NC: commenter l'actualité économique mondiale, et l'actualité politique tant en France qu'en Europe
De Franck BIANCHERI (Président de NEWROPEAN)
Quelle meilleure moment pour parler du nouveau "petit télégraphiste de Washington",qu'est Nicolas Sarkozy, (selon Franck Bianchéri) qu'au lendemain de sa visite aux Etats-Unis, sur fond
d'effondrement du dollar...
Le fait que sans s'en rendre compte, en élisant Nicolas Sarkozy, les français ont porté la petite clique américaniste parisienne à la tête de leur pays
La constatation renouvelée que les américanistes (français, européens ou américains) sont les pires amis des citoyens américains.
Attardons-nous d'abord sur le deuxième point, à savoir que les américanistes sont les pires amis des américains.
Il a en effet une portée générale, bien au-delà des frontières françaises. Et il touche à une vaste tentive de terrorisme intellectuel qui, depuis 2003 et la dégradation continue de l'image
des Etats-Unis dans le monde, à consisté à progressivement substituer le terme anti-américaniste à celui d'anti-américain (alors qu'un nombre croissant d'amis des américains commençaient à
critiquer ouvertement Washington).
Favorable opinion of the U.S.
2000
2002 2003 2004 2005 2006
% % %
% % %
Great
britain
83 75 79
58 55 56
France 62
63 43 37 43 39
Germany
75 61 46 38
41 37
Spain 60
.. 38
.. 41 23
Russia
37 61 36
47 52 43
Japan
77 72 ..
- - 63
China
.. .. ..
.. 42 47
Une image internationale des Etats-Unis en détérioration continue
En politique, les mots sont essentiels. Et ce terme d'anti-américanisme inconnu avant ces dernières années, n'est pas apparu par hasard. Il traduit la dissociation
croissante entre le pouvoir Washingtonien et le peuple américain, entre les décisons et les actions de G.W BUSH, ses sponsors politico-affairistes-religieux et les ideaux et principes des
Etats-Unis qui avaient séduits le monde au XX° siècle. Il correspond à l'évidence croissante qu'une majorité d'américains ne se reconnaissent plus dans leurs dirigeants et
l'utilisation qu'ils font de la puissance de leur pays.
il devenait ainsi difficile de considérer comme anti-américain des analyses ou des critiques partagées par une majorité de citoyens américains. D'ou le terme, version
Washington, anti-américaniste, qui tout en étant différent d'anti-américain, tente de s'y substituer.
propagande....rien d'autre !
En bref, il s'agit de créer la confusion dans les esprits et d'identifier ceux qui sont contre le pouvoir Washingtonien actuel à ceux qui sont contre le peuple américain. C'est une bonne vieille
méthode de terrorisme intellectuel pour discréditer les critiques.
Une fois identifiée, elle permet aisément en revanche de savoir quels sont les médias, experts ou dirigeants qui sont "affiliés" au réseau washingtonien, comme on pouvait aisément décrypter voici
vingt ou trente ans ceux qui prenaient leur ordre à Moscou : taper le mot "anti-américaniste" sur un moteur de recherche et vous trouverez très vite qui y consacre de longues tribunes pour
s'offusquer, se plaindre, dénoncer ou villipander tous les esprits malades ou malveillants qui se complaisent dans "l'anti-américanisme".
On connait bien ces méthodes. L"anticommuniste primaire" fit les grandes heures de la propagande soviétique, et des relais occidentaux de Moscou, des années 1950 aux années 1980.