tard Nassim Nicholas Taleb sous le vocable de " pensée latérale". J'attirais l'attention sur le fait que - et c'est toujours le cas - les Grandes Puissances ne meurent pas dans leur lit. le danger que représente la mort de tels Etats réside dans le fait qu'il possèdent à la fois des armes nucléaires et un imposant passif historique et stratégique. De telles choses ne s'effacent pas. Elles subsistent au fond de leur conscience et dans leurs souvenirs.

 

Les officiels russes et chinois ne s'en sont jamais cachés et il ne pas non plus d'un excès de candeur, - contrairement à ce qu'a écrit Zbigniew Brzezinski - quand ils sont arrivés à la conclusion que l'émergence de la Russie et de la Chine et le déclin des Etats-Unis étaient inévitables, mais que ce dernier ne devait pas être trop brusque. Pour les grandes puissances, la rupture n'est pas une option. Elles peuvent échouer, mais pas s'effondrer. En réalité de telles puissances ne peuvent être que dissoutes.

 

Zbigniew Brzesinski en convient, mais il estime peu probable que le monde soit dominé par un successeur unique - pas même la Chine- ce sur quoi nous sommes pour le moment d'accord, de la même manière que nous convenons que la phase de désordre global et d'incertitude internationale s'est aggravée à tel point en 2011 que désormais menace un chaos épouvantable. Les Etats-Uniens, comme les Chinois et les Russes, redoutent une telles perspective; mais pour certains Etats aventureux comme la France et quelques autres pays au Proche-Orient, la perspective de perdre leur statut de puissance régionale fait craindre un accroissement du risque de déstabilisation. Les Puissances fortes redoutent le chaos alors que les Puissances faibles misent parfois sur celui-ci pour perturber les Fortes; dans l'espoir de les faires reculer sur la scène internationale avec des pertes minimales.

 

De façon notable, l'évolution vers un nouvel ordre international s'est accélérée au cours des deux années 2011 et 2012 dans la mesure où il n'y a eu qu'un court intervalle séparant l'annonce par Poutine de la fin de l'unipolarité, précisant que les puissances émergentes n'étaient pas encore prêtes à prendre le relais, de sa déclaration lors du sommet des BRICS à propos de la formation d'un Nouveau Système Economique et Bancaire ( la Banque BRICS). Non seulement le haussement de ton de la Russie et de la Chine a conduit à deux doubles veto, mais il leur a aussi donné la rôle moteur dans la dynamique actuelle en Méditerranée orientale, signifiant sans équivoque à la fois la fin de l'histoire états-unienne dans la région et l'impossibilité actuelle pour les différentes parties de prétendre à quelque nouvelle répartition que se soit.

 

La déclaration d' Obama, début 2012, sur la Nouvelle Stratégie Américaine annonçant " être en alerte et attentifs dans la Méditerranée orientale" ressemblait à une reconnaissance du nouveau rapport de force dans la région, parallèlement à l'armement du voisinage immédiat de la Chine. De plus, les déclarations d' Hillary Clinton depuis l' Australie sont apparues comme le prolongement de ces propos sur un affrontement avec la Chine, ce à quoi cette dernière s'est contentée de répondre : "personne ne peut empêcher le soleil chinois de se lever" .

 

Du fait de ces différentes déclaration états-uniennes, la Chine n'a pas attendu 2016 pour faire une démonstration de sa nouvelle puissance. Au contraire, elle s'empressa de se prononcer en faveur d'un ordre multipolaire - reprenant les termes russes - vu comme un Ordre international basé sur deux axes autour de chacun desquels de multiples pôles seraient en orbite. (Mais leur axe ascendant pendant que l'autre serait descendant).

 

Il est devenu clair que l'aggravation du conflit a profondément secoué la diplomatie étas-unienne, à tel point qu'elle fut contrainte - en avril 2012 - de sonner la retraite, même si ce ne fut que verbalement, et de préciser qu'elle n'était pas en Guerre froide avec la Chine. Ceci faisait suite à une rencontre entre le Premier ministre chinois et Kofi Annan, il fut annoncé à l' émissaire de l' ONU et de la Ligue arabe que la Chine et la Russie étaient désormais les premières Puissances, respectivement à la première et à la deuxième place, et qu'il était dans l'obligation de se coordonner à eux. Annan lui-même, e, ta,t que témoin du monde unipolaire de 1991 jusqu'au début du 21 e siècle, devait aussi être le témoin de la chute de ce monde et devait admettre ee que dorénavant lla question de la Méditerranée orientale était du ressort de Moscou et de Beijing.

 

Washington vient de vivre une décennie entière de guerres, - une période qui ressemble à la course aux armements avec l' URSS, dite de " guerre des étoiles" - qui, avec d'autres facteurs critiques, a épuisé les Etats-Unis et les ont transformés en une nation au bord de la banqueroute.

 

Le monde change. Nous sommes en train d'assister précisément à a cristallisation de ce Nouvel Ordre International -( et non pas le NWO envisagé par certains..!)- dont la formation avait été reportée depuis l'effondrement de l' Union soviétique, mais dont la maturité s'accélère, bien que les nouvelles puissances ne soient pas encore tout à fait prêtes pour cela.

 

L'accélération des événements au Proche-orient a contraint ces nouveaux acteurs à rejoindre la partie à marche forcée. Cependant, les conséquences de l'émergence de nouvelles puissances et du déclin de celles, comme les Etats-Unis, qui étaient auparavant leaders mondiaux vont se manifester sous peu. Elles se matérialiseront dans des luttes sanglantes qui ne pourront être résolues qu'une fois les Nouvel Ordre international établi, et avec le consentement des différents acteurs, selon le nouveau statu de chacun.

 

Imad Fawzi Shueibi

 

source : réseau voltaire

 


 

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 05:27

En juillet 2011, Washington a rejoint le "sirtaki énergétique" grec.


La secrétaire d'Etat Hillary Clinton s'est rendue à Athènes en ayant en tête les questions énergétiques. Elle était accompagnée de son envoyé spécial pour l'énergie eurasienne, Richard Morningstar. Ce dernier a été le conseiller spécial du président Bill Clinton, chargé de la diplomatie énergétique de Washington dans les batailles géopolitiques visant à démembrer l'ex-Union soviétique et à faire encercler la Russie alors plongée dans le chaos d'anciens Etats de l'URSS pro-OTAN.

 

Morningstar et le très controversé Matthew Bryza ont été les principaux architectes à Washington des projets étasuniens d'oléoducs et de gazoducs consistant à couper la Russie et ses ressources en gaz de l' Union européenne. Bryza est un opposant déclaré à l'oléoduc russe de South Steam qui passe à travers les pays de l'Est de la Méditerran"e. L'administration Obama n'est pas neutre concernant les nouvelles découvertes de pétrole et de gaz. Trois après qu'Hillary Clington ait quitté Athènes, le gouvernement grec a proposé la création d'une nouvelle agence gouvernementale pour gérer les appels d'offre en matière de prospection et de forages.

 

Morningstar est le spécialistes étasunien de la guérilla économique contre la politique énergétique russe. Il fut décisif dans le maintien du controversé oléoduc BTC qui part de Bakou, rejoint Tlibissi en Géorgie et va jusqu'au port Turc de Ceylan, une coûteuse entreprise conçue uniquement pour éviter un transit via la Russie. Il a ouvertement proposé que la Grèce et la Turquie abandonnent leurs différents historiques concernant Chypre, ainsi que de nombreuses autres questions et s'entendent pour gérer conjointement leurs réserves de pétrole et de gaz en mer Egée. Il a également dit au gouvernement grec qu'il devait oublier la coopération avec Moscou sur le gazoduc South Stream ainsi que le projet de gazoduc Bourgas-Alexandroupolis.

 

Selon un rapport de l'analyste politique Aristote Vassilakis publié en juillet 2011, l'objectif de Wahsington en poussant ainsi la Grèce et la Turquie à unir leurs forces sur le pétrole et le gaz réside dans le  partage prévu des revenus de ces exploitations. Selon son rapport, Wahsington propose que la Grèce obtienne 20 %  du chiffres d'affaires, la Turquie 20 % et la société etats-unienne Noble Energy, société qui a déjà assuré le forage dans les euax israéliennes et au large des côtes grecques, obtiendrait la part du loin, c'est à dire 60 % ...!

 

Bill, l' époux de la secrétaire d' Etat Hillary, est lobbyiste à Washington pour le compte de Noble Energy..!

 

Comme si ces complications géopolitiques ne suffisaient pas, Noble Energy, a également d"couvert d'énormes volumes de gaz au large de la République de Chypre. En décembre 2011 la compagnie a annoncé un forage réussi dans la zone dont on estime qu'elle recèle au moins 200 milliards de m3 de gaz naturel. Charles Davidson, le directeur général de Noble Energy, a fait remarquer à la presse que " cette dernière découverte démontre que ce bassin est de première importance au niveau mondial, en terme de quantité et  de qualité" .

 

Chypre est une pièce compliquée sur l'échiquier. Des documents déclassifiés du gouvernement étas6unien des années 1970 révélés récemment, montrent qu' Henry Kissinger, qui était alors le secrétaire d'Etat, aurait activement encouragé et facilité l'armement du régime turc de l'ancien élève de Kissinger à Harvard et premier ministre Bulent Ecevit pour organiser une invasion militaire de Chypre en 1974, ayant pour effet la partition ethnique de l'île entre un espace turc au nord et un autre grec et chypriote au sud; une division qui perdure encore aujourd'hui. La stratégie de Kissinger, soutenue par les Britanniques, était destinée à créer un prétexte pour une présence militaire permanente états-unienne et britannique afin de pratiquer des écoutes militaires dans la Méditerranée orientale durant la guerre froide.

 

Aujourd'hui, la partie grecque du sud, où Noble Energy a découvert de larges gisements de gaz, est membre de l' UE. Son président, Demetris Chritofas, est l'unique dirigeant communiste de l' Union européenne. Il est également un ami proche d'Israël, et de la Russie. En outre, il est très critique à l'égard de la politique étrangère états-unienne, ainsi que de la Turquie.

 

En ce moment, Israël envisage de construire un gazoduc sous-marin depuis les champs israéliens du Levant à travers les eaux de Chypre jusqu'à la terre ferme grecque, pour approvisionner le marché de l' UE. Les gouvernements de Chypre de d' Israël se sont entendus sur la délimitation de leurs zones économiques respectives, en ignotant la Turquie; Cette dernière a ouvertement menacé Chypre du fait de son accord avec Noble Energy. La Russie a réagi en déclarant qu'elle ne tolérait pas les menaces turques contre Chypre, compliquant encore un peu plus les relations russo-turques.

 

Les relations turco-israéliennes quant à elles, amicales par les passé, sont devenues de plus en plus tendues ces dernières années sous la politique étrangère d' Erdogan. Ankara a exprimé sa préoccupation au sujet des liens récents entre Israël et ses adversaires historiques, la Grèce et la partie grecque de Chypre. La République turque de Chypre du nord, alliée de la Turquie, craint de ne pas être représentée de façon juste dans le partage du gaz après qu' Israël et Nicosie aient signé un accord pour se répartir les 250 kilomètres de mer qui les séparent

 

Il devient évident, quand on jette en parallèle un regard sur la carte de la Méditerranée orientale, que l'appétit déroce pour les réserves de pétrole et de gaz et leur exploitation pose les bases d'un conflit de grande ampleur dans la zone, impliquant les intérêts stratégiques des Etats-Unis, de la Russie, de l' Union Européenne, d' Israël, de la Turquie, de la Syrie et du Liban.

 

source : Reseau Voltaire

 


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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 22:10

La découverte fin 2010 d'importantes réserves de gaz naturel dans les eaux israëliennes en Méditerranée a incité les pays voisins à inspecter de plus près leurs propres eaux.

Les résultats montrent que l'ensemble de la Méditerranée orientale regorge d'immenses réserves de pétrole et de gaz inexploitées. Ceci a d'énormes conséquences politiques, géopolitiques, économiques et pourrait avoir aussi des conséquences militaires.

 

Les premières exploitations ont confirmé que les réserves en pétrole et en gaz étaient impressionnantes partout dans les eaux au large de la Grèce, de la Turquie, de Chypre et de la Syrie..

 

Avec la crise financière désastreuse que connaît le pays, il n'est pas surprenant que le gouvernement grec se soit sérieusement mis à chercher du pétrole et du gaz. Depuis qu'il en a trouvé, le pays s'est mis à danser un curieux ballet avec le FMi et les gouvernements de l' Union européenne, une sorte de "sirtaki de l'énergie" afin de savoir qui contrôlera ces immenses découvertes et donc, qui en bénéficiera en dernier ressort.

 

En décembre 2010, alors qu'il semblait que la crise grecque pouvait encore être résolue sans plans de sauvetage géant ou de privatisations, le ministère grec de l' Energie a constitué un groupe d'experts afin d'étudier les perpectives en matière de pétrole et de gaz dans ses eaux. L'industrie pétrolière et gazière du pays a commencé à augmenter ses investissements après une première petite découverte de pétrole en 2009. Des études géologiques plus importantes ont alors été conduites. les premières estimations révèlent que la quantité de pétrole au large des côtes grecques dépasserait 22 milliards de barils dans la mer ionienne à l'ouest et quelques 4 milliards de barils dans le nord de la mer Egée à l'est.

 

Les parties sud de la mer Egée et de la mer de Crète ne sont pas encore explorées et les chiffres pourraient in fine s'avérer être beaucoup plus élevés. Un précédant rapport du Conseil National Grec pour la Politique Energétique annonçait : " La Grèce est l'un des pays les moins explorés en Europe au regard des réserves d'hydrocarbures potentielles ". Selon l'analyste Aristote Vassilakis, " les enquêtes mesurant lla quantité de gaz naturel ont évalué les réserves à 9 000 milliards de dollars " . Même si une petite partie seulement de ceci était disponible, cela suffirait à transformer radicalement les finances de la Grèce et de toute  la région.

 

David Hynes, l'expert en ressources pétrolières de l' Université de Tulane ( Nouvelle-Orléans) a confié à un auditoire à Athènes que la Grèce pourrait potentiellement résoudre sa crise et rembourser toute la dette publique via l'exploitation des nouveaux gisements de gaz et de pétrole découverts. Il estime que cela pourrait rapporter au pays plus de 300 milliards de d'euros sur 25 ans.

 

Mais au lieu de cela, le gouvernement grec est contraint d'accepter des remaniements ministériels, des réductions de salaires et des suspensions de versement de retraites pour obtenir un deuxième prêt de la part de l' UE et du FMI, ce qui ne fera que conduire le pays plus profondément encore sur le chemin du déclin économique.

 

Il est notoire que les dirigeants du FMI et de l' UE, et notamment d' Allemagne, demandent que la Grèce vende ses ports et ses entreprises publiques, parmi lesquelles bien sûr les compagnies pétrolières d' Etat, afin de réduire sa dette. Dans le meilleurs des cas, la vente des actions rapporterait au pays 50 milliards d'euros. Les plans prévoient que l'entreprise publique de gaz naturel, DEPA, privatise 65 % de ses actions pour rembourser la dette. Les acheteurs viendraient probablement de l'extérieur du pays, comme ce fut le cas pour d'autres entreprises grecques dans la même situation.

 

Le problème, au delà de la demande du FMI que la Grèce brade ses ressources pétrolifères, réside dans le fait que la Grèce n'a pas déclaré de Zone Economique Exclusive ( ZEE) comme la plupart des autres pays qui forent pour trouver du pétrole. Il y avait peu de besoins jusqu'alors. Une ZEE confère à l' Etat des droits spécifiques relatifs aux richesses du sous-sol dans ses eaux déclarées en vertu de la Troisième Convention des Nations-Unies sur le Droit de la Mer, entré en vigueur en 1994. En vertu de celle-ci, une nation peut prétendre à une ZEE jusqu'à 200 milles marins de ses côtes . (ex: la Norvège)

 

La Turquie a déjà déclaré qu'elle considérerait comme un " acte de guerre " le fait que la Grèce fore plus loin dans la mer Egée jusqu'à présent cela n'avait pas prêté à conséquences car aucune réserve de pétrole ou de gaz n'étaient connues. Désormais il s'agit d'un tout autre enjeu.

 

Evangelos Kouloumbis, ancien ministre de l' industrie à récemment déclaré que le pays pourrait " couvrir 50 % de ses besoins avec le pétrole découvert dans les champs offshore de la mer Egée, et le seul obstacle est l'opposition turque vis à vis d'une éventuelle exploitation grecque" .

 

source : Réseau Voltaire

 



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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 10:26

Pas de bouton rouge "reset" brandi devant les caméras du monde entier.

Le sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique-du-Sud) est un succès discret.

Les jalons sont posés pour que le Mexique et le Vénézuela y adhèrent. Ceci est encore fragile, mais il s'agit d'un succès.

Il faut remarquer que tous les objectifs ont été atteints.

1 . Objectif financier :

Le sommet a pris acte de l'état de composition du système de Breton-Woods qui donne au dollar US le rôle de monnaie de référence et de réserve dans le commerce international.(1). Ce système malade depuis 1971, l'est encore plus depuis 2008 (planche à billet avec le doux nom de QE1, QE2 pourquoi pas QE3 (quantitative easing). Ce mouvement de planche à billet ne concerne pas seulement les Etats-Unis mais aussi la Grande-Bretagne et depuis peu la zone euro.

Face à ces pays qui font payer leur inflation par les autres, les pays des BRICS ont officialisé ce qui s'était mis en place depuis deux ans : le commerce en monnaies nationales : rouble-Yuan, Yuan-rouble, réal-yuan etc...l' Inde a ouvert la voie en achetant du pétrole iranien en or qui redevient progressivement une devise internationale.

Il manque à ces initiatives une architecture : le sommet des BRICS a décidé la création d'une banque de développement qui libérera cette zone des politiques du FMI et de la banque mondiale. On connait le FMI mais la banque mondiale un peu moins. Elle sert en gros à financer les projets de développement dont l'échec nécessitera l'appel du FMI et à ses mesures d'ajustement structurel

( pratiquement la mort de faim ou de maladie d'une partie de la population...il faut appeler un chat un chat).

Cette banque de développement s'ouvrira ensuite à d'autres pays comme le Mexique ou le Vénézuela.

 

2 . Objectif économique :

Le sommet des BRICS, pays en forte croissance économique a réaffirmé que la politique ne devait pas interférer avec le développement économique normal, créateur de paix entre les peuples. La construction d'un oléoduc entre l'Iran, le Pakistan, l'Inde puis ensuite la Chine ne peut pas être interrompu par une décision politique des Etats-Unis.

Les Etats-Unis ne peuvent pas imposer un embargo unilatéral à des pays qui achètent leur pétrole à l'Iran. Si les Etats-Unis ou l'Union-Européenne veulent ne pas l'acheter, c'est leur affaire, mais pas celle du reste du monde.

(C'est un échec cuisant pour la diplomatie Clinton-Ashton)

 

2 . Objectif politique :

Le sommet des BRICS, n'a pas été prévu comme organisation politique. C'est donc un changement majeur. Des pays éloignés les uns des autres, aux cultures différentes, trouvent une position politique commune sur deux points majeurs :

- le refus de l'unilatéralisme euro-américain ( cas de l'utilisation de l'arme économique contre des pays de l'axe du mal et de la tyrannie avancée). Le monde est multipolaire et le sera que le veuillent les Etats-Unis où pas.

( On se rappelle une certaine position française en 2002 qui sonne rétrospectivement comme un  baroud d'honneur...depuis 2007, la question de l'indépendance française ne se pose plus !).


- La réaffirmation de l'ONU comme seule et unique instance habilitée à faire la guerre. La Chine et la Russie ayant un veto, le Brésil et l' Afrique du Sud demandant le statut de membre permanent et le siège français étant de plus en plus contesté, le temps travaille pour les BRICS dans cette configuration.

Une motion contre l'ingérence occidentale en Syrie a montré le caractère politique nouveau de cette organisation.

 

Face au FMI et à la Banque Mondiale et les 1,5 à 2 quadrillons de dollars de produits dérivés qui risquent d'exploser, les BRIC devenus les BRICS avec l'entrée de l'Afrique-du-Sud et qui devrait rapidement devenir les BRICSM avec l'entrée du Mexique anticipent leur salut. Tant pis pour l'Europe incapable de se dégager des incompétences notoires qui restent en place et du citoyen occidental incapable de réagir.

Le reste du monde solvable et productif construit ses digues et coupe le monde en deux :

 le monde cancéreux-virtualiste et le monde productif solvable.

( Comme tout cancer, le monde transatlantique va essayer d'envoyer ses métastases dans le reste du monde)


Il suffira que la zone BRICS ne reconnaisse pas les produits dérivés et déclare leurs monnaies non convertibles pour procéder dans leurs pays du moins, à l'apoptose du système financier basé sur le dollar.US

Ce "il suffit" porte en germe une guerre à mort..!

Personne n'a osé jusqu'alors engager les hostilités sans être pulvérisé ou lynché. Il n'y aura pas de déclaration de guerre pour une troisième guerre mondiale : Il suffira qu'une banque centrale annonce qu'elle n'accepte plus le dollar..!

 

Cette union tire sa force de ses complémentarités :

- la Russie de Poutine donne la sécurité militaire . Il n'y aura pas de pillage de l'or et du pétrole lybien au sein des BRICS.( La Russie et la Chine, dans l'esprit du pacte Briand-Kéllogg ont renoncé à la guerre pour résoudre leurs différents).- Une grande victoire pour la paix-.

- La Chine donne la base économique et financière.

- Le Brésil et l'Inde des réserves de développement considérables (des millions de personnes dont il faut améliorer le niveau de vie)

Il reste à résoudre les différents Inde-Chine sur lesquels comptent "l'empire" pour créer la zizanie, qui groupe la moitié de la population mondiale et le tiers mais probablement la moitié si on compte la VRAIE économie, la production de richesses en vue d'amélioration du niveau de vie de la population. Le groupe transatlantique a déjà créé son économie cancéreuse qui ne sert qu'à répondre aux besoins créés par son cancer. Cette économie qui ne compte pour rien devrait être comptabilisée comme négative et non positive.

 

Comment va réagir le groupe transatlantique (un groupe de mafieux internationaux) à ce défit qui lui est lancé ?

La volonté que ces BRICS n'existent pas est évidente. Après avoir prédit que ces BRICS ne marcheraient pas, que vont faire les bandits occidentaux ?

 

(1) il est à noter que Zhou Xiaochuan, Gouverneur de la Banque Centrale de Chine expliquait en 2009 que l'actuel système monétaire international fondé sur l'utilisation d'une monnaie nationale,( le dollar US) est inédit dans l'"Histoire" monétaire mondiale.

voir mon article :

http://millesime.over-blog.com/article-reformer-le-systeme-monétaire-international-96345505.html

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 11:29

Kennedy fut le dernier Président connu pour avoir défié le système de la Réserve Fédérale

(banque centrale américaine)

et on sait ce qui lui est arrivé. Les circonstances exactes de son assassinat restent mystérieuses. Ce que l'on sait, est que JFK était, dans de nombreux domaines,un individualiste qui, comme Président, agissait souvent indépendamment et parfois en conflit direct avec les intérêts puissants représentés à Washington.

L'un d'entre eux était la Réserve Fédérale.

 

L'économiste Seymour Harris décrivait Kennedy comme

" Le Président le plus compétent dans le champ économique de tous les temps".

 

En 1961, JFK conciliât une profonde compréhension du principe économique qui préconise de laisser un maximum de capitaux à la source de la production ainsi qu'au contribuable (..) Considérant le rôle de la Réserve Fédérale, James J. Saxon l'administrateur monétaire de JFK, encouragea un projet politique octroyant de larges pouvoirs d'investissements et de crédits non-affiliés à la Réserve Fédérale.

 

Cela aurait impliqué à ces banques et institutions de crédit indépendantes de fixer leurs taux d'intérêts, concurrençant ainsi la Réserve Fédérale.

(Ne pas oublier que la FED est un organisme privé)

Saxon décida également que ces banques pourraient garantir l"emission de bons à l'échelle locale ou fédérale, un domaine jusque là réservé aux banques affiliées à la Réserve Fédérale. Cette politique mettait en porte à faux l'administration Kennedy vis-à-vis de la puissante banque centrale, elle qui cherche à toujours étendre plus ses prérogatives de monopole sur l'émission de monnaie et sur la fixation des taux d'intérêt.

 

En juin 1963, JFK autorisa l'émission pour plus de 4 milliards de dollars de billets, sans emprunt, dans le système américain. Cette extraordinaire décision a totalement circonvenu la Réserve Fédérale, qui s'attendait à être sollicitée pour prêter et émettre l'argent frais, avec des intérêts qui leur reviendraient, au gouvernement américain.

(Dans les jours qui ont suivi son assassinat ces billets ont été retirés de la circulation).

 

La dernière fois qu'un Président avait tenté ce genre de chose fut en 1862, quand Abraham Lincoln choisit de permettre l'émission de 450 millions de dollars sans contrepartie pour la trésorerie américaine, plutôt que d'emprunter auprès de l'institution bancaire. Il statua alors :

"Le gouvernement possédant le pouvoir de créer et d'émettre de la monnaie..n'a pas besoin et ne devrait pas emprunter des capitaux avec intérêts..Le principe d'émettre de l'argent n'est pas seulement la prérogative suprême du gouvernement mais aussi son plus important moyen de créativité".

 

Quelle coïncidence dans le fait que Lincoln et Kennedy furent tous deux assassinés.

 

La veuve de l'assassin présumé de JFK Lee Harvey Oswald, dans un interview accordé à l'écrivain AJ. Weberman, dit ceci :

"La réponse aux questions sur l'assassinat de Kennedy se trouve à la Banque de la Réserve Fédérale"

Ne sous-estimons pas cela.

Il est erroné de tout faire reposer sur James Angleton (officier de la CIA) et sur la CIA. Il ne s'agit là que d'un des doigts d'une même main. Ceux qui financent sont au-dessus de la CIA..!


(source : article de Chuck Morse, 29/3/2011, www.chuckmorse.com)

Les deux présidents ont été élus dans les années 60 de leur siècle : 1860 pour Lincoln et 1960 pour Kennedy.

 

extrait de L.I.E.S.I


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