NC: commenter l'actualité économique mondiale, et l'actualité politique tant en France qu'en Europe
Nicolas Sarkozy à fait comme comme s'il disposait là des mêmes pouvoirs que comme Président de la République Française.
Sarkozy peut appeler solennellement à une gouvernance économique européenne, elle ne sera pas, car aucun gouvernement en Europe n'en veut. Il semble l'ignorer et il détonne.
(selon Bernard Wach, vice président d'Initiatives Citoyens en Europe) I.C.E
Deuxième stupéfaction d'Angéla Merckel, après celle sur l'Union Méditerranéenne, elle n'apprécie pas ces initiatives intempestives sans concertation préalable.
Les dirigeants français de droite comme de gauche souhaitent un contrôle politique sur la Banque Européenne, concrètement des taux d'intérêts plus bas, et moins de
riguer sur les déficits publics pour financer la consommation et l'immobilier, mais aussi pour "baisser les impôts" (la droite) ou mener une politique sociale plus généreuse (la gauche).
Le déficit, c'est la facilité et les allemands, en toute rigueur, ont beau jeu de répondre que c'est justement cette politique, pratiquée par les Etats-Unis - crédit facile,
surconsommation, bulle immobilière, déficit public et baisse d'impôts - qui est à l'origine de la crise.
La politique de la BCE, bien plus sage que celle de la FED, nous a protégés des excès de "l'argent facile".
Mais les français presque unanimes , (surtout les médias qui se gargarisent de la gouvernance de Sarkozy qui a fait "bouger" l'Europe selon eux), nient ces
arguments et font toujours comme s'ils devaient conduire l'Europe qui s'égare ou s'en détacher, comme s'ils avaient raison, comme si les convictions de nos partenaires européens n'existaient pas
ou ne valaient rien.
De la part de Sarkozy qui n'agit pas autrement est-ce de la naïveté ? Certes non. C'est bien plutôt une utilisation abusive de la scène européenne en direction de l'opinion française. De toutes
les annonces de la Présidence française, il ne restera que peu de chose ( nous le verrons avec le nouveau Bretton Woods) , si ce n'est une communication "partisane" vers la seule
opinion française.
(D'ailleurs les dirigeants français s'étaient fixés des objectifs "avant" de prendre la présidence de l'Europe, "aucun" n'a été réalisé...!)
Le message est exactement celui que peuvent entendre de nombreux français :
"Nicolas Sarkozy est un homme énergique qui veut une politique économique et sociale volontariste"
La Présidence européenne de Nicolas sarkozy, c'est la gageur de vouloir être européen et de faire comme si on était seul au monde. !
Au delà des mesures coordonnées pour sauver le système bancaire et maintenir l'offre de crédit, c'est là un exemple inouï du chacun pour soi. Et c'est tout le temps, et sur tous les
sujets comme cela en Europe. Les gouvernements et les opinions tirent à hue et à dia.
Plus ou moins d'intégration politique ou un grand marché ?
Plus ou moins de dépenses publiques et de politique industrielle et sociale ?
Liberté fiscale et sociale ou encadrement du dumping d'Etats déloyaux ?
Faut-il limiter la "dépendance" aux Etats-Unis pour la défense de l'Europe ou s'y résoudre avec le suivisme qui l'accompagne en matière de politique internationale?
Quel accord sur les limites géographiques et politiques de l'Europe ?
Certains font collaborer leurs policiers, certains leurs militaires, une partie est dans L'OTAN, les uns partagent la même monnaie, d'autres l'espace et d'autres encore l'Airbus.
Tous pensent être dans le vrai. Aucune vision, aucun accord global, plus jamais.
Chacun voit l'Europe à sa porte. L'heure est à l'Europe à géométrie variable, au point que l'observateur le plus attentif s'y perd...!!!