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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 19:37

Émergence d'un pôle d'action européen autonome

 

le paradoxe de cette aventure libyenne, c'est que le tandem britannique devant assumer une part plus importante du leadership de l'opération que celle attribuée aux partenaires des Etats-Unis dans ses aventures militaires, le monde redécouvre que les européens peuvent être agressifs. une fois le brouillard de la guerre dissipé et les changements politiques de 2012 effectués, les futurs dirigeants européens pourront utiliser cette aventure pour accélérer l'émergence d'un vrai pôle européen de défense.

Et au-delà de la défense, ce sont les positions incarnées l'Allemagne désirant utiliser la diplomatie qui prévaudront.qui peut penser que dans cette région en pleine révolution qui a tant besoin d'aide économique, financière..;les européens n'avaient aucun autre sommet à organiser qu'un sommet guerrier pour bombarder l'un des pays concerné.

Un sommet européen pour mettre en place un vaste plan de soutien politico-économique à la région aurait eu une autre dimension historique que les gesticulations martiales de leaders en fin de course.

 

Rupture de la cohésion de l'Alliance atlantique

 

L'OTAN a montré que sa cohésion s'effrite chaque année un peu plus. Jamais l'Alliance n'a connu une telle division. Elle traduit l'absence totale de capacité de l'OTAN à refléter les intérêts européens sans plus pouvoir imposer ceux des Etats-Unis.

Les positions allemande et polonaise s'inscrivent dans une logique d'intérêt collectif européen (en toute continuité avec la position allemande de 2002 contre l'invasion de l'Irak) : ce n'est pas en apportant le guerre dans un pays ou une région qu'on améliore la situation des populations

n faisant suivre l'axe Washington/Londres et en adoptant l'attitude américaniste justifiant toute intervention militaire occidentale conduite au nom de la démocratie, c'est Nicolas Sarkozy qui a trahi la politique traditionnelle de la France, conduisant la France à trahir l'intérêt collectif européen.

En fermant la parenthèse Sarkozy en 2012, la France sera revenue à sa politique extérieure et la démarche commune européenne pourra reprendre.

L'aventure libyenne aura renforcé le sentiment d'urgence pour une telle évolution européenne..!

 

Naissance du rapprochement diplomatique Euro-BRIC

 

Le fait que l'Allemagne se soit abstenue au Conseil de Sécurité comme le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine n'est pas anecdotique. L'anecdote en Europe, c'est Nicolas Sarkozy.

Les choix d(Angela Merkel pourtant de tradition très atlantiste, traduisent, d'une part, le fait que le pays le plus puissant de l'UE continue à incarner la ligne européenne, indépendante de Washington, et d'autre part, que les intérêts stratégiques de l'Allemagne (comme de l'Euroland) poussent à une convergence croissante d'analyse avec les BRIC,  et de moins en moins avec Washington. Ce vote est l'un des signes patents des futures discussions Euro-BRIC qui se feront entre l'Euroland et ces quatre pays.

( Et il est très symbolique pour l'avenir de voir l'Allemagne et la Chine, ensemble, demander un arrêt de l'intervention militaire en Libye).

 

Mise en évidence des contraintes financières drastiques de toute future action militaire occidentale;

 

Si dans la France de Nicolas Sarkozy personne n'ose parler du coût budgétaire de l'opération en Libye, ce n'est pas le cas au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. A Londres, l'évidence se fait jour que l'Angleterre n'est pas en mesure de soutenir un conflit qui durerait plus de quelques semaines, alors même que le gouvernement tente de réduire fortement le budget de la défense. Tandis qu'à Washington, au-delà d'un coût de 1 milliard USD en passe d'être atteint, il faudrait demander des suppléments budgétaires au Congrès... en pleine crise sur la réduction des dépenses. La France ne pourra pas ignorer longtemps cette même réalité en termes de coûts. Le reste du monde est en train de découvrir que derrière les rodomontades de ses chefs, l'"Occident" n'est plus en mesure de financer de conflit autre que symbolique.

 

Reprise durable du flux migratoire incontrôlé venu d'Afrique en direction de l' Europe

 

Effet secondaire imprévu de la déstabilisation de la Libye ou composante souhaitée du processus de confrontation Occident/Islam, Europe/Monde arabe ou encore moyen de survaloriser dans les médias les thématiques d'immigration ? Là encore on trouve à la manoeuvre les mêmes conseillers, les mêmes idéologues.

Au-delà des intentions des uns et des autres, cette nouvelle vague migratoire va imposer rapidement à l'UE de revoir de fond en comble sa politique vis-à-vis du monde arabe et de l'Afrique du Nord en particulier.

 

Fatigue des opinions publiques occidentales

 

Avec 50% d'opinions favorables aux Etats-Unis et 40% au Royaume-Uni, on constate que les opinions publiques des pays "va-t'en-guerre" commencent à fatiguer. En France, le degré de manipulation médiatique et des sondages est tel qu'il est absolument impossible d'accorder la moindre foi aux soi-disant 63% de français soutenant l'intervention en Libye. D'une part, outre-atlantique et outre-manche, on a dejà constaté un fort affaiblissement au fur et à mesure de la durée du conflit. En France il n'y a aucune raison de ne pas voir une telle évolution, même si la propagande médiatique sur le sujet y est beaucoup plus forrte.

Il semble que moins d'un français sur trois soutient l'intervention en Libye, d'ailleurs la cote de Nicolas Sarkozy continue de chuter, ce qui est incompatible avec les adhésions à sa politique libyenne affirmée par les sondeurs.

De l'Irak et de ses mensonges à l'Afghanistan et ses illusions, en passant par la crise économique et ses désillusions, les opinions publiques occidentales ne croient plus leurs dirigeants.

C'est là une tendance durable..!

(LEAP/2020)

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 22:36

Nicolas Sarkozy 

Bat des niveaux record d'impopularité et feint de croire qu'il peut être réélu en 2012 .Pourtant, même les plus fervents supporters de l'intervention en Libye reconnaissent que pour le président frnaçais il s'agit pour une grande part d'une opération de politique intérieure destinées à tenter de regonfler sa cote de popularité. Il est probablement le dernier dirigeant d'un grand pays européen formaté par les américanistes de l'époque G.W.Bush, avec pour caractéristique d'être aisément manipulé par les services de renseignement, d'adhérer aux visions du monde néoconservatrice stipulant que l'usage de la force façonne l'Histoire pour le meilleur quand elle est le fait de l'Occident.

  • Sur le fond il fournit à Washington et Londres un déguisement permettant d'affubler du drapeau français (celui de l'opposition à l'invasion en Irak) une attaque sur un pays arabe. En échange, on l'a laissé jouer au chef de guerre quelques jours. Et si les choses se passent mal, il fera pour Washington un responsable idéal.

  • (D'ailleurs, les esprits commencent à être préparés à une telle évolution via  des articles qui évoquent les risques pris par Sarkozy).

Barak Obama

qui vient d'annoncer sa candidature pour 2012, est dans une configuration très "sarkozienne". Même si sa cote de popularité n'atteint pas les profondeurs de son homologue français, il est en très nette difficulté pour obtenir un second mandat puisqu'il a perdu le soutien des électeurs indépendants et que la gauche du parti démocrate ne lui pardonne pas la trahison de plusieurs de ses engagements de campagne ( dont la fermeture de Guantanamo n'est pas le moins symbolique).

Cette configuration explique pourquoi il est réticent à faire apparaître les Etats-Unis au premier plan de l'opération libyenne, alors qu'ils en sont les orchestrateurs comme l'a confirmé la présence d'agents de la CIA sur le terrain avant le déclenchement de la révolte. Il n'a pas les liens privilégiés à l'industrie pétrolière et à l'industrie de défense qu'avait le famille Bush. Les mensonges surl'Irak ont aussi dû peser dans les hésitations d'Obama à se lancer dans une sorte de "Baie des Cochons" à la libyenne et forger son choix de surtout ne pas apparaître en première ligne,surtout que la France et Sarkozy faisaient l'affaire en la matière.

 

David Cameron

 

sans aucune expérience internationale ( et donc soumis aux analyses des multiples services de renseignement et autres lobbies pro-intervention), doit affronter une chute de sa popularité simultanément à un risque d'implosion de sa coalition devant l'échec de son pari consistant à amputer massivement le budget britannique tout en affirmant que la croissance économique n'en serait pas affectée. (C'est bien entendu tout le contraire qui se passe.;!) Ainsi David Cameron est à la merci d'une crise politique majeure. Alors pourquoi refuserait-il une diversion bienvenue pour son opinion publique...?

 

On peut ainsi constater que parmi les acteurs principaux, il n'y a que Kadhafi à être en fin de course. En fait c'est un scénario conçu et joué par des "has been". Et cela ressort d'autant plus si l'on considère les autres acteurs/spectateurs essentiels à savoir :

 

Les pays arabes

 

qui sont à priori opposés aux interventions occidentales sur leurs territoires respectifs, sauf danger collectif. Or il y a bien un danger collectif à leurs yeux : pas Kadhafi, mais les révolutions populaires arabes. Tout ce qui peut affaiblir ce mouvement populaire est donc bienvenu pour les dirigeants arabes, même s'il faut pour cela faire une entorse à la solidarité inter-dictatoriale. Les dirigeants arabes ont eu plaisir à voir les Occidentaux s'engager dans un conflit qui les empêche désormais d'apporter le moindre soutien effectif aux mouvements révolutionnaires qui agitent les autres pays du monde arabe, puisque Paris, Londres et Washington ont besoin à tout prix de la "caution arabe", même uniquement formelle, pour éviter un fisco de leur intervention libyenne.

 

Les Brics

 

se sont abstenus au Conseil de Sécurité de l'ONU. Chine et Russie auraient pu bloquer l'intervention en usant de leur droit de veto. Ils ne l'ont pas fait car ils n'avaient pas envie d'apparaître comme les soutiens du régime Kadhafi et surtout parce qu'ils avaient très envie de laisser les Occidentaux s'enliser dans un nouveau confilt, au moment même où, avec la crise, les rapports de force deviennent de plus en plus directs au niveau mondial. nLes coûts financiers, diplomatiques et politiques de l'opération libyenne affaiblissent en effet encore plus la position des trois pays qui al conduisent dans le grand jeu de réorganisation du système mondial.

 

Israël

 

au première loge, dans tous les sens du terme ! L'intervention décisive des néocons européens et américains dans cette aventure, tous favorables à une vision idéologique de l'Occident sur un axe Washington/Tel Aviv, illustre le fait que derrière la discrétion officielle de l'Etat hébreu, il y a bien une forte influence israélienne derrière l'intervention libyenne. Kadhafi étant l'une des bêtes noires d'Israël, l'occasion était en effet très tentante, d'autant plus qu'elle permettait d'affaiblir le processus des révolutions populaires arabes qui inquiète beaucoup les actuels dirigeants israéliens. 

(LEAP/2020)

 

à suivre ...

 

 

 

 


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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 20:37

Quatre mois après le début de l'intervention franco-américano-britannique on constate :

- que le peuple libyen n'était pas tant que cela en révolte puisque les rebelles se sont avérés incapables de s'étendre au-delà de Benghazi sans un soutien massif franco-anglo-américain

- que les dits rebelles ressemblaient plus à des révolutionnaires d'opérette qu'à des combattants farouches.

- que les services secrets américain, britannique et français étaient à la manoeuvre en Libye avant même le "déclenchement" officiel de la rébellion

- que les soutiens à l'attaque de Washington/Paris/Londres de la part des pays arabes ou africains étaient soit quasi-inexistants, soit franchement incertains

- qu'une partie importante de "l'Occident" (Allemagne, Pologne...) continuait à s'opposer à cette intervention militaire

- que, en quelques jours, les promesses de victoire étaient en train de s'enliser dans un conflit durable

- que Sarkozy, Cameron et Obama n'avaient pas prévu de plan B si leur "blitzkrig" des airs échouait

- que la situation était porteuse de risques géopolitiques majeurs pour l' Europe et pour le monde arabe.

 

( les diverses agences américaine, britannique et française à l'oeuvre en Libye ont tout simplement incité divers groupes libyens peu ou pas organisés à déclencher la rébellion en promettant soutien et victoire aisée et rapide. Face à la résistance plus forte que prévue du régime libyen, ce "plan simple" s'est effondré et a exigé dans l'urgence une escalade interventionniste).

 

Le contexte de ce conflit s'avère donc très différent de ce qui est asséné depuis un bon mois par les dirigeants et médias français, britanniques et américains. Cela conduit à questionner la nature exacte des acteurs en présence et leurs interactions afin de pouvoir dégager les tendances à l'oeuvre au sein de cet épisode important de la dislocation géopolitique globale.

 

Tous les acteurs du conflit libyen appartiennent au "monde d'avant la crise"

 

Du côté de la Libye on trouve :

- un dictateur vieillissant traditionnellement anti-occidental

- un état policier

- des mercenaires africains

- du pétrole et une faible population (6,5 millions d'habitants)

- une société marquée par de fortes appartenances tribales

- une région orientale ( la Cyrénaïque) culturellement proche de l'Egypte et uine région occidentale (la Tripolitaine) très liée à la Tunisie.

- un peuple longtemps coupé de toute interaction avec le reste du monde du fait d'une autarcie cultivée par le régime

- des rebelles à la nature incertaine, rassemblant des militants islamiques, de simple citoyens et des agences de divers services occidentaux (américain, britannique et français pour l'essentiel) et probablement de pays arabes;

et pour conclure de rapide tableau, une population bénéficiant du plus haut niveau de vie d'Afrique d'après l'indice de développement humain des Nations-Unies de 2010 et de grands projets populaires d'aménagement du territoire libyen comme le "grand fleuve artificiel"


Du côté des trois pays qui ont mené l'attaque sur la Libye on trouve :

- Les Etats-Unis

Un empire qui lutte désespérément pour tenter d'éviter l'effondrement du "mur pétro-dollars" déclenché par les révolutions arabes, mais qui est enlisé dans les problèmes économiques, financiers et budgétaires inextricables et qui ne peut pas se permettre d'afficher ouvertement une troisième agression contre un pays musulman. Sa politique étrangère dans la région est conduite selon quatre axes traditionnels : maintenir le "mur pétro-dollars" grâce à la mise en place de régimes "amis", renforcer le camp occidental en générant des conflits entre l'Occident et le reste du monde, vendre des armes, créer des zones d'instabilité autour de l'Union européenne pour réduire les velléités européennes d'indépendance stratégique.

La crise du pays et les échecs politico-diplomatiques des aventures de G.W Bush ont fortement réduit l'influence de la pensée "néoconservatrice" qui revendique le rôle leader des Etats-Unis dans les interventions militaires occidentales.

 

- Le Royaume Uni

le fidèle second du précédent fait face lui aussi à une crise financière, budgétaire et économique historique qui l'a récemment conduit à couper massivement ses dépenses publiques -dont le budget militaire- et lutte pour tenter de ne pas perdre son statut international. Ses objectifs traditionnels sont à peu près identiques à ceux des Etats-Unis, en y ajoutant l'intérêt jamais démenti à tout affaiblissement de cohésion de l'Europe continentale. il a été le concepteur de la politique de division et d'intervention répétée au sein du monde arabe depuis la fin du XIXe siècle, que les américains ont ensuite repris à leur compte.

 

- La France

récemment convertie aux vertues de l'américanisme, vision politique du monde légitimant au nom de la démocratie toute action servant les intérêts des édiles occidentales, le pays fait face également aux conséquences de la crise mondiale tout en cherchant à nouveau à exprimer se spécificité historique au sein du carcan atlantiste dans lequel l'actuel président français a enfermé la diplomatie et la défense du pays.

Dans la logique de servilité devant les puissants qui est la marque de fabrique de Nicolas Sarkozy, se montrer le meilleur disciple semble être la voie choisie pour canaliser ce besoin de différence de l'ex "Grande Nation".

Le pays ne rechigne pas à utiliser ses forces armées pour servir ses intérêts ou ceux de ses acteurs économiques clés comme les groupes pétroliers ou de défense, très influents auprès de l'actuel gouvernement.

En revanche, la France cherche aussi depuis des décennies à renforcer la cohésion de l'Europe continentale, notamment franco-allemande, tout en revendiquant l'émergence d'une Europe de la Défense.

L'affaiblissement de l'influence américaine dans le bassin méditerranéen est aussi un objectif habituel français. Ces deux derniers aspects ont été abandonnés par l'actuel président français et s'avèrent en effet sacrifiés sur l'autel de l'intervention en Libye.

Parallèlement, il a engagé le pays dans plusieurs conflits qui commencent à poser des problèmes logistiques et budgétaires importants à la France.

 

Comme toujours quand il s'agit de géopolitique, au-delà des Etats-Nations, on trouve aussi des dirigeants dont les caractères et situations politiques influent directement sur les décisions en matière de conflits militaires. Barack Obama, David Caméron et Nicols Sarkozy ont en commun d'être tous les trois en grande difficulté politique et de diriger des pays qui voulaient tous faire des affaires avec Kadhafi il y a encore quelques semaines, en particulier la France et le Royaume-Uni.

 

 

à suivre

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 06:03

Un accélérateur puissant de la dislocation géopolitique mondiale écrit LEAP/2020

(anticipant que l'année 2011 serait une année impitoyable en janvier 2011)

 

Nous venons de passer deux années à soigner les symptômes de la crise au lieu des causes écrivaient-ils alors.

 

L'intervention militaire en Libye est emblématique de cette situation car elle implique une série d'acteurs qui ne sont pas préparés aux changements induits par la crise et qui tentent d'y répondre de manière confuse et donc dangereuse.

 

Impliquant le court-termisme d'un empire qui s'effondre (USA), de son second qui tente de survivre (UK) et d'une puissance en plein errements stratégiques (la France), au sein d'une région en plein bouleversement historique aux conséquences majeures, et associant des puissances émergentes, qui jouent elles sur le long terme, cette intervention franco-américano-britannique en Libye constitue une illustration flagrante de cette anticipation 2011.

 

Le contexte réel du conflit libyen est très différent de celui présenté par les dirigeants et médias frnçais, britanniques et américains.

 

Le contexte est celui des révolutions populaires arabes qui ont débuté avec la Tunisie fin 2010 et qui se sont étendues à la quasi-totalité des pays arabes avec des résultats variables. Trois pays connaissent des contestations: l'Algérie, la Syrie et l'Arabie Saoudite, mais ni la France, ni le Royaume Uni ni les Etats-Unis n'entameront aucune action militaire pour  "défendre les populations civiles" ou pour accélérer "le changement de régime vers la démocratie" pour les raisons suivantes :

- des populations importantes

- des régimes dont la déstabilisation est dangereuse pour l'Occident

- une difficile préparation médiatique pour les populations occidentales

- une opposition certaines des grandes puissances non occidentales à tout soutien de l'ONU

- une issue militaire très incertaine

- des conséquences immédiates majeures sur les cours mondiaux du pétrole et du gaz.


Cette différence de traitement entre le cas libyen et les trois pays arabes posant problèmes politico-démocratiques similaires, apporte une première explication à l'opération militaire en Libye, celle-ci a été entreprise parce qu'elle apparaissait politiquement, techniquement et militairement possible à moindre risque.

(ce qui ne serait pas le cas d'une intervention dans l'un des trois autres pays de cette catégorie)

 

Le dictateur Libyen est un habitué des sanctions de l'ONU, c'est un personnage déjà diabolisé par les médias occidentaux, fantasque et arrogant il n'est apprécié par aucune grande puissance mondiale.

(Les dirigeants occidentaux, Nicolas Sarkozy en tête, tentaient de lui vendre armements, centrales nucléaires et autres équipements en tout genre, mais la norme politique qui prévalait jusqu'en janvier 2011 est brusquement devenue caduque dans le courant du mois de février 2011).

Son pays est vaste, il offre une géographie idéale pour effectuer des attaques aériennes. Il a beaucoup de pétrole,en bref il est une cible idéale pour une action militaire "à peu de frais" bénéficiant de la légitimité internationale.

 

La seule ombre au tableau, c'est que, malgré un tel pedigree, l était devenu "l'ami" de l'Occident depuis quelques années, pétrole oblige !  Aussi; lorsque sont soudain agités les grands principes universels pour légitimer une action militaire, la lucidité impose de questionner le nouveau discours officiel émanant de Paris, Washington et Londres qu'on peut décrypter ainsi ;

Le peuple libyen (dont Washington, Londres et Paris se moquait totalement quelques semaines plus tôt) est brutalement agressé par un infâme dictateur (que Paris accueillait avec tous les honneurs il y a à peine deux ans), les démocraties doivent de toute urgence protéger le peuple libyen révolté (dont personne ne voit jamais d'images, y compris dans les villes dont Kadhafi à perdu le contrôle, à la différence des foules vues en Tunisie, en Egypte, au Yemen, au Barhein, en Jordanie..;), des tueries massives perpétrées par le dictateur libyen (là encore, pas d'images aucun élément de preuve)...il faut être bien naïf , après l'invasion de l'Irak et les "armes de destruction massives de Saddam" pour prendre pour argent comptant les déclarations des dirigeants occidentaux en la matière.

 

Les révolutionnaires libyens ont constitué un gouvernement alternatif à Benghazi qu'il faut légitimer de toute urgence (sans savoir vraiment qui le compose hormis l'ancien ministre de l'intérieur de Kadhafi,Abdel Fattah Younis - un grand démocrate sûrement - et quelques immigrés revenus de Londres et des Etats-Unis après des décennies d'exil (on peut s'interroger sur la légitimité populaire de ce type de personnes..!).

Tous ceux qui sont contre une telle intervention sont au choix :

- des pacifistes irresponsables

- des complices du dictateur

- des traîtres à la solidarité occidentale

- des fossoyeurs de la démocratie..!

 

En résumé, c'est un type de discours sorti tout droit des manuels de propagande des "Guerres du Golfe 1 et 2" appuyé par un tsunami médiatique (en particulier en France) sans aucune tentative d'objectivité :

les citoyens sont sommés d'approuver, surtout pas de réfléchir.

(France 24 financée par le gouvernement français, s'est illustré depuis le début du conflit comme un clone de Fox News lors de l'invasion de l'Irak, c'est-à-dire un média en guerre n'ayant qu'un seul objectif : légitimer l'action du gouvernement français).

D'une manière générale, suivre également les événements libyens via les médias russes, chinois, allemands, indiens ou brésiliens est une méthode efficace pour se forger sa propre opinion.

à suivre ...

 


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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 10:00

Le 17 juin 2011 l'agence de notation Moody's a annoncé examiner la note souveraine italienne Aa2, pour l'abaisser ensuite, jugeant l'économie transalpine mal préparée à un relèvement de taux d'intérêt par la Banque centrale européenne.

"Fragile, l'économie italienne aurait du mal à affronter une hausse du loyer de l'argent dans un contexte marqué" par la difficulté de plus en plus forte de se financer pour les Etats européens fortement endettés"

explique Moody's.

Une petite phrase a son importance :

"L'annonce de Moody's accrédite les inquiétudes de la BCE sur la perspecive d'une contagion".

 

Au fil des semaines, la dette grecque produit les effets escomptés par les auteurs de la crise. Alors que nous parvenons à l'échéance du QE2 (30 juin) et que les Etats-Unis sont quasiment en faillite déclarée, l'establishment américain accélère ses attaques contre les pays européens afin d'accélérer le processus de chute de l'euro.

(sans trop de succès d'ailleurs)

Le problème de la dette grecque devient le problème des autres pays européens.Standard and Poor a noté la dette de la Grèce triple C, qui est la note la plus basse jamais donnée par l'agence de notation à un pays dans le monde !

 

Wolfgang Hetzer, haut responsable anti-corruption de l' OLAF (Office européen de lutte anti-fraude) à Bruxelles, a écrit un livre  (La mafia financière ) analysant comment des criminels en col blanc ont conçu la crise financière actuelle à leur profit. Interviewé par plusieurs médias allemands, Wolfgang Hetzer affirme que des politiciens de haut niveau sont complices dans les crimes de la mafia financière et que le système judiciaire n'est pas en mesure de faire face à des crimes de cette nature.

 

Il affirme par exemple au journal allemand Die Welt que ce sont des manipulations financières ourdies par des gestionnaires financiers et couvertes par des politiciens qui ont abouti à la crise de la dette des Etats européens.

Les montages financiers à l'origine de la déconfiture actuelle ne sont que le résultat d'un complot où des financiers, des banquiers internationaux et des politiciens furent à l'oeuvre.

(Le nouveau président de la BCE, Mario Draghi, n'était-il pas vice-président de la banque d'affaire Goldman Sachs qui a aidé la Grèce à masquer son déficit public réel  pour entrer dans l'euroland ?) .

L'industrie financière opérait et les politiciens couvraient les opérations mafieuses, explique Wolfgang Hetzer.

 

La haute finance fonctionne comme la mafia : recherche de gains maximums mais avec un risque limité. Comment ?

En achetant la servilité des politiciens. tout le monde a fermé les yeux comme cela s'est réalisé aux Etats-Unis avec l'affaire des subprimes.

 

Bien évidemment ce que dévoile Wolfgang Hetzer est la stricte vérité. Cependant, la grille de lecture qu'il convient d'appliquer n'est pas la même. Ceux qui sont attirés par l'appât du gain n'ont rien à voir avec les autres acteurs, ceux du "cartel bancaire" ; eux poursuivent autre chose que la recherche du gain. Ces gens-là ont

l'Etat-nation dans le viseur. Ils cherchent "la bonne crise majeure" nécessaire à rendre effective une nouvelle réforme monétaire internationale, toute à leur avantage, et se traduisant par la mise en esclavage des citoyens.

 

Tandis que "la crise majeure" de D.Rockfeller prend forme et tend à s'accélérer, les autorités américaines multiplient les provocations, pour un prochain embrasement au Proche-Orient.

 

Il semble que l'establishment américain, refuse les modalités du clan européen,

( soutenu par la Chine et la Russie dans la perspective de la prochaine réforme monétaire internationale), cherche à précipiter un troisième conflit mondial.

 

Comment ne pas voir que la déstabilisation de la Tunisie, de l'Egypte; de l'Arabie Saoudite, du Yemen, du Pakistan, de l'Afghanistan, de la Libye, etc.;, c'est-à-dire d'une région les plus sensibles au monde, se produit à un moment où l'économie mondiale s'effondre, où les monnaies papier perdent de plus en plus de valeur et où les banques n'ont jamais été si proche de la faillite, de même que les Etats-nations de l'Occident..!

(selon des médias américains, les Etats-Unis prépareraient une invasion terrestre de la Libye pour l'automne). 


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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 14:04

Selon LIESI, trente ans avant la déclaration de James Paul Warburg, son oncle, Felix Warburg, avait pris la tête de la Kuhn Loeb&Co, banque juive considérable, associée aux Rockfeller depuis 1911.

Se fondant sur des archives historiques, Anthony Sutton a démontré que le Kuhn Loeb&Co servit de cheville ouvrière au financement occulte de la révolution russe par les Etats-Unis...étonnant !

Des capitalistes qui financent des individus comme Lénine pour faire émerger un régime destiné à devenir le pire ennemi du capitalisme !


Hier, les communistes étaient les "ennemis" déclarés, depuis 2001, le nouvel ennemi créé de toutes pièces par les cercles oligarchiques est devenu le terrorisme benladeniste. Maintenant on fait copain/copain avec les benladenistes en Libye pour abattre l'Etat-nation. Et la dette devient un levier non négligeable dans cette entreprise.

 

Les médias évoquent le "printemps" arabe et le doux rêve d'une démocratie universelle.

Mais que dit Jacques Attali ?

Il annonce un avenir placé sous les auspices d'un gouvernement mondial chargé d'administrer cette démocratie universelle. Il annonce une autorité tentaculaire supranationale dont la gestion serait confiée à la puissance privée (banques/assurances), régnant sur le globe soumis à une division cadastrale sourcilleuse qui abolirait enfin ce concept périmé et peu fonctionnel de nation. J.Attali dit explicitement :

"pour gérer la mondialité des problèmes..il faut accepter d'impopulaires abandons de souveraineté".

Donc les grecs doivent comprendre .Ils souffrent, mais pour leur bonheur futur.

 

L'endettement des Etats est le moyen choisi par les banquiers pour couler l'Etat-nation.
C'est précisément ce qu'affirmait Sir Josiah Stamp, (Directeur de la Banque d'Angleterre 1928-1941), réputé seconde fortune d'Angleterre à l'époque :

"Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant jamais inventé. La banque fut conçue dans l'iniquité et est née dans le péché.Les banquiers possèdent la terre. Prenez-la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l'argent et, en un tour de mains, ils créeront assez d'argent pour la racheter. otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaitront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais, si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l'argent et à contrôler les crédits".

 

Nous en avons un exemple avec la Grèce !

 

Comment a surgi le problème de la dette grecque ?

Les banquiers internationaux ont fait en sorte que leurs agences de notation regardent d'un peu plus près les finances des Etats, crsie oblige...Ils ont choisi la Grèce parce que le pays avait été "préalablement" conduit à l'abîme par une firme célèbre du cartel bancaire : Goldman Sachs (dont l'ancien vice-président pour l'Europe va devenir le prochain président de la Banque centrale européenne BCE).


Les dégradations successives de la note de la dette grecque ont justifié des taux de prêts de plus en plus élévés. Au fil des mois, le refinancement de la dette coûte plus cher à la Grèce, et ce dans un contexte où l'économie européenne s'effondre. Ce refinancement contraint donc Athènes à emprunter encore plsu, et avec des taux toujours plus élevés, jusqu'à atteindre les niveaux usuraires actuels (29%) comparables à ceux pratiqués par la MAFIA.

 

La Grèce est donc confrontée à des groupes mafieux. Parmi eux, il y a des banques européennes cherchant le profit derrière l'effondrement du niveau de vie du citoyen grec et ne réflechissant même pas à l'évidence qu'un tel montage ne peut avoir d'autre  issue que l'échec.

 

Mais il y a plus grave ! récemment deux sources (l'une liée au cartel bancaire et l'autre appartenant à la haute finance) ont dit à LIESI qu'il y avait " une volonté politique de couler la Grèce"

Tout le cinéma opéré par les patins qui dirigent les Etats ne sert donc qu'à endormir des citoyens aveuglés.

 


 

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 16:26

24 juin 2011 (Nouvelle Solidarité)

"La déclaration est historique. Le texte est imparfait. On aurait pû rêver qu'il aille plus loin, qu'il soit plus complet, plus cohérent. Il doit être lu et apprécié avec ses limites. Elles révèlent l'état de la pensée des dirigeants du monde sur ce sujet. C'est mieux qu'un beau texte auquel personne ne croit."

 

Non, il ne s'agit pas d'un commentaire de Daladier de retour de Munich après avoir signé en 1938 un accord pitoyable avec Hitler, mais d'un commentaire de Bernard Bachelier de la Fondation FARM, un de nos meilleurs spécialistes des questions agricoles.

 

L'heure est grave. Le G20 Agricole, premier du genre, s'est conclu hier avec la publication d'une déclaration ministérielle de 24 pages intitulée Plan d'action sur la volatilité des prix alimentaires et sur l'agriculture.

Si les observateurs déplorent une liste de "bonnes intentions" et regrettent l'absence de mesures contraignantes, la politique esquissée amplifiera irrémédiablement la dérégulation des marchés agricoles et les morts qu'elle provoque.

 

Qu'il faille produire plus pour nourrir les milliards d'êtres humains qui vont s'additionner à la population mondiale d'aujourd'hui, on l'accepte. Cependant, pour y arriver, on ne compte pas sur le retour de politiques publiques, mais sur la généralisation de partenariats publics-privés (PPP) connus pour permettre aux derniers de tirer les marrons du feu.

 

Souvent, dans les pays du Sud, ce sigle n'est qu'une feuille de vigne cachant l'offensive scandaleuse d'achat massif de terres fertiles par des banques d'investissements ou de fonds spéculatifs. Pour faire quoi ? Pour y produire des biocarburants alimentant les 4X4 des pays du Nord, sujet soigneusement ignoré par le G20.

 

Information et transparence des marchés

Pour lutter contre la volatilité des prix des denrées agricoles, "Nous décidons de lancer le Système d'Information sur les Marchés Agricoles (Agricultural Market Information System - AMIS) pour encourager les principaux acteurs des marchés agro-alimentaires à partager leurs données (...).

L'AMIS sera hébergé au sein de la FAO et disposera d'un secrétariat incluant d'autres organismes internationaux, notamment le Conseil International des Céréales (CIC) basé à Londres, mais également, précise le Figaro, des sociétés privées comme les géants du négoce Cargill ou Dreyfus. Rien de mieux pour gérer le poulailler que quelques vieux renards affamés, experts en la matière !

 

Initiative de suivi satellitaire de l'agriculture mondiale.

"Nous  décidons de lancer une initiative de suivi satellitaire de l' agriculture mondiale qui améliorera l'observation agricole via une utilisation accrue des outils de télédétection pour les prévisions de récolte et les prévisions météorologiques".

 

Étonnante proposition lorsqu'on constate la série de coupes effectuées par Obama dans les programmes de satellites de la NASA Si l'idée serait excellente dans le cadre d'une confiance internationale fondée sur une coopération honnête entre Etats-nations souverains soucieux de s'entretenir, le projet risque rapidement de tourner en Big Brother dans le contexte d'une libéralisation financière dressant lles pays les uns contre les autres.

 

Gestion des risques agricoles et de sécurité alimentaire.

"Les outils de gestion du risque adossés au marché (comprenez les produits financiers ultra spéculatifs comme les dérivés négociés sur les marchés de gré à gré), comme les couvertures physiques ou financières du risque prix des matières premières, les instruments d'assurance et de garantie ainsi que des prêts contra-cycliques peuvent jouer un rôle important pour aider les pays vulnérables à atténuer et à gérer les risques liés à une volatilité excessive des prix alimentaires".

Autrement dit, pas d'interdiction des paris sur les fluctuations de prix...!

incroyable..!

(si les marchés à terme ont leur rôle et justification, les produits dérivés devraient être interdits)

 

Ainsi le document salue "l'introduction d'instruments et services qui aideront les pays, les entreprises et les exploitants vulnérables à utiliser des outils de gestion du risque sûrs  (sic), adaptés et adossé au marché (re sic) notamment l'instrument de gestion des risques prix en agriculture (APRM) de la Banque Mondiale.

A peine quelques jours avant le G20 Agricole à Paris, Robert Zoellick, de mèche avec JP Morgan Chase&Cie, a mis sur pied un fond de 4 milliards de dollars destiné à "aider" les fermiers des pays en voie de développement à se couvrir contre des prix trop fluctuants en jouant sur les marchés à terme, c'est-à-dire la bulle de demain.

 

(A noter : trois grandes banques françaises  BNP, Crédit Agricole et Société Générale ont crée des fonds spéculatifs  sur les produits agricoles au Luxembourg pour leurs clients fortunés).

 

Adieu stocks d'intervention.

Ce qu'on vient de voir explique sans doute l'hystérie déployée par les britanniques et leurs poulains du Commenwealth contre toute idée de régulation des marchés, puisque ce sont eux qui sont supposés nous protéger contre toute volatilité excessives des prix...Ce sont les Etats-Unis d'Obama qui ont mis leur veto sur ce que certains évoquaient avec raison en France, c'est-à-dire le retour aux stocks d'intervention, outils prouvés de la régulation et garde manger en cas de crise grave.

 

Seuls des "réserves alimentaires humanitaires d'urgence ciblées et de taille limitée, conformes à l'annexe II de l'accord de l'OMC sur l' agriculture" seront tolérées, afin de ne pas gêner le marché libre et non faussé quand ce dernier conduit le monde à la famine. En accord donc avec la décision prise par la Commission européenne lundi de réduire l'aide alimentaire de 80% aux plus démunis.

 

Le document souligne d'ailleurs "la nécessité de conduire le cycle de Doha (nouvel accord de libre-échange mondiale) pour le développement à une conclusion ambitieuse, complète et équilibrée, en cohérence avec son mandat..."

 

Les ministres de l' Agriculture ont par ailleurs été dessaisis du sujet de la spéculation dont seuls les ministres des finances du G20 auront le droit de parler lors de leur prochain sommet à Paris.

(Ils diront certainement qu'ils ne s'occupent jamais d'agriculture..!).

 


 




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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 17:48

Par Phil Hartmann

 

Conclave des puissants de la planète, le groupe Bilderberg s'est réuni du 9 au 12 juin à Saint-Moritz.

Ce club rassemble depuis 1954 en toute discrétion d'importantes personnalités de l'économie, de la politique, de l'armée, des médias et de l'aristocratie. C'est la première fois depuis 1995 que la rencontre a lieu en Suisse.

 

Le groupe Bilderberg a été crée officiellement en 1952 pour construire l'unité occidentale contre l'expansion soviétique. David Rockfeller est connu pour être à l'origine de sa création, dont la première réunion a eu lieu en 1954 dans un hôtel de Hollande, appelé Bilderberg.

 

Parmi les thèmes développés :

probablement les dernières avancées relatives au projet de gouvernance mondiale, et notamment celles du Bloc Euro-Atlantique. Un sujet qui reste confidentiel ..et bien sur ignoré des français.

 

Le 26 mars 2009, le Parlement européen a adopté par 503 voix pour, 51 voix contre, et 10 abstentions, une résolution sur " l'état des relations transatlantiques après les élections qui ont eu lieu aux Etats-Unis".

Cette résolution a fait suite à d'autres résolutions de même nature approuvées en 2006, 2007 et 2008 par le Parlement européen. Le but est clairement affiché :

Intégrer l'Union Européenne aux Etats-Unis, y compris sous l'angle de la sécurité et de l'échange d'informations sur les personnes.

 

Pour faciliter "l'approfondissement du marché transatlantique", le Conseil Economique Transatlantique (CET), établi par un accord signé les 30 avril 2007 à la Maison Blanche par le président américain  W.BUSH, le président du Conseil de l'UE Angela MERKEL et le président de la Commission Européenne José Manuel BARROSO, lors du sommet Europe-Etats-Unis, et orienté entre autres pas les Maîtres du Monde et leurs représentants, veiller à l'harmonisation des législations.

Il s'agit de lutter contre la concurrence de blocs occidentaux , l'ensemble des blocs étant appelé à former plus tard un monde unique intégré politiquement, économiquement et militairement.

Ces blocs sont les suivants :

La Communauté Economique Eurasiatique (CEEA ou Eurasec pour "Eurasian Economic Community" créée en octobre 2000, réunissant la Russie, Le Kasakhstan, la Bielorussie..), l'Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR, créée en mai 2008), le Système d'intégration Centre-Américain (SICA, crée en décembre 1991 avec les pays d'Amérique Centrale) , l'Union Africaine (UA créée en juillet 2002), et le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD), le Conseil de Coopération du Golfe (CGG créé en 1981), tendant à une union de plus en plus étroite entre les Etats du Golfe : Bahrein, Koweit, Oman,Quatar, Arabie Saoudite et Emirats Arabes Unis. La Chine et l'Association des Nations du Sud-Est asiatique (Chine-ASEAN, lancée en janvier 2010), le Partenariat pour la Securité et la Prospérité (PSP, lancé en mars 2005 avec les Etats-Unis le Canada et le Mexique).

 

L'instauration d'un bloc euro-antlantique politique, économique et militaire unifié, prévue théoriquement pour 2015, est pilotée par le Transatlantic Policy Network (TPN) ou Réseau Politique Transatlantique, fondé en 1992.

Ce puissant lobby réunit des parlementaires européens, des membres du Congrès des Etats-Unis et des dirigeants d'entreprises privées. Il est soutenu par l'utra-puissant CFR, le groupe Bilderberg et d'autres "Think Tanks" comme l'Aspen Institute, l'Européan-Américan Business Council, le German Marshall Fund ou la Brookings Instition. Il est alimenté financièrement par des multinationales américaines et européennes comme Boeing, Ford, Michelin, IBM, Microsft, Daimler Chryler, Pechiney, Siemens, BASF, Deutshe Bank, Bertesmann.

 

"véritable marché transatlantique" qui devra être établi d'ici 2015.

Mais le sujet reste confidentiel.Les français comme l'ensemble de européens, demeurent malheureusement ignorants des vrais acteurs de la politique mondiale, qui exercent leurs talents dans les coulisses, et non sur la scène politicienne. Il est par ailleurs surprenant de voir que le vote du Parlement européen, malgré son importance, n'a provoqué aucun débat dans les assemblées nationales. Il a même été ignoré de la quasi totalité des hommes politiques, qu'ils soient de droite ou de gauche.

 

Les français, s'ils venaient à apprendre la vérité et à savoir tout ce qui se passe derrière leur dos, il n'y a aucun doute qu'ils se mettraient très en colère !

 

Si l'on en croit l'universitaire Pierre Hillard, le TPN et les intérêts qui le soutiennent ne se bornent pas à produire et à diffuser des thèses favorables à la soumission de l'Europe aux Etats-Unis. Ils agissent comme une véritable organisation occulte qui déconsidère les adversaires et intervient pour faire taire tous ceux qui ne se rallient pas, c'est-à-dire toutes les personnalités qui défendent la vérité, la liberté et la justice. Ils font nommer parallèlement leurs partisans aux fonctions de responsabilité. Plus grave encore, ces forces recrutent des dirigeants politiques de premier plan qui profitent de leurs responsabilités officielles pour faire progresser, évidemment sans le dire officiellement, l'intégration de l'Europe aux Etats-Unis.

 

"On ne nous dit pas tout" répète inlassablement l'humoriste Anne Romanoff. Elle a entièrement raison. Comment les français réagiraient-ils s'ils apprenaient qu'il existe déjà un prototype de monnaie mondiale, sous la forme d'une pièce de monnaie fabriquée en Belgique, sachant que nos dirigeants politiques défendent publiquement l'Union Européenne et la zone euro ?

Un événement majeur est passé sous silence par la presse française, lors du sommet de l'Aguila en Italie

(8-10 juillet 2009).

Les chefs d'Etat ont traité divers dossiers (crise économique, climat...). Cependant lors d'une rencontre avec les journalistes, le président russe Dimitri Medvedev s'est plu à présenter cette pièce de monnaie, qui est en mesure d'être la référence unique pour l'humanité entière, sur laquelle il était gravé :

"Unité dans la diversité".

Cet événement historique s'ajoute aux propos d'Herman Van Rompuy qui , lors de son discours de remerciements après sa nomination au poste de président du Conseil de l'Union Européenne, n'a pas hésité à prononcer des paroles qui en disent long :

"2009 est aussi la première année de gouvernance mondiale avec l'instauration du G20 en pleine crise financière".

 

 


 


 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 15:40

D'aucuns disent de lui qu'il est l'homme entièrement dévoué au "cartel bancaire"

(dont les Rothschild sont les fondateurs)

 

Le 16 janvier 2009 à l'Elysée lors des voeux annuels devant le corps diplomatique étranger,

Nicolas Sarkozy martelait avec instance :

Aucun d'entre nous ne s'en sortira en faisant sa propre politique dans son coin, isolé de ce que font les autres. Aucuns (...) on ira ensemble vers ce nouvel ordre mondial.

Et personne, je dis bien personne ne pourra s'y opposer. Car à travers le monde les forces au service du changement sont considérablement plus fortes que les conservatismes et les immobilismes (..) !

 

Ce jour là est-il le représentant du parti Anti-France ?

 

N'est-il que le laquais du "cartel", des puissants, et l'un des principaux soutiens du plan sioniste/Khazar ?

 

(à noter de profondes divergences entre les factions Rothschild et Rockfeller. La célèbre banque des services secrets américains, la JP Morgan, appartenant à la clique Rockfeller, est dans une situation de quasi faillite. La clé de cette affaire explique en partie la flambée des cours de l'argent métal. Lesquels vont encore exploser...

(voir le blog de Pierre Jovanovic)

tandis que le cours de bourse de JP Morgan et des banques d'affaires associées va imploser..!)

 

Ce que Nicolas Sarkozy fait en Libye aujourd'hui confirmerait bien qu'il n'est que le 'laquais" des puissants.

Il est à noter que les opérations militaires de l'occident ont commencées avant et sans l'autorisation de l'ONU.
Dans le "Sunday Mirror" du 20 mars Mike Hamilton relevait que depuis "trois semaines" opéraient déjà en Libye des "centaines" de soldats britanniques, encadrés dans des corps militaires les plus sophistiqués et redoutés du monde (SAS). Parmi eux se trouvaient deux unités spéciales appelées "smash" à cause de leur capacité destructrice.

Ainsi les opérations avaient déjà débutées, et collaboraient avec les centaines de soldats britanniques des "petits groupes de la CIA" dans le cadre d'une vaste force occidentale agissant dans l'ombre,.

l'administration OBAMA, quant à elle étant chargée, toujours avant le 19 mars, d'approvisionner les rebelles et de saigner à blanc l'armée de Khadafi.

Il s'agit d'opérations d'autant plus remarquables qu'elles ont été menées dans un pays déjà fragile en lui-même à cause des sa structure tribale, et du dualisme de longue date entre Tripolitaine et Cérénaïque.

 

Nicolas Sarkozy a perdu sa première bataille (ou plutôt a exécuté le plan) :

faire croire que cette opération était co-pilotée par la France et la Grande-Bretagne.

Alors que dès le premier jour ce sont les Etats-Unis qui ont eu le contrôle du Commandement. Puis à partir du 31 mars, c'est l'OTAN qui a commandé l'intégralité des opérations depuis son QG de Naples.

Le leadership mis en scène par l'Elysée n'est plus..!

 

(le principal argument d'Alain Jupé :

 "une opération de l'OTAN aurait été particulièrement mal ressentie dans le monde arabe"

n'aura tenu que quelques jours..!).

 

que dit l'américain Richard Haass de cette guerre ?

un républicain bon teint et respecté,

( principal conseiller de Collin Powell lorsqu'il était ministre des affaires étrangères de G.BUSH)

et qui préside aujourd'hui le Counsil on Foreign Relations (CFR) :

"Trop et trop tard écrit-il . Les Etas-Unis s'embarquent dans une guerre choisie pour la troisième fois en moins de 10 ans. Et comme l'Irak et l'Afghanistan c'est un mauvais choix. Cette guerre est aussi une diversion stratégique. Les décideurs politiques américains seraient mieux avisés de se concentrer sur ce qui devrait être fait pour soutenir l'économie égyptienne et pour aider à résoudre la situation beaucoup plus importante et dangereuse qui se développe à Bahrein".

 

 

 

 

 

 

 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 10:38

"C'est la fin de l'Occident tel qu'on le connaît depuis 1945"

Souligne LEAP/2020

 

En ce début 2011, plus grand monde ne doute que nous sommes bien engagés dans un processus d'ampleur historique qui voit le monde d'après 1945 s'effondrer sous nos yeux, Etats-Unis en tête, tandis que la communauté internationale se disloque chaque jour un peu plus, tout comme le tissu social et économique de la plupart des pays de la planète.

 

(Même le FMI évoque désormais le spectre de guerres civiles à travers toute la planète comme le rapporte le 'Telegraph" du 01/02/2011)

 

Mais cette évidence actuelle n'a pas empêché "décideurs et experts" en 2006; d'être certains qu'il n'y avait aucun risque de crise importante à l'horizon, et en 2009, qu'il était absurde d'imaginer le moindre risque de dislocation de l'ordre mondial en place et encore moins de l'ordre social.

 

Hélas aujourd'hui les mêmes "décideurs et experts" n'imaginaient pas possible, il y a seulement deux mois , 

, que la Tunisie puis l'Egypte puissent voir leurs régimes être renversés. Gouvernements et institutions internationales aveugles, experts et médias dépassés, les élites occidentales, et leurs clones des différentes régions du monde, continuent à s 'enfoncer sur les "holzweg" de l'histoire.

 

(La CIA et le gouvernement français fournissent deux illustrations exemplaires de cette tendance générale : ils n'ont rien vu venir en Tunisie et en Egypte,alors même que les uns dépensent des dizaines de milliards de dollars pour espionner le monde arabe et que les autres se promenaient au plus haut niveau, premier ministre et ministres des affaires étrangères, au coeur des pays concernés.!)

 

Alors que les signaux deviennent de vraies sirènes d'alerte, nos élites semblent décidées à tout faire pour les ignorer.

Prenons un exemple très récent : La comparaison des événements affectant le monde arabe avec la chute du mur de Berlin.

 

Cette comparaison va  aider à comprendre le processus en cours de désintégration de la puissance

des Etats-Unis, car ceux qui font cette comparaison semblent s'interdire de poursuivre leur cheminement jusqu'au bout, jusqu'au moment où il débouche sur une compréhension de la dynamique des événements.Ils se contentent de décrire, sans analyser.

 

Or ce "mur" qui s'effondre a bien été construit par quelqu'un ou quelque chose, et dans un but précis. Le "mur de Berlin" avait été construit par le régime Est-allemand, dans le contexte plus général du "Rideau de fer", voulu par l'URSS, pour séparer le plus hermétiquement possible le bloc communiste afin de perpétuer le contrôle par Moscou des pays européens de l'Est: en échange, Moscou assurait soutien san faille et prébendes en tout genre aux dirigeants des pays d'Europe de l'Est.

L'effondrement du "mur de Berlin" remettant en cause ces monopoles de pouvoir et donc les objectifs qu'ils servaient, a ainsi provoqué en quelque mois la chute successive de tous les régimes communistes d'Europe de l'Est pour se terminer deux ans plus tard par la dissolution de l'URSS et la fin de soixante-dix ans de pouvoir absolu du parti communiste russe.

 

Alors si c'est aussi un "mur" qui est en train de tomber sous nos yeux, dans le monde arabe, pour pouvoir espérer anticiper la suite des évènements, il est essentiel de pouvoir répondre à ces questions: qui l'a construit?

dans quel but? Et les réponses ne sont pas difficiles à trouver pour ceux qui en regardent pas l'actualité avec des oeillères idéologiques.

 

Ce "mur" a été construit par chacun des dictateurs (ou régimes) arabes de la région afin de s'assurer du maintien de leur monopole sur le pouvoir et les richesses du pays, en évitant tout risque de remise en cause de leur parti unique ou de leur légitimité (pour les royaumes). En ce sens, il y a très peu de différence entre les cliques au pouvoir dans les pays arabes et celles qui dirigeaient les pays communistes.

 

Ce "mur" s'intégrait dans le dispositif plus général mis en place par "Washington" pour préserver son accès préférentiel (et en dollars US) aux ressources pétrolières de la région et préserver les intérêts d'Israël. L'intégration poussée de l'appareil militaire et sécuritaire de ces pays avec le dispositif de défense des Etats-Unis assurait un soutien américain sans faille et permettait aux dirigeants arabes concernés de bénéficier de prébendes en tout genre sans risque de remise en cause par des forces intérieures ou extérieures.

 

ainsi, en réfléchissant un peu plus à sa comparaison avec la "chute du mur de Berlin" lors de la conférence sur la Sécurité de Munich, la chancelière allemande aurait pu se tourner vers sa voisine de débat, la Secrétaire américaine Hillary Clinton, et lui demander :

 "Ne pensez-vous pas que les événements actuels  dépendent de Washington pour leur survie? Et qu'ils peuvent en particulier conduire à un effondrement rapide du système d'approvisionnement en pétrole des Etats-Unis tel qu'il a été mis en place il y a des décennies? et donc du système global de facturation du pétrole et du rôle central du dollar en la matière?"

 

(on assiste déjà à des mouvements d'ampleur autour du pétrole puisque les Etats-Unis s'apprêtent à abandonner leur propre indice WTI du cours du pétrole pour se rallier à l'indice européen (Brent pétrole) auquel l'Arabie- Saoudite s'est déjà convertie en 2009 en abandonnant le WTI. La divergence des cours entre les deux indices a culminé avec la crise égyptienne).

 
Angela Merkel aurait pu ajouter :

"et concernant Israël, ne pensez-vous pas que cette chute du "mur" va impliquer très vite la nécessité de reconsidérer toute la politique américano-israëlienne dans la région?"

Ainsi le débat euro-américain pouvait se ressourcer dans le monde réel au lieu de divaguer dans la "virtualité" transatlantique et la lutte contre le terrorisme.

 

(à noter que cette conférence de Munich à l'instar du  "forumde Davos" a un air rétro. Les organisateurs et les participants semblent ne pas avoir réalisé que le monde auquel ils appartiennent a disparu, que les débats n'intéressent plus personne dans le 'monde réel". avec plus de 1500 participants américains et britanniques contre 58 latino-américains et moins de 500 asiatiques, Davos incarne le forum typique du "monde d'avant la crise" !).

 

Les événements actuels dans le monde arabe sont avant tout la traduction régionale des tendances de fond de la crise systémique globale, et en particulier de la dislocation géopolitique mondiale. A ce titre, ils sont les prémisses de chocs majeurs dans les trimestres à venir. La fin 2011 risque d'être marquée par ..;

"La Chute du Mur des pétro-dollars"

qui générera immédiatement un choc monétaro-pétrolier majeur aux Etats-Unis.

 

(Washington a ainsi fait preuve d'une impréparation absolue, puis d'une indécision évidente, confirmant non seulement la fin de tout leadership américain au niveau international mais l'accélération d'un processus de paralysie du pouvoir central américain).

 

Pour comprendre l'importance du phénomène, il faut garder en mémoire que l'Egypte est l"un des pays au monde qui est le plus directement financé et encadré par les États-Unis depuis la fin des années 1970.D'ailleurs le "New York Times" du 12/02/2011  résume très bien la situation, tout en essayant de la présenter comme une stratégie alors qu'elle n'est qu'une absence de stratégie eb décrivant la gestion de la crise par Obama comme étant "straddle" :(une technique boursière consistant à essayer de se couvrir des deux côtés quand on sent qu'un événement important va arriver mais qu'on a aucune idée du sens qu'il va prendre..!); L'article illustre le clivage entre "anciens" et " modernes" que cette crise a fait émerger au coeur du pouvoir US.

 

   

 

 

 

 

 

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