NC: commenter l'actualité économique mondiale, et l'actualité politique tant en France qu'en Europe
C'est sous ce titre qu'Helga Zepp-LaRouche, la présidente internationale de l'institut Schiller, constatait le 31 octobre qu' à "en juger par la situation actuelle, on peut craindre que
le sommet de Nouveau Bretton Woods, prévu pour le 15 novembre à Washington, ne débouche sur un résultat tout à fait inadéquat..!"
Selon un banquier de haut niveau cité par le quotidien La Tribune, ce sommet pourrait être suivi le 17 novembre d'un lundi très, très noir, puis ajoute
Mme LaRouche, d'un mardi sanglant et d'un mercredi effroyable, menant à l'effondrement total du système financier mondial.
La seule manière de l'empêcher serait de décrèter la mise en redressement judiciare du système financier et monétaire, comme le propose Lyndon LaRouche.
Or, ni l'administration BUSH, truffée d'anciens collaborateurs de Goldman Sachs, ni le premier ministre britannique Gordon Brown, n'ont l'intention d'accepter une véritable mise
en redressement judiciare du système financier en faillite.
BUSH ne voulait même pas que le nouveau Président américain participe au sommet, bien que les deux candidats disposent d'étroites relations à Wall-Street.
En même temps, il serait illusoire de croire que les pays en voie de développement accepteront une simple réforme du FMI, tout en les maintenant sous le joug du Fonds. D'ici le 15 novembre,
différents sommets sont prévus - Mercosur (marché commun sud-américain), Organisation de coopération de Shanghai ou G20 - au cours desquels les pays participants tenteront de faire passer
leurs intérêts nationaux dans la formulation de la nouvelle architecture financière.
Les pays d'Asie, qui ont eu affaire au FMI pendant la "crise asiatique" de 1997-98 , resteront méfiants, et même le Premier ministre turc Erdogan a fait savoir qu'il ne permettrait pas au FMI
d'"etrangler" l'économie de son pays.
Entre-temps l'économie réeelle sombre à une vitesse vertigineuse dans la dépression, dont Mme Zepp-LaRouche a cité des exemples. La situation est particulièrement critique dans les pays émergents, comme la Hongrie, où le paquet de 25 milliards de dollars accordé par le FMI et l'UE ne saurait suffir.
Dans ce contexte, la Suisse et la Grande-Bretagne risquent fort de devenir de nouvelles "Islande". Les engagements à court terme des banques suisses se montent à treize fois le PIB, alors que
ce chiffre n'était que de cinq pour l'Islande.
Ceci dit, constate Helga Zepp-LaRouche, il devrait être évident que " faute de mettre immédiatement à l'ordre du jour la création d'un nouveau système financier mondial, le monde
est menacé de dangers que le peuple moyen qui profite du système actuel ne peut même pas imaginer. Seule une procédure de redressement judiciare ordonnée, incluant l'élimination des millions de
milliards de dollars de produits dérivés du système, permettrait de résoudre le problème (..) il faut fermer une fois pour toutes ce marché et déclarer toutes les transactions dérivées nulles et
non avenues".
"Que les spéculateurs redoutent cette solution comme le diable l'eau bénite, ne devrait pas empêcher les gouvernements de mettre une telle procédure de redressement à l'ordre du jour le 15
novembre..!"
Mme Zepp-LaRouche met en garde : "les participants au sommet du G20 devront répondre de leurs décisions devant l'histoire, en particulier s'ils laissent passer la chance
d'adopter un système de Nouveau Bretton Woods dans l'esprit de Roosevelt. "
"Les conséquences en seraient non seulement l'effondrement rapide de l'économie mondiale, avec des milliards d'affamés; mais aussi le chaos social dans les pays du G7, dont il ne
sera pas facile de venir à bout, même avec la solution mussolinienne"
En vue du sommet du G20, une conférence privée se tiendra le 11 novembre à Washington, à laquelle Lyndon LaRouche prendra la parole afin d'énoncer, à nouveau, les grandes lignes de l'accord
monétaire et financier que le nouveau président des Etats-Unis devrait proposer à ses partenaires.
(Les Gordon Brown, Sarkozy, Barosso, Mandelson et autres leaders y compris la FED ,sont-ils prêts à accepter la suppression des "paradis fiscaux que sont les Sechelles, Bahamas, BVI
et autres ...etc
où sont logés par les grands groupes financiers, les Hegdes Funds qui exercent sur les marchés dérivés???)
à noter :
La Banque d'Angleterre souligne que depuis le début de la crise, les banques centrales de la planète ont émis pour 7000 milliards de dollars sous forme de prêts...!
Au centre de ces injections se trouve la FED.
(dans le cadre de son effort pour "sauver" les "produits dérivés" qui représentent plusieurs...
millions de milliards de dollards...!)