NC: commenter l'actualité économique mondiale, et l'actualité politique tant en France qu'en Europe
La décision de la FED = du racket pur et simple.
Les ânes à listes formatés au bon soin du "prêt à penser" bankstérien ne manqueront pas, pour nous expliquer que les décisions des autorités monétaires américaines étaient les meilleures à prendre.
Plus de 1 000 milliards de dollars d'effacement de dettes d'un trait de plume devait être une mesure indolore, divisé par 6,5 milliards d'individus
croupissant sous le joug du roi $
Il n'est pas de dictature qui ne souffre d'un trublion. Si d'aucun se demandent encore quel sera le seul canot de sauvetage monétaire quand le monde aura fini les agapes de l'oncle Sam, espérons
que cette réaction leur ouvrira les yeux.
Il est rare qu'un tel seïsme ne provoque quelques répliques, rendez-vous le 27 mars....
(prochaine adjudication du Trésor US..!)
Il ne restait à cette heure qu'un seul ilot de sécurité où confier ses économies : le marché obligataire et son corollaire les assurances vie...le compte à rebours a commencé..!
(Nous pouvons anticiper une réforme monétaire vers 2011)
Selon Loïc ABADIE aux USA (statistiques de la FED) la masse de dette atteint désormais 52 592 milliards de $ ce qui représente la somme interessante de 700 000 $ par ménage standard (un couple
avec 2 enfants) ou encore 370% du PIB .
( le pic associé à la crise de 1929 était de 160% environ au début de la crise, et un peu plus de 260% après trois ans de crise à cause de l'effondrement du PIB associé)
La croissance du crédit ralenti (+ 5,8%) sans s'arrêter, mais comme au précédent trimestre c'est l'Etat qui fait l'essentiel sans réussir à relancer le crédit chez les ménages, malgré sa
fuite en avant tout à fait caractéristique d'une politique kéneysienne parfaitement appliquée.
Les institutions financières ont également augmenté leur endettement (+ 7,2%).
Un des aspects fondamentaux d'une économie artificielle reposant sur le crédit est que comme un drogué,
elle a besoin de stimulations toujours plus fortes pour se maintenir à flot : les plans de relance étatiques ont en apparence une certaine efficacité dans un premier temps et semblent
raisonnables en terme de coût.
Puis il faut augmenter sans cesse les doses de dette parce que le consommateur devient de plus en plus équipé, et a de moins en moins d'appétit à consommer.
En 1983 il fallait 1,63 $ de dette nouvelle pour obtenir 1 $ de croissance du PIB
en 1997 il fallait 3,08 $
en 2007 il fallait 6,86 $ pour obtenir ce même $ de croissance.
Ceux qui prétendent aujourd'hui "relancer le crédit" n'ont pas compris une chose essentielle : la quantité de dette qu'ils devront "injecter" pour obtenir le $ de croissance supplémentaire croit de façon exponentielle jusqu'à la "rupture" (qui est en train de se produire en ce moment).
Cette évolution fait qu'un simple ralentissement de la croissance de la dette est à présent suffisant pour provoquer une catastrophe, vu que l'on sort du schéma exponentiel : même si on
parvenait à "effacer l'ardoise" l'économie ne repartirait pas ( tant que l'on ne voudra pas sortir des schémas passés basés sur le crédit), parce qu'il faudrait pour cela retrouver une croissance
de la dette encore plus forte qu'au cours des années 2000.
En Europe, selon les données de la BCE la situation n'est pas tout à fait la même, puisque le crédit a commencé à se contracter sur les 3 derniers mois (octobre à janvier). surtout
concernant les institutions financières.
Les déclarations de beaucoup de dirigeants ne montrent aucune prise de conscience de la réalité :
on continue à croire que le crédit pourra être relancé à l'infini, et on s'occupe comme on peut à chercher des boucs émissaires..!
Nous avons eu droit à un flot de déclarations sur le thème des paradis fiscaux, des stock-options et des bonus de patrons, du bouclier fiscal etc...On ne peut certes soutenir le blanchiment
d'argent ou le versement de récompenses à des dirigeants qui ont mis leur société en faillite.
Mais focaliser le débat sur ces thèmes évite d'aborder le vrai problème qui est de passer d'un modèle économique artificiel basé sur une croissance exponentielle de la
dette, à un autre modèle économique basé sur une croissance saine où la dette ne progresse pas plus vite que la production de richesses réelles ..!
La réunion du G20 ne résoudra rien ..!
il faudrait presque reconstruire la bastille pour les deux grands faux monnayeurs de l'heure présente : BERNANKE et GEITNER ...
(et l'on risquerait de manquer de place pour les complices...!)