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NC: commenter l'actualité économique mondiale, et l'actualité politique tant en France qu'en Europe

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BRADERIE...PAS POUR TOUT LE MONDE!

Les prédateurs de la fortune anonyme et vagabonde, s'offrent des pans entiers de l'économie française, et le pire c'est qu'avec les montages financiers types hedge fund, çà ne leur coûte presque rien. Bien sur tout cela dans un SILENCE ASSOURDISSANT ......

Cegelec, Europcar,Pages Jaunes, Lafarge, ont été la cible de ces chasseurs de placements à fort rendement, pour des transactions dépassant à chaque fois le milliards d'euros.

Tels une nuée de criquets, les fonds d'investissement s'abattent sur les entreprises et les dévorent

Une étude a recensé 1700 fonds spécialisés dans le rachat et la revente de capital de société. En accélérant les rotations de leurs portefeuilles et en multipliant les raids opportunistes, ces véhicules financiers ont rapporté 430 milliards de dollars à leurs actionnaires entre 1991 et 2004, en recourant la plupart du temps à l'endettement pour financer à moindre coût leurs prises de participations grâces à l'effet de levier autrement dit en utilisants les techniques dénommées LBO (leveraged buy-out)

Depuis 2002 nombres de grandes entreprises ou de groupes, tels TDF,Cegelec,Europcar,Elior, les surgelés Picard, ou encore Pages Jaunes et récemment ARENA acheté par un fonds Italien (qui a délocalisé la fabrication...300 salariés sur le carreau !) ont été la cible de ces chasseurs de placements à fort rendement. A coté d'acteurs d'origine française, comme PAI Partners, Axa Private Equity, Natexis industries, filiaile du groupe Natexis, ou encore la Caisse des Dépots en Consigniations (CDC) ce sont surtout des méga-fonds anglo-saxons, américains pour l'essentiel qui dominent un secteur ou les acheteurs se réunissent en consortium lorsque la taille de l'entreprise convoitée l'exige.

Le cas de Cegélec est révélateur des mécanismes et des conséquences de tels procédés spéculatifs, il figure sur la liste des entreprises victime du "pillage industriel et financier" dénoncé par le collectif LBO, une structure créée, en riposte à ces dérives, par des syndicalistes de la CGT.

Cegelec, groupe d'ingenierie électrique, a été cédé le 20 juillet 2001  pour 796,4 millions d'euros, à deux fonds, le français CDC entreprise, et le britanique Chaterhouse...Ces investisseurs ont déboursé 82,5 millions d'euros (soit guère plus de 10% du prix). L'essentiel a été financé par obligations et emprunts qui pesèrent in fine sur Cegelec. Pour assurer les remboursements, les ponctions ont été sévères: 43 millions d'euros sont transférés à la holding sur l'exercice 2001/2002, 25 millions l'année suivant, 340 millions en 2004 et 148 millions en 2005.

Après cinq ans de ce régime, Cegelec a été revendue en mars 2006 à un autre fonds : LBO France, pour 700 millions d'euros (1,15 milliard dette incluse). Les actionnaires du premiers LBO réalisent ainsi une plus-value équivalente à huit fois leur mise initiale. Mais l'entreprise se retrouve, pour la deuxième fois, sous la pression d'un endettement de 750 millions d'euros à résorber, et à l'arrivée  les dégats sociaux sont lourds!

Selon des représentants du personnel, le LBO s'est traduit par la suppression de 3000 emplois dans le groupe,une compression des salaires et une remise en cause des conditions de travail. Pour améliorer brutalement la profitabilité, une stratégie de tension a été organisée afin de multiplier les démissions et les licenciements individuels..;!

Les syndicalistes de la CGT se sont battus pour la création d'une commission d'enquète parlementaire...la commission des Finances de l'Assemblée nationale a décidé, le 17 janvier, d'ouvrir à partir de la prochaine législature, "mission d'information" sur le rôle et la place des fonds d'investissements dans l'économie, leurs méthodes d'acquisition par LBO et les conséquences sociales de ce type de pratique...!

La recherche par ces fonds d'investissement de profits exorbitants tend à montrer que les grandes banques et intérets financiers qui les contrôles tentent désespérément de se remettre des grosses pertes essuyées sur les marchés des matières premières et dans l'immobilier, ou la bulle spéculative a éclaté.

Le vrai et unique moteur n'a qu'un nom : LIQUIDITES ILLIMITEES, a effet de levier  ( la FED ne publie plus M3)

les criquets dévorent des pans entiers des  entreprises  françaises et mondiales, l'inconnue savoir quand la spirale va s'arreter?

Les criquets eux ne s'arrèteront pas puisqu'ils paient en monnaies de singe (plus le dollar baisse, et moins ils doivent) alors autant acheter tout ce qu'ils peuvent, après il sera trop tard et le criquets le savent..!

 

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