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NC: commenter l'actualité économique mondiale, et l'actualité politique tant en France qu'en Europe

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AGRICULTURE saine et durable

EST-CE POSSIBLE ?
OUI si on peut lire les livres d'un agriculteur breton, André POCHON, âgé de 76 ans

Jusqu'au 4 décembre 2007, ses convictions n'étaient connues que de quelques agriculteurs écolos.Mais ce jour là, l'émission "La Terre vue du ciel" l'a révélé au grand public. Du coup le voila parti dans les salles de conférences où il plaide pour une agriculture saine et durable.
il en a même parlé aux Canadiens et aux Brésiliens !

Au début de son activité en 1947, il collaborait avec les CETA (Centres d'études techniques agricoles), Ils se réunissaient entre agriculteurs pour mettre en commun les innovations, les réussites et les échecs.C'est ce qui à amené le progrès dans les campagnes.

Il y avait des échanges permanents entre l'INRA et le mouvements des CETA.
La priorité était de fertiliser les terres épuisées par les cinq années de guerre et de pénurie. Phosphore, chaux et potasse arrivaient par wagons.
Dans ce contexte, terreau de l'agriculture productiviste, André POCHON découvre, ce qu'il appelle "la vraie révoluton" : la prairie.

Alors que son père pratiquait la polyculture, lui se met à l'élevage " un collègue m'avait dit" /......"la vache, c'est un animal formidable, avec une barre de coupe à l'avant et un épandeur à l'arrière"
Il dope son herbe à l'azote, sans souciller : "j'appliquais les leçons de l'INRA, qui nous poussait à épandre de l'ammonitrate. A chaque passage d'animaux, je mettais la sauce"

Le déclic se produisit en 1956 : "j'avais moins d'herbe qu'un voisin qui avait de très belles prairies de trèfle blanc. Mon trèfle à moi n'avait pas si bonne mine.Je me suis demandé si les engrais ne lui faisaient pas du mal. J'en ai parlé à mes copains du CETA. L'année suivante, on teste : il était clair qu'avec le trèfle blanc, il n'y avait pas besoin d'azote"

André en tire les conséquences. A partir de là, gros bonnets des Potasses d'Alsace et ingénieurs de l'INRA se succèdent sur son exploitation. Ils sont bien obligés de constater la qualité de ses prairies.

L'INRA a fait des tests durant trois ans qui ont confimé que le trèfle blanc enrichit naturellement le sol...mais les résultats n'ont JAMAIS ETE PUBLIES officiellement...le lobby des producteurs d'engrais s'était déjà mis en place !

C'est là qu'André POCHON est entré en dissidence.Pendant que la France s'adonne à la chimie et la mécanisation, lui peaufine sa méthode. Il met au point un mélange trèfle et graminée, le ray-gras, opte pour un engrais de fond, phosphore-potasse, calcule qu'il faut faire pâturer son troupeau toutes les six semaines, et non chaque mois.

Traivaillant moins que les autres, il produit quatre fois plus : "sur mes huits hectares, je faisais plus de lait et de porcs que des fermes de vingt hectares".

Cela a fini par se savoir? A la fin des années 80, au moment de la crise pétrolère, le directeur de l'INRA lui a proposé de mettre noir sur blanc sa méthode. Il a écrit "La prairie à base de trèfle blanc"  en trois semaines, et çà a fait la une des journaux agricoles.

En 1982, il a fondé avec huit copains le CEDAPA pour élaborer plein d'idées comme par exemple investir plutôt dans les semences et les animaux que dans le matériel, les engrais et les pesticides.

Certes cela n'a pas enrayé le système agro-alimentaire ("parce que l'INRA a changé son fusil d'épaule pour promouvoir le maïs et le soja, et parce que les écoles d'agriculture continuent de diffuser le discours dominant")

Mais du CEDEPA est né un "Réseau Agriculture Durable" qui fédère 3000 éleveurs, et "à chaque sécheresse en Bretagne, sourit André, seules les prairies de trèfle blanc tiennent le coup.".!

OUI MAIS VOILA...IL N'Y A PAS DE SUBVENTION...!
LE MONDE AGRICOLE Y EST TELLEMENT HABITUE...!

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