NC: commenter l'actualité économique mondiale, et l'actualité politique tant en France qu'en Europe
Au travers des commentaires dans les médias de toutes sortes, on trouve toujours quelques propos fielleux plus prompt à défendre l'indéfendable gabegie, à détourner
le sujet pour jeter l'opprobre sur les fonctionnaires, parasites sans doute pour certains, qu'à avancer une argumentation.
(sauf quand ces mêmes personnes sont bien contentes de placer gratuitement leurs enfants à l'école, quand ils ont besoins d'aller aux urgences, quand ils appellent les pompiers, sollicitent les
gendarmes, se font rembourser des soins esthétique grâce à la complicité d'un chirurgien privé..etc..!)
Est-il si incroyable de dénoncer des propos ne servant que la communication du Président, alors qu'aucun dispositif législatif n'est engagé pour contraindre, alors que des décrets pour
des problèmes de moindre importance sont élaborés à la vitesse grand V.
Rien d'étonnant à cela, on ne peut se déclarer "libéral" et faire de l'interventionnisme étatique dans la sphère privée.
quelle aurait été la réaction de Nicolas Sarkozy si la gauche au pouvoir avait fait les mêmes déclarations que lui ?
On ne peut pas non plus s'étonner de la servilité de la presse, qui, quand elle n'est pas sous la tutelle de grands groupes entretenant des relations privilégiées avec le pouvoir en
place, est sous perfusion et dépend des mannes de l'Etat.
(En près d'un demi-siècle de lecture de cette dernière, je n'avais jamais vu la presse régionale diffuser des encarts d'une page pour communiquer les actions gouvernementales.)
Est-il partial et "gauchiste" que de s'étonner que des banques, qui doivent leur salut à l'intervention de
l'Etat et auxquelles on a demandé des contreparties, puissent s'asseoir dessus et faire comme si l'argent qu'elles restituent sous forme de bonus à leurs traders n'a rien à voir?
Est-il inconvenant que de dénoncer les dérives financières qui prenant le dessus sur l'économie réelle a conduit à la situation que nous connaissons ?
(La Bourse n'est pas un indicateur de la santé économique,
mais de la vitalité du marché à court terme.)
Est-ce être un sâle rouge bolchévique que de constater que l'on sacrifie des emplois dans des entreprises viables pour garantir une croissance de 15% aux actionnaires?
Est-ce normal que l'on puisse enregistrer sa société dans un paradis fiscal .(oups, lapsus..) pardon,
dans un centre de traitement financier off-shore..!
Faire fabriquer ensuite par un sous-traitant ou par une de ses entreprises dans un pays à bas coût
(quelques soient les conditions sociales de ce pays)
puis revendre ce produit manufacturé très cher à une filiale sise dans un pays plus regardant sur les conditions sociales et levant des impôts, qui revendra ce produit avec un minimum de marge
pour payer le moins d'impôts possible, pendant que, grâce à ce tour de passe-passe, certains s'engraissent ?
Lorsque le tissu industriel de ces pays sera bien laminé, où seront les clients ?
Les USA qui sont les premiers dans la délocalisation de leur industrie sont en train de payer très cher ce mauvais calcul, car en plus là-bas une grande partie de la recherche dépend du
reversement d'une part des bénéfices des sociétés.
L'attitude de certains est minable, car elle est guidée par un individualisme forcené qui prétend que quelque part, quand on est riche, c'est qu'on l'a mérité, et quand on est pauvre, c'est qu'on
est incompétent.
(idée aussi stupide que dangereuse)
La France est un des pays où les chercheurs sont les plus mal payés en Europe...et encore, quand ils ont du travail..
Et vous trouvez normal que quelqu'un qui spécule puisse faire fortune alors que son apport à la civilisation est nul ?
La petitesse n'a d'égale que la médiocrité de ces raisonnements..!
(lu sur Agoravox)