NC: commenter l'actualité économique mondiale, et l'actualité politique tant en France qu'en Europe
Il y a pire encore que de ne pas reconnaitre ses erreurs !
c'est de les justifier à postériori.
L'indépendance du Kosovo, décidée en février dernier, en est un exemple.
A l'époque, les quotidiens Liberation et le Monde ont appuyé la décision, au nom du droit des peuples à l'autodétermination, sans s'interroger sur les conséquences d'une
généralisation du phénomène.
Or, la Russie n'a pas manqué d'invoquer le précédent du Kosovo pour reconnaitre l'indépendance de l' Abkhazie et de l'Ossétie du sud.
Dans un emsemble touchant, le Monde et Liberation nous disent aujourd'hui que le Caucase et le Kosovo sont des cas différents. Evidemment...La proclamation de
l'indépendance du Kosovo, en violation de la résolution 1244 du Conseil de sécurité qui reconnaissait la souveraineté de la Serbie sur tout le territoire, a été entérinée au
terme d'un processus de neuf ans d'éclatement de l'ex-Yougoslavie.
Reste que cette décision a été justifiée par le refus des Kosovars d'origine albanaise de vivre sous la coupe de la Serbie. On peut en dire autant des Abkhazes et des Ossètes du Sud, depuis que
la Géorgie a voulu remettre au pas deux régions dotée d'un statut d'autonomie, au début des années 90.
Après cette guerre, comment imaginer que ces deux peuples vont réintégrer le giron géorgien ? On peut regretter le remodelage des frontières sur une base ethnique. En revanche, il est assez
curieux de s'offusquer de la politique du fait accompli dans le Caucase en lui trouvant des circonstances atténuantes dans les balkans..!
Quant à l'Europe..!
Depuis la fin de la guerre froide, l'Europe est restée un "acteur stratégique entravé", à la remorque des Etats-Unis, y compris quand il s'agit de sa propre sécurité. Elle en paye aujourd'hui le
prix. Ce sont les russes qui, en premier, présentent la facture.
Les leçons du conflit afgan que la mort de nos soldats met tragiquement en lumière sont encore plus explicites. L'Europe, dans ces crises, souffre d'un manque d'affirmation de ses intérets
géopolitiques.
Les Européens n'ont pas vocation à devenir une pièce d'un dispositif militaire permanent de l'Occident en Orient..!
Vision unilatérale
L'envoyé spécial du monde à Sébastopol, Alexandre Billette, s'inquiète de la montée du nationalisme russe, dans cette ville rattachée à l'Ukraine en 1954 et qui compte 80% de russes sur 400
000 habitants. Et de s'attarder sur les activités de l'organisation ultranationaliste Sainte Russie, volontiers antisémite, tout en précisant qu'elle "n'est pas évidemment majoritaire".
Encore faudrait-il ajouter, qu'il existe, aussi, des organisations ultranationalistes du côté ukrainien, qu'elles sont volontiers antisémites, et, que sans être majoritaire, elles sont assez
influentes pour que fleurissent les monuments à la gloire de "l'armée nationale ukrainienne" qui, de 1941 à 1944, participa à l'extermination des juifs..!